01/12/2025
Au lieu d’envisager de retirer aux étudiants sénégalais leurs bourses financières ; déjà extrêmement modestes. Le président Diomaye ferait mieux de s’inspirer de politiques sociales solides, à l’image du dispositif adopté aux États-Unis en 2010, communément appelé Obamacare, qui visait à protéger et soutenir les couches les plus vulnérables de la société.
Le Sénégal traverse une période où la priorité absolue devrait être la justice sociale. Il n’a ni la structure économique, ni la stabilité, ni les filets sociaux d’un pays développé pour se permettre des politiques d’austérité inspirées du capitalisme libéral. Le Sénégal n’est pas le Canada. C’est un pays sahélien confronté à la pauvreté, à la précarité et à de profondes inégalités.
Dans un tel contexte, affaiblir davantage les familles déjà défavorisées reviendrait à creuser les fractures sociales et à mettre en péril l’avenir de toute une génération d’étudiants. Ce dont le pays a réellement besoin aujourd’hui, c’est d’une politique sociale ambitieuse, d’un État protecteur, capable d’investir dans son capital humain et de soutenir celles et ceux qui n’ont rien.
Quant aux responsables politiques qui appellent à la suppression des bourses, leur position doit être clairement contestée et fermement dénoncée dans le débat public. Il est essentiel que chaque acteur institutionnel prenne conscience des conséquences réelles de telles propositions et assume la responsabilité de défendre les intérêts du peuple, en particulier les plus vulnérables.