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Ce n’est pas fini! ⚖️📞N’oubliez pas de partager en grand nombre et n’hésitez pas à appeler la clinique aujourd’hui encor...
10/18/2026

Ce n’est pas fini! ⚖️📞

N’oubliez pas de partager en grand nombre et n’hésitez pas à appeler la clinique aujourd’hui encore pour obtenir des 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐬 𝐣𝐮𝐫𝐢𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁 dans la majorité des domaines du droit.

Je suis sur place pour répondre à vos questions et contribuer à rendre l’information juridique plus accessible.

Et si votre situation nécessite davantage qu’un conseil ponctuel, vous pouvez également communiquer directement avec moi chez 𝘼𝙀𝙃 𝙇𝙚𝙜𝙖𝙡 𝙄𝙣𝙘. pour discuter de votre dossier.

📞 (514) 228-2703
🌐 aehlegal.ca

AEH Legal est fière de participer à la 47e édition de la Clinique juridique téléphonique du Jeune Barreau de Montréal. ⚖...
10/10/2026

AEH Legal est fière de participer à la 47e édition de la Clinique juridique téléphonique du Jeune Barreau de Montréal. ⚖️📞

Les 17 et 18 octobre 2026, des avocat·es bénévoles seront disponibles gratuitement par téléphone afin de répondre aux questions juridiques du public, de fournir de l’information juridique et d’orienter les personnes souhaitant mieux comprendre leurs droits et les démarches qui s’offrent à elles.

Me Alicia Haziza participera à cette initiative à titre d’avocate bénévole, contribuant ainsi à rendre l’information juridique plus accessible au public.

📅 17 et 18 octobre 2026, de 9 h à 16 h
📞 1 844 779-6232

N’hésitez pas à partager l’information à votre entourage.

📞 Notre grande fierté, la Clinique juridique téléphonique, sera de retour dans un peu plus d'une semaine!

Nous avons hâte de renouveler cette initiative qui contribue concrètement à l'accès à la justice en offrant des conseils juridiques gratuits à la population. ⚖️

Cette édition ne serait pas possible sans l'engagement exceptionnel de nos précieux bénévoles. Un immense merci à toutes les personnes qui donnent généreusement de leur temps et de leur expertise afin de faire de cette clinique un succès.

📄 Pour en savoir plus, consultez notre communiqué de presse : https://www.ajbm.qc.ca/fr/news/plus-de-100-avocat-e-s-benevoles-mobilise-e-s-pour-offrir-des-conseils-juridiques-gratuits-les-17-et-18-octobre-2026-17748

Nous remercions également nos précieux partenaires pour leur soutien et leur confiance.
Barreau du Québec, CAIJ, Vidéotron Affaires, Barreau de Montréal, Norton Rose Fulbright, Jeune Barreau de Québec, Jeune Barreau de Longueuil, Justice Pro Bono et l' Association canadienne des parajuristes - CAP.

𝐏𝐑𝐎𝐂𝐔𝐑𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐒𝐔𝐈𝐓𝐄 𝐕𝐒 𝐀𝐕𝐎𝐂𝐀𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐅𝐄𝐍𝐒𝐄 : 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐈𝐅𝐅𝐄𝐑𝐄𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐐𝐔’𝐎𝐍 𝐍𝐄 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐄𝐗𝐏𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐏𝐀𝐒Après plusieurs années com...
08/31/2026

𝐏𝐑𝐎𝐂𝐔𝐑𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐒𝐔𝐈𝐓𝐄 𝐕𝐒 𝐀𝐕𝐎𝐂𝐀𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐅𝐄𝐍𝐒𝐄 : 𝐋𝐄𝐒 𝐃𝐈𝐅𝐅𝐄𝐑𝐄𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐐𝐔’𝐎𝐍 𝐍𝐄 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐄𝐗𝐏𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐏𝐀𝐒

Après plusieurs années comme procureure, je suis récemment passée de l’autre côté de la salle d’audience. Je connaissais évidemment le rôle de l’avocat de la défense et j’ai travaillé avec des avocats de la défense pendant des années, mais connaître un rôle et l’exercer, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Depuis que j’ai changé de côté, certaines différences me frappent beaucoup plus qu’avant. Et ce ne sont pas nécessairement celles qu’on vous enseigne dans les livres.

𝐀 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞, 𝐨𝐧 𝐞𝐯𝐚𝐥𝐮𝐞 𝐮𝐧 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫. 𝐀 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞, 𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐭 𝐚 𝐥’𝐞𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞.

À la poursuite, une grande partie du travail consiste à évaluer la preuve : est-elle suffisante et fiable? Permet-elle de continuer la poursuite? Est-ce que la position prise demeure la bonne à mesure que le dossier évolue?

En défense, je reçois essentiellement la même preuve, mais je la regarde autrement. Je cherche ce qui ne concorde pas, ce qui n’a pas été vérifié, les conclusions qui reposent peut-être davantage sur une supposition que sur un fait. Je compare les déclarations, je regarde si la vidéo raconte réellement la même chose que le rapport policier et je me demande quels éléments de preuve peuvent être contestés.

À la poursuite, je devais m’assurer que la preuve pouvait soutenir le dossier. À la défense, je dois vérifier si elle résiste lorsqu’on la pousse dans ses retranchements. C’est la même preuve, mais le travail est complètement différent.

𝐀 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞, 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞. 𝐀 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥’𝐞𝐬𝐭.

Ça change énormément la relation avec le dossier. À la poursuite, ni la victime ni l’accusé ne sont les clients du procureur. Celui-ci agit dans l’intérêt public. C’est notamment pour cette raison qu’une victime ne peut pas simplement décider de « retirer les accusations ». Elle peut souhaiter que le dossier continue ou, au contraire, vouloir que tout s’arrête. Sa position compte, mais la décision ne lui appartient pas.

En défense, j’ai un client envers qui j’ai des obligations professionnelles. Je connais ses objectifs, ses craintes et les conséquences qui sont particulièrement importantes pour lui. Je dois comprendre ce qui est réellement en jeu dans sa vie, tout en gardant suffisamment de recul pour lui donner, lorsque c’est nécessaire, un conseil qu’il n’a pas envie d’entendre.

À la poursuite, cette distance est nécessaire pour exercer son jugement indépendamment, même lorsque la décision prise ne satisfera personne. À la défense, la relation avec le client fait partie intégrante du travail.

𝗨𝗻 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗰𝗼𝗻𝗱𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗼𝘁𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗱𝗲𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲.

Un même renseignement n’a pas nécessairement la même importance selon le rôle qu’on occupe. Le fait qu’une personne ait absolument besoin de conduire pour travailler ne change généralement rien à la question de savoir si elle a commis l’infraction reprochée. En défense, cette information peut devenir extrêmement importante lorsqu’on réfléchit à la façon de régler le dossier.

Même chose pour un statut d’immigration, une situation familiale, un emploi, des conditions de remise en liberté ou les conséquences professionnelles d’une condamnation.

Comme procureure, je connaissais principalement l’accusé à travers la preuve et les informations pertinentes au traitement du dossier. Maintenant, je dois aussi comprendre ce que le résultat de ce dossier risque concrètement de changer dans sa vie. Et parfois, c’est précisément ce qui va orienter la stratégie.

𝗔 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲, 𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀. 𝗔 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲, 𝗼𝗻 𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂’𝘂𝗻 𝗮 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝘀.

C’est probablement l’une des différences que je ressens le plus. Comme procureure, j’exerçais un pouvoir discrétionnaire important : maintenir ou revoir une position, accepter ou refuser une proposition, décider de la façon dont le dossier serait conduit, toujours dans le cadre applicable à la poursuite.

En défense, je peux recommander une stratégie, expliquer les risques et dire très franchement à mon client ce que je pense être la meilleure option. Je peux aussi lui dire que je pense qu’il fait fausse route. Mais certaines décisions ne m’appartiennent tout simplement pas. Accepter ou refuser une résolution, plaider coupable ou non coupable ou, le cas échéant, décider de témoigner sont des choix avec lesquels lui devra vivre.

À la poursuite, j’ai appris à prendre des décisions. À la défense, une partie de mon travail consiste à donner à quelqu’un toute l’information nécessaire pour prendre les siennes.

𝗔 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗮 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲, 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗿𝗲𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝗲𝗰𝗲𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗶𝗺𝗮𝗴𝗶𝗻𝗲.

À la poursuite, obtenir une condamnation ne signifie pas automatiquement qu’on a bien fait son travail. Il faut parfois revoir sa position, accepter une résolution différente ou mettre fin à une poursuite lorsque le dossier le commande.

À la défense, un acquittement après un procès peut évidemment être un excellent résultat, mais ce n’est pas le seul. Une accusation retirée rapidement peut être préférable à un procès dans un an. Une accusation réduite peut éviter une conséquence majeure. Une résolution négociée peut être exactement ce dont le client avait besoin. Et parfois, le bon conseil à lui donner n’est tout simplement pas celui qu’il espérait entendre.
________

Après avoir connu les deux côtés, je crois encore moins qu’avant à l’idée qu’un dossier criminel se résume à un gagnant et un perdant. Le meilleur résultat n’est pas nécessairement le plus spectaculaire, mais celui qui est approprié compte tenu du dossier qu’on a devant nous.

Après avoir exercé les deux fonctions, je ne vois pas la poursuite et la défense comme deux versions opposées du même métier. On peut recevoir les mêmes documents, entendre les mêmes témoins, plaider devant les mêmes juges et appliquer les mêmes règles de droit, mais on ne cherche pas la même chose, on ne représente pas les mêmes intérêts et on n’a pas les mêmes responsabilités.

Avoir été procureure ne me permet pas de prédire ce que fera la poursuite dans un dossier, et je me méfierais de quiconque prétendrait le contraire. Mais ça me permet aujourd’hui de regarder un dossier en sachant ce que c’est que de l’avoir entre les mains de l’autre côté.

𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐦𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐫.L’intelligence artificielle est partout. Elle rédige, résume, recherche,...
08/27/2026

𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐦𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐫.

L’intelligence artificielle est partout. Elle rédige, résume, recherche, analyse et répond en quelques secondes à des questions qui auraient autrefois nécessité des heures de travail. Et le droit n’y échappe pas.

Cette semaine, La Presse rapportait que le Barreau du Québec ouvre la porte, dans le cadre d’un projet pilote, à l’expérimentation de nouvelles façons d’offrir certains services juridiques à l’aide de l’intelligence artificielle. L’objectif est, entre autres, d’explorer des solutions susceptibles de réduire les coûts et d’améliorer l’accès à la justice. Le projet suscite toutefois des inquiétudes chez certains juristes.

Personnellement, l’intelligence artificielle ne me fait pas peur. Je pense même qu’on se met le doigt dans l’œil si on croit qu’on pourra empêcher son arrivée dans le monde juridique. Elle est déjà là et elle ne repartira pas.

Utilisée correctement, l’IA est un outil extraordinaire. Elle peut faciliter la recherche, vulgariser de l’information complexe, aider à structurer des idées, traiter rapidement une grande quantité d’information et rendre certaines connaissances juridiques beaucoup plus accessibles au public. Elle peut aussi nous permettre, comme avocats, de gagner en efficacité. Le Barreau du Québec reconnaît d’ailleurs plusieurs de ces avantages et encadre maintenant son utilisation par les avocats.

Mais les mots « utilisée correctement » ont toute leur importance. L’IA soulève de véritables questions de confidentialité et de sécurité de l’information. Dans notre profession, nous manipulons quotidiennement des renseignements personnels, des documents confidentiels et parfois des informations extrêmement sensibles. Avant de transmettre quoi que ce soit à un outil d’IA, il faut savoir ce qu’il advient de ces données : où elles sont stockées, pendant combien de temps, qui peut y avoir accès et à quelles fins elles peuvent être utilisées. Le secret professionnel ne disparaît évidemment pas parce qu’un nouvel outil technologique est pratique.

Alors non, je ne crois pas que la solution soit d’avoir peur de l’IA ou de tenter de la tenir à l’écart de notre profession. Je pense plutôt qu’il faut apprendre à l’utiliser, mais surtout à bien l’utiliser.

Utiliser l’intelligence artificielle comme outil et lui confier son dossier comme on le confierait à un avocat sont toutefois deux choses complètement différentes. C’est là, à mon avis, que se trouve le véritable enjeu.

Une IA peut vous expliquer ce que prévoit le Code criminel, vous donner de l’information générale sur une accusation et même, dans certains cas, vous aider à trouver de la jurisprudence ou à comprendre une procédure. Mais connaître le droit et exercer le droit, ce n’est pas la même chose.

Un dossier criminel ne se résume jamais à une question posée dans une boîte de dialogue. Il y a la preuve, le contexte, les contradictions, ce qui est écrit dans une déclaration, mais aussi ce qui ne l’est pas. Il faut également tenir compte de la personne derrière le dossier : ses antécédents, son emploi, sa famille, ses objectifs et les conséquences que les procédures peuvent avoir sur sa vie.

Il y a aussi quelque chose qu’on oublie facilement : l’IA travaille avec l’information qu’on lui donne. Or, un client ne sait pas nécessairement ce qui est juridiquement important dans son histoire. Il peut omettre un détail qui lui semble complètement banal alors que celui-ci change l’analyse du dossier. Une partie importante du travail d’un avocat consiste justement à poser les bonnes questions, à aller chercher l’information qui manque et à confronter ce qu’on nous raconte à l’ensemble de la preuve. Il faut parfois savoir quelle question poser avant même de pouvoir chercher la réponse.

Et puis il y a quelque chose de beaucoup plus difficile à reproduire : le jugement professionnel. C’est l’expérience qui permet de regarder un dossier et de se demander non seulement « qu’est-ce que le droit permet? », mais surtout « quelle est la meilleure stratégie pour cette personne, dans ce dossier précis? »

Deux personnes accusées exactement de la même infraction peuvent avoir besoin de stratégies complètement différentes. Une bonne décision juridique ne dépend pas seulement de ce que dit le Code criminel. Elle dépend de la preuve, des risques, des objectifs du client, des conséquences possibles et de plusieurs autres éléments propres au dossier.

Et surtout, un avocat ne fait pas que répondre à des questions : il agit. Il peut discuter avec le procureur, négocier, faire des représentations, préparer un contre-interrogatoire, réagir à un témoignage inattendu et modifier sa stratégie en temps réel dans une salle d’audience. Il peut aussi devoir dire à son client quelque chose qu’il n’a pas envie d’entendre.

Il y a enfin une différence fondamentale entre recevoir une réponse et recevoir un conseil professionnel. Lorsqu’un avocat recommande une stratégie, il engage son jugement professionnel et assume les obligations qui viennent avec son rôle. Il doit conseiller son client dans son intérêt, protéger les renseignements confidentiels qui lui sont confiés et répondre des conseils qu’il donne.

L’intelligence artificielle, elle, peut se tromper. Elle peut présenter une réponse avec beaucoup d’assurance alors qu’elle est incomplète, mal adaptée au contexte ou tout simplement fausse. Pour quelqu’un qui ne possède pas les connaissances nécessaires pour la vérifier, le risque est bien réel : une mauvaise réponse peut sembler parfaitement crédible.

Est-ce que cela signifie qu’il faut rejeter l’IA? Absolument pas. Je crois qu’elle va profondément transformer notre profession et qu’elle peut contribuer à améliorer l’accès à la justice. Je pense même qu’elle peut nous permettre de devenir de meilleurs avocats.

Si ces outils nous permettent de consacrer moins de temps à certaines tâches répétitives, nous pouvons en consacrer davantage à ce qui nécessite réellement notre intervention : analyser, réfléchir, conseiller, préparer une stratégie, négocier et accompagner nos clients. L’arrivée de l’IA nous force aussi à réfléchir à la valeur que nous apportons réellement. Et ce n’est peut-être pas une mauvaise chose.

Parce que la valeur d’un avocat ne devrait jamais se limiter à connaître une règle de droit ou à trouver un jugement. Elle se trouve aussi dans l’expérience, le jugement, la capacité à poser les bonnes questions, à comprendre une situation dans son ensemble et à prendre cette information pour en faire une véritable stratégie adaptée à la personne devant nous.

Le problème n’est donc pas l’intelligence artificielle. Le problème, c’est ce qu’on lui demande de remplacer.

Utilisons-la, encadrons-la et apprenons à travailler avec elle. Mais ne confondons pas l’accès à de l’information juridique avec les conseils et la représentation d’un professionnel qui connaît réellement votre dossier.

À mon avis, l’avenir du droit ne sera ni entièrement humain ni entièrement artificiel. Il appartiendra à ceux qui sauront tirer le meilleur des deux.

Du 𝘿𝙋𝘾𝙋 à 𝘼𝙀𝙃 𝙇𝙀𝙂𝘼𝙇 𝙄𝙉𝘾.Depuis l’annonce de l’ouverture d’𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗲𝗴𝗮𝗹 𝗜𝗻𝗰., plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi j’a...
08/11/2026

Du 𝘿𝙋𝘾𝙋 à 𝘼𝙀𝙃 𝙇𝙀𝙂𝘼𝙇 𝙄𝙉𝘾.

Depuis l’annonce de l’ouverture d’𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗲𝗴𝗮𝗹 𝗜𝗻𝗰., plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi j’avais décidé de faire le saut après près de 10 ans de pratique.

La vérité, c’est que ce n’est pas une décision que j’ai prise du jour au lendemain.

J’adorais mon travail comme Procureure aux poursuites criminelles et pénales. J’y ai énormément appris. J’ai eu la chance de travailler avec des collègues exceptionnels, de plaider devant les tribunaux de façon régulière et de vivre des expériences qui ont façonné l’avocate que je suis aujourd’hui.

Mais, avec le temps, une idée revenait toujours : Et si je bâtissais un cabinet qui me ressemble?

Un cabinet où chaque client peut communiquer directement avec son avocate, où l’on prend le temps d’expliquer les choses clairement, sans recourir à un jargon juridique incompréhensible, où la relation de confiance est aussi importante que la stratégie juridique, et où chaque dossier reçoit toute l’attention qu’il mérite, peu importe la nature ou la gravité des accusations.

Ce n’était pas une décision contre quelque chose. C’était une décision 𝗽𝗼𝘂𝗿 quelque chose.

Pour une façon d’exercer la profession qui me ressemble. Pour un cabinet fondé sur mes valeurs. Et, surtout, pour les personnes qui me feront confiance dans l’un des moments les plus difficiles

______

From 𝘾𝙍𝙊𝙒𝙉 𝙋𝙍𝙊𝙎𝙀𝘾𝙐𝙏𝙊𝙍 to 𝘼𝙀𝙃 𝙇𝙀𝙂𝘼𝙇 𝙄𝙉𝘾.

Since announcing the opening of 𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗲𝗴𝗮𝗹 𝗜𝗻𝗰., several people have asked me why I decided to take the leap after nearly 10 years of practice.

The truth is, it wasn’t a decision I made overnight.

I loved my work as a Crown Prosecutor. I learned so much from it. I had the opportunity to work with exceptional colleagues, appear regularly before the courts, and gain experiences that shaped the lawyer I am today.

But over time, one idea kept coming back to me: What if I built a law firm that truly reflects who I am?

A firm where every client can communicate directly with their lawyer, where we take the time to explain things clearly without relying on legal jargon no one understands, where trust is just as important as legal strategy, and where every case receives the attention it deserves, regardless of the nature or seriousness of the charges.

It wasn’t a decision against something. It was a decision 𝐟𝐨𝐫 something.

For a way of practicing law that reflects who I am. For a firm built on my values. And, above all, for the people who will place their trust in me during one of the most difficult moments of their lives.

Les portes d’𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗘𝗚𝗔𝗟 𝗜𝗡𝗖. sont ouvertes. ⚖️J’ai accordé autant d’importance à l’espace qu’à la pratique elle-même. Lor...
07/11/2026

Les portes d’𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗘𝗚𝗔𝗟 𝗜𝗡𝗖. sont ouvertes. ⚖️

J’ai accordé autant d’importance à l’espace qu’à la pratique elle-même. Lorsqu’on consulte un avocat, ce n’est généralement pas dans les circonstances les plus faciles. Il était donc important pour moi d’offrir un environnement où mes clients peuvent se sentir écoutés, respectés et accompagnés, en toute confidentialité.

Au plaisir de vous accueillir à mon bureau de Laval.

Me Alicia E. Haziza
𝗔𝘃𝗼𝗰𝗮𝘁𝗲 | 𝗟𝗮𝘄𝘆𝗲𝗿

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The doors of 𝗔𝗘𝗛 𝗟𝗘𝗚𝗔𝗟 𝗜𝗡𝗖. are now open. ⚖️

I placed just as much importance on creating the right environment as I did on building my practice. Seeking legal advice is rarely easy, so it was important to me to create a space where clients feel heard, respected, and supported in a professional and confidential setting.

I look forward to welcoming you to my office in Laval.

Me Alicia E. Haziza
𝗔𝘃𝗼𝗰𝗮𝘁𝗲 | 𝗟𝗮𝘄𝘆𝗲𝗿
(514) 228-2703

Adresse

800 Boulevard Chomedey, Tour C, #430
Laval, QC
H7V3X1

Téléphone

+15142282703

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