07/09/2026
Une adoption engagée dans le cadre du dispositif transitoire issu des lois de bioéthique échappe-t-elle au consentement du mineur de plus de 13 ans ? ⚖️
La Cour de cassation répond non. Lorsque l’enfant a plus de 13 ans, son consentement à l’adoption reste exigé, y compris si la demande est fondée sur le mécanisme exceptionnel ouvert après une PMA réalisée à l’étranger avant le 4 août 2021.
Le point utile est précis : ce dispositif écarte certaines conditions, notamment l’absence de lien conjugal ou de durée d’accueil, mais il ne neutralise ni expressément ni implicitement la règle générale du consentement du mineur, sauf hypothèse distincte où celui-ci est hors d’état de consentir personnellement.
En pratique, une procédure fondée sur ce régime suppose donc de vérifier à la fois le calendrier légal applicable et la place du consentement du mineur dans le dossier. Ce point peut décider seul de l’issue du contentieux.
Lorsque, par application du dispositif transitoire de la loi de bioéthique, une femme demande à adopter l’enfant mineur de son ex-compagne qui a refusé la reconnaissance conjointe a posteriori, le consentement du mineur à son adoption est requis s’il a plus de 13 ans.