13/09/2026
Depuis 2023, j’ai créé l’Association Pénal et Psychiatrie avec une conviction forte : le principe d’irresponsabilité pénale est un choix de société qu’il nous faut protéger.
J’ai eu l’occasion d’intervenir lors du Festival Uniques, notamment à travers l’organisation d’un atelier de procès interactif, pour faire réfléchir le public autour du principe d’irresponsabilité pénale et de ses deux dimensions : l’abolition et l’altération du discernement.
Parce qu’il faut le rappeler : l’irresponsabilité pénale ne signifie pas l’impunité.
Nous connaissons tous, directement ou indirectement, une personne confrontée à un trouble psychique. Pourtant, notre regard sur la maladie reste souvent influencé par les représentations véhiculées dans les médias : certaines maladies sont considérées comme « acceptables », d’autres comme dangereuses ou inquiétantes.
Il est temps de sortir de cette stigmatisation.
La véritable question est peut-être celle-ci : quelle société voulons-nous ? Quelle justice voulons-nous ?
La peine doit avoir un sens. Elle doit pouvoir être comprise pour pouvoir être exécutée. Et lorsque le discernement est profondément altéré ou aboli, le droit pénal prévoit des réponses adaptées à cette réalité.
Ces dispositions ne sont donc pas un renoncement à la responsabilité ou à la justice. Elles participent, au contraire, à une réflexion essentielle sur le sens de la peine, la responsabilité et la place de la psychiatrie dans notre justice pénale.
C’est un sujet qui me tient profondément à cœur et dans lequel je continuerai à m’engager : pour une justice comprise, une psychiatrie déstigmatisée et une société capable de penser la responsabilité avec nuance.