12/01/2023
ℂ𝕆𝕄𝕄𝔼ℕ𝕋 𝕊𝔼 𝔽𝔸𝕀ℝ𝔼 𝔸𝕊𝕊𝕀𝕊𝕋𝔼ℝ ℙ𝔸ℝ 𝕌ℕ 𝔸𝕍𝕆ℂ𝔸𝕋 ?
Le Droit est souvent complexe et il n’est pas rare qu’une personne ait besoin d’être assistée ou représentée par un avocat afin de mieux faire valoir ses intérêts.
Un avocat peut ainsi être choisi par le justiciable OU désigné / commis d’office à la demande d’un justiciable en vue de l’assister.
Dans les faits, si quelqu’un a besoin d’un avocat et en connaît un, il prend rendez-vous avec ce dernier, lui expose son cas et lui demande de l’assister. Généralement, l’avocat acceptera de représenter le Client, à moins d’obstacles indépendants de sa volonté tel qu’un conflit d’intérêts. L’avocat pourra également accepter de travailler au bénéfice de l’Aide juridictionnelle mais rien ne l’y oblige.
Si le justiciable ne connaît aucun avocat ou n’en trouve aucun qui accepte de travailler pour lui, il doit solliciter la désignation d’un avocat commis d’office, c’est-à-dire désigner par le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats.
Cette demande de désignation peut-être adressée à l’Ordre des Avocats (dont le site est facile à trouver en ligne) ou, lorsqu’une personne remplit un formulaire de demande d’Aide juridictionnelle, être mentionnée au sein même du formulaire de demande (qui contient un champ à cet effet).
Avocat commis d’office ne veut pas dire avocat gratuit ou avocat bas de gamme : un avocat commis d’office peut l’être au titre de l’Aide juridictionnelle ou facturer son intervention, selon les moyens du justiciable. De même, tout avocat peut être amené à être commis d’office et la commission d’office n’est pas réservée, contrairement aux idées reçues, aux avocats en mal de clients.
Il est également possible de rencontrer un avocat dans le cadre de consultations gratuites, mises en place au tribunal (et visibles sur le site de l’Ordre des Avocats du Barreau de Papeete) ou instaurées par certaines mairies au profit de leurs administrés.
( ! ) Il est fortement déconseillé de préférer être assisté par un prétendu « Conseiller juridique » ou « Consultant juridique » si ce dernier demande à être payé. En premier lieu, une telle personne n’est pas habilitée par la loi pour représenter qui que ce soit en justice et ne pourra donc efficacement représenter un justiciable aux audiences. Par ailleurs, les qualifications de ces conseillers font parfois complètement défaut alors qu’on ne peut devenir avocat qu’à l’issue de sept ans d’étude ou de huit ans d’exercice professionnel en tant que juriste. En outre, les tarifs pratiqués par ces « conseillers » et « consultants » ne sont pas nécessairement moindres que ceux d’un avocat et leurs services ne sont pas éligibles à l’Aide Juridictionnelle. Enfin, les Avocats payent chaque année pour une assurance responsabilité civile pouvant couvrir leurs erreurs (celles qui nuisent aux intérêts de leurs Clients) jusqu’à 119.000.000 XPF.