Ma plume pour le peuple

Ma plume pour le peuple Le peuple doit être considéré comme la pièce maîtresse pour que la démocratie devient une réalité .

Bah Oury : de « Premier ministre intendant » à « chef d’orchestre politique »?  Par Tibou Kamara La Guinée est un si gra...
25/01/2026

Bah Oury : de « Premier ministre intendant » à « chef d’orchestre politique »? Par Tibou Kamara

La Guinée est un si grand et beau pays, aussi bien par son potentiel naturel que par toutes les espérances qu’elle porte en elle depuis toujours. Une terre quasi-sainte, promise, hélas tentée par tous les péchés auxquels il lui arrive souvent de succomber. La nature est aussi belle que les personnes recèlent de défauts. Dieu est généreux envers un peuple qui aime à se montrer imparfait, sans états d’âme ni mémoire.

Ainsi, rien de ce que l’on espère n’arrive, et ce que l’on craint n’est évité. En vérité, personne ne connaît un bonheur véritable dans cette vie aléatoire, ni le pays ne peut s’installer dans une paix durable dans ce climat de confusion morale et de désordre politique et institutionnel. Ici, le mal commun est un tourment personnel, le sort de chacun est suspendu à l’hypothèque sur le destin collectif.

A peine le gouvernement forcé de démissionner, on voit que beaucoup de ceux qui en faisaient partie n’entendent pas céder la place, alors qu’il a fallu que certains partent de leurs fonctions pour que d’autres viennent aux affaires et soient là, au-devant de la scène. Tous, le regard et le cœur tournés vers un seul homme appelé à statuer sur le présent et l’avenir – de ceux qui ne s’imaginent pas anciens ministres et de ceux qui se rêvent en nouveaux membres du gouvernement –, se disent disposés et disponibles à reprendre du service pour « accompagner » et « soutenir » le maître de l’heure et se consacrer à la République. Aspirants et soupirants, sortants et impétrants rivalisent d’ardeur dans les allégeances et de génie dans les serments de loyauté et de dévouement. On se veut reconnaissant pour mériter d’être reconduit, ou d’obtenir mieux que ce que l’on a déjà, ou tout simplement pour accéder à certaines positions. Les personnes de cour sont toujours mieux loties et servies que celles ayant des scrupules et voulant se fixer des limites. Nos décideurs se plaisent davantage avec ceux qui les rassurent et les apaisent, qu’ils ne sont à l’aise avec ceux qui paraissent menaçants, incontrôlables, et leur donnent mauvaise conscience.

Soit ! Il a été indiqué dans le communiqué remerciant les uns et les autres pour les « bons et loyaux services rendus à la nation » – selon l’épitaphe réservée aux partants et disgraciés de tous les temps –, que servir est un honneur se renouvelant rarement, un engagement ne pouvant donner lieu à une carrière sans fin ni limites dans le temps. Si servir avait le poids de la responsabilité, le goût du sacrifice, comme chacun voudrait le faire croire, on ne se précipiterait pas sous le drapeau ni ne vivrait de nostalgie de fonctions perdues. Dans le fond, la plupart du temps, des privilèges interrompus brutalement. Il n’y a pas lieu de confondre visées individuelles et mission de service public. L’on apporte la preuve de l’amour de la patrie mieux ailleurs, comme sur le champ d’honneur ou d’autres théâtres de périls, que sous le manteau de ministre ou de haut commis de l’État et de l’administration. Il y a peu d’espace et de place pour l’engagement patriotique dans les hautes sphères du pouvoir.

Au demeurant, l’exercice du pouvoir, les charges d’État ou les responsabilités publiques ne devraient pas être des redevances payées à quiconque, des sources de jouissances insouciantes, mais des épreuves de feu, des aventures incertaines que chacun devrait aborder avec anxiété et craintes, tant le malheur est vite arrivé.

Sidya Touré, lorsqu’il avait été nommé Premier ministre – afin de ne pas éveiller de soupçons, tout second étant suspect, la fonction de Premier ministre comme maudite –, avait rassuré aussitôt entré en fonction que sa mission était « essentiellement économique ».

Il a été décidé pour Bah Oury que sa mission de Premier ministre « généraliste » et touche-à-tout, investi de pouvoirs étendus, est terminée. Il doit s’occuper maintenant de ce qu’il a appris – et ne sait pas forcément mieux faire –, qui est de mener des combats politiques et de les gagner, de conduire son camp à des victoires électorales. Peut-être que l’homme clivant qu’il a toujours été saura tirer profit des oripeaux du pouvoir, des leviers de l’État, du vide politique du moment, afin d’écrire l’histoire en marchant dans les pas d’autres.

S’il lui avait été donné le choix, le Premier ministre sortant, faute d’être chef de l’État, préférerait que son employeur se contente d’être à la tête du pays en faisant de lui son partenaire privilégié dans la gestion de l’État et nouvel homme de la scène politique nationale. Bah Oury, s’il ne peut gouverner et faire la politique, voudrait continuer à garder la Primature plutôt que de recommencer à errer dans le champ politique ou d’aller languir dans les travées d’institutions périphériques des instances de décision.

Il aspire à un schéma de cohabitation mutuellement avantageuse, pour ne pas dire qu’il nourrit une ambition manifeste de dyarchie. Le pouvoir conquis ensemble ne se partage-t-il pas ? Seulement, il n’y en avait qu’un et son groupe au commencement. Tous les autres ont suivi et pris le train en marche. À chaque gare, certains monteront et d’autres descendront du train ou changeront de wagon, jusqu’à atteindre le terminus pour tous. Le pouvoir n’a pas d’amis, les intérêts du chef passent avant ceux de tous les autres. Il n’y a que cela qui soit vrai et ne change pas non plus.

09/08/2025

La démocratie africaine est-elle menacée par les violations multiples des droits fondamentaux des citoyens ?

23/07/2025

Une citoyenne de la préfecture de Gaoual pousse un cri de cœur ❤️concernant les routes de la commune urbaine et celles qui relient Gaoual des autres préfectures.
Nous vous invitons à suivre l’extrait ci-dessous pour comprendre

Le guide iranien assume son leadership en ordonnant les  représailles contre L’Etat hébreu et jure de les faire regrette...
15/06/2025

Le guide iranien assume son leadership en ordonnant les représailles contre L’Etat hébreu et jure de les faire regretter cette attaque imprudente dirigée contre son peuple et ses sites nucléaires.

Dans cette situation, je me demande comment est-ce l’Arabie Saoudite 🇸🇦 peut soutenir Israël? Pendant ce temps, le criminel de guerre Netanyahu massacre les enfants palestiniens pour exterminer la race humaine(arabes musulmans) dans cette zone.

En outre, l’incohérence et l’irrespect du président français sont inacceptables, tantôt il soutient le cessez le feu 🔥 à Gaza, tantôt il va participer pour défendre Israël contre les frappes Iraniennes.

Notre ère est marquée par des guerres dangereuses là où le plus fort écrase le plus faible et la France s’abrite sous la puissance américaine pour cacher la faiblesse de l’armée française malmenée par les pays africains et se retrouve sans repère.

Dans cette guerre historique devenue une guerre d’idéologie, L’Etat hébreu soutenu par les américains pensait que cette attaque allait submerger le guide Iranien pour demander la négociation, mais c’est mal connaître le peuple p***e connu pour sa puissance militaire depuis au temps de prophète.

Ce qui me choque dans cette guerre, c’est la faiblesse des pays arabes musulmans de dire stop à Israël de façon collective et ferme.

Face à cette évolution, il est temps que les pays arabes sortent de l’hypocrisie pour défendre farouche le peuple palestinien victime de génocide orchestré par Benjamin Netanyahu.

Dans tous les cas nous observons de près la situation en moyent-Orient et exhortons au dialogue le représentant du peuple de Guinée.

08/05/2025

Le plus grand problème de notre époque c’est la gestion des ressources humaines.

Libération du capitaine Moussa Dadis Camara…Après le temps de la justice, l’heure des impératifs et de tous les possible...
30/03/2025

Libération du capitaine Moussa Dadis Camara…

Après le temps de la justice, l’heure des impératifs et de tous les possibles !

Toute affaire chargée de relents politiques et impliquant, peu ou prou, des dirigeants d’un moment clé de l’histoire d’un pays ne saurait connaître un traitement exclusivement judiciaire. L’issue définitive revêt nécessairement une connotation politique, pouvant se traduire par un acte de grâce, une loi d’amnistie ou, à défaut, un « arrangement » avec la justice. Il en a toujours été ainsi, à toutes les époques et pour toutes les générations. Et nous y voilà !
La justice, dans toute sa plénitude, est-elle au-dessus ou en deçà de la politique dans ses multiples déclinaisons ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question à double tranchant.
Dans le quotidien des hommes ordinaires, chacun connaît ses limites et se conforme à la rigueur des lois. En revanche, dans l’arène politique, les « grands » n’ont souvent en tête que leurs objectifs, quitte à les réaliser à tout prix. De quel côté serait-on tenté de se ranger ?

En Guinée, chaque événement est un fragment d’histoire et rappelle la difficulté à forger un consensus sur les sujets les plus épineux. Si les contradictions sont inhérentes aux sociétés humaines, elles s’expriment ici avec une véhémence et une animosité exacerbées. La grâce présidentielle accordée au capitaine Moussa Dadis Camara, comme il fallait s’y attendre, ne laisse personne indifférent. Les faits pour lesquels il a été jugé et condamné sont chargés d’émotion, et l’homme lui-même n’est pas un inconnu : ayant dirigé la Guinée de décembre 2008 à 2009, il était attendu à la barre pour répondre d’accusations horribles qui ont longtemps pesé sur sa vie.
Dadis Camara a toujours souhaité avec insistance et obstination comparaître, afin de « dire sa part de vérité » et de laver éventuellement son honneur, ainsi que celui de sa famille. Il espérait une justice équitable, autant pour lui que pour les victimes. La quête de vérité et le besoin de justice ont été les seuls points communs entre les protagonistes de ce drame national.

Le procès tant attendu sur la tragédie du 28 septembre 2009, réclamé à cor et à cri, a finalement eu lieu après l’avènement du pouvoir militaire en septembre 2021.
Mais le verdict a laissé un goût d’inachevé et une bonne partie de l’opinion sur sa faim. Il y a eu comme un air de précipitation dans l’instruction du dossier, et des soupçons d’une justice à deux vitesses, faite pour les uns, dirigée contre les autres. Les incriminés ont paru triés sur le volet. Des maillons de la chaîne de commandement manquaient à l’appel ou se sont littéralement évaporés dans la nature ; tandis que les auteurs, les exécutants qui ont tué et violé au stade et alentours sont restés introuvables. Les manquements constatés ont entaché le travail des juges et affaibli la portée des sentences. Est-il juste alors de maintenir en prison certains condamnés tandis que d’autres personnes suspectées ou pointées du doigt courent toujours ?
La solution retenue, jugée équitable, vise à apaiser les victimes et leurs familles pour sortir d’un engrenage juridico-politique explosif, où équité et justice relèvent parfois du mirage.
Malgré tout, il y a des leçons d'histoire et de vie à tirer de ce feuilleton à multiples rebondissements : nul n'est au-dessus de la loi, et la justice aura toujours son mot à dire ; l'impunité n'est garantie pour personne dans la durée ; tôt ou t**d, chacun sera rattrapé par son histoire.

LA RELIGION DU PARDON ET LE CULTE DE LA CLÉMENCE

Un verdict clôt une procédure mais n’en est pas toujours l’épilogue : il ouvre parfois la voie à des solutions extrajudiciaires, influencées par des contingences politiques, sociales ou historiques. La loi, faite par et pour les hommes, s’adapte aux époques et aux exigences du moment. Une fois énoncée, même en cas de désaccord ou de perception d’injustice, on s’incline devant son autorité. Toutefois, tous savent qu’elle ne constitue jamais une fin en soi.
En Guinée, l’opinion publique, bien que assoiffée de justice, cède souvent à la compassion pour les accusés. On invoque le pardon, on presse les juges à l’indulgence, et les politiques à l’empathie. Comme s’il fallait, après le jugement, « passer à autre chose ».
Une enquête d'opinion aurait probablement révélé que peu de Guinéens se réjouissaient des démêlés judiciaires du capitaine Moussa Dadis Camara – et encore moins soutenaient son maintien en détention sous des conditions à la fois drastiques et dégradantes.
Sa libération n’agite que le milieu des juristes et défenseurs des droits humains, tatillons sur la procédure et intransigeants sur les principes.
La majorité des citoyens – les profanes – saluent quant à eux un dénouement « heureux » et réclament la libération d’autres figures encore incarcérées, qu’il s’agisse de l’affaire du 28 septembre ou d’autres dossiers en instance devant les juridictions nationales. Les noms de personnalités de l’ancien régime reviennent inlassablement : Kassory Fofana, Amadou Damaro Camara, Ibrahima Kourouma…
Tout le monde semble désormais privilégier, à ce stade, la réconciliation nationale et la paix sociale à une justice qui, comme toute institution humaine, ne saurait être parfaite – et dont les décisions, fondées ou non, risquent de diviser la société et d’attiser les tensions politiques et sociales.

Tant qu'il était dans un rôle circonscrit de redresseur de torts et de justicier exigeant et implacable, l’actuel homme fort du pays ne pouvait saisir certaines complexités d’un Etat éprouvé, d’une nation en devenir. Maintenant qu'il se mue, peu à peu, en politique et a l'âme d'un candidat potentiel à la magistrature suprême, il réalise qu'il lui faudra séduire et plaire, lâcher du lest, accepter des compromis et se résoudre à des concessions hier encore impensables.
Il faudra donc s’attendre à d’autres actes et mesures rompant avec les premiers pas et s’écartant de certains engagements « matinaux ». La raison d’État, toujours plus forte que les passions humaines, voit la « Realpolitik » supplanter les professions de foi et assouplir des postures que l’on croyait jusque-là rigides.
« Alea jacta est » : le sort en est jeté. Désormais, plus rien ne doit surprendre, car il faut s’attendre à tout. Même ce qui relève de l’impossible.

Tibou Kamara

Des tirs entendus auprès et/ou dans  la cour de la présidence tchadienne, cette affaire suscite déjà beaucoup d’interrog...
08/01/2025

Des tirs entendus auprès et/ou dans la cour de la présidence tchadienne, cette affaire suscite déjà beaucoup d’interrogations quant à l’effectivité de l’attaque, car plusieurs informations circulent concernant cette attaque contre la présidence tchadienne.
Quant aux images diffusées sur les sites d’informations nous voyons des corps par terre sans vie gisant dans le 🩸sang.
Certains vont jusqu’à dire que les autorités tchadiennes ont organisé cet échange de tirs dans le but de museler toute voix dissonante.
Selon certains médias tchadiens, le général au pouvoir est un homme politique qui a été formé par son défunt père, il utilise les techniques les plus désavouées pour mettre fin à toute opposition à son idéologie politique.
Quant aux autres médias, c’est les hommes appartenant au groupe Boko Haram qui ont sauté le mur de la présidence pour commettre des crimes, mais malheureusement ils ont été repoussé par les forces armées tchadiennes.
Toutes ces hypothèses suscitent des interrogations.
Vous pouvez néanmoins suivre cette actualité pour connaître la vérité.

16/12/2024

‼️ ️L'armée turque se prépare à une invasion à grande échelle dans le nord de la Syrie.

Le mur frontalier est en train d'être démantelé. Il s’agit probablement d’une opération majeure contre les forces paramilitaires kurdes.

Un grand merci à mes nouveaux followers !Talib Bun Yacine Barry, Mohamed Salif Camara, Bahalpahoumar Bah
20/08/2024

Un grand merci à mes nouveaux followers !

Talib Bun Yacine Barry, Mohamed Salif Camara, Bahalpahoumar Bah

Adresse

Route Le Prince
Conakry

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Ma plume pour le peuple publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager