Sandra Salvador - Avocat Val d'Oise

Sandra Salvador - Avocat Val d'Oise En tant qu'avocat à Pontoise, Maître Sandra Salvador met son dynamisme et sa pugnacité au serv...

30/04/2026
22/02/2026

Un enfant ne vit pas une séparation comme un adulte, même si toi tu essaies de la gérer “proprement”, avec des mots calmes et des décisions réfléchies. Il ne comprend pas les nuances, les raisons, les détails compliqués. Il sent surtout que quelque chose bouge sous ses pieds, que le décor change, et que ce qui était “normal” hier ne l’est plus aujourd’hui.

Même quand tu crois bien faire… même quand tu évites les cris, même quand tu dis : *« On t’aime autant »*, il capte d’autres choses. Il voit les regards, les silences, les départs pressés, les objets qui disparaissent, l’énergie étrange dans la maison. Et souvent, ce qu’il retient n’a rien à voir avec ce que tu voulais lui transmettre, parce qu’un enfant interprète avec son cœur, pas avec ta logique.

Il peut continuer à jouer, rire, parler de son école, demander un dessert, comme si tout allait pareil... puis se refermer sans prévenir. Pas pour te punir, pas pour faire un “caprice”, mais parce qu’il essaie de tenir debout avec des émotions trop grosses pour lui, et qu’il ne sait pas quoi en faire. Alors il observe, il s’adapte, il devient “facile” pour ne pas ajouter un problème de plus, ou au contraire “difficile” parce que c’est sa façon de dire : *« J’ai peur »* sans utiliser les mots.

Le piège, c’est qu’un enfant parle rarement de ce qui le touche vraiment. Il protège, il teste, il se tait, ou il explose pour un détail qui n’est pas le vrai sujet, parce que dire la vraie douleur demanderait d’être certain que ça ne va pas faire encore plus de mal à quelqu’un. Et toi, tu peux passer à côté en pensant que “ça va, il gère”, alors qu’il est juste en train de se débrouiller en silence.

Le plus dur à entendre, c’est que ton enfant ne souffre pas seulement de la séparation. Il souffre surtout de l’histoire qu’il se raconte tout seul pour comprendre ce qui se passe, et cette histoire-là peut le suivre longtemps.

Article en commentaire 👇

22/02/2026

Le “droit de correction” des parents, info ou intox ?

❌ Intox.
Depuis 2019, le droit de correction n’existe plus.

La loi dit simplement :

👉 Éduquer un enfant = sans violence
➡️ pas de claques
➡️ pas de fessées
➡️ pas d’humiliations

Une gifle “pour éduquer” n’est plus une excuse légale.
Après, la justice regarde toujours le contexte (gravité, répétition, âge de l’enfant).

Le message est clair :

la violence n’est pas un outil éducatif.

08/02/2026

Le silence du barreau : pourquoi les avocats ont du mal à demander de l'aide.: Derrière la rigueur, la plaidoirie et la maîtrise de soi, nombreux sont les avocats qui souffrent en silence. Le burn-out du barreau n'est plus une exception, mais une réalité croissante. Pourquoi cette profession, pourtant experte en défense, peine-t-elle à défendre sa propre santé mentale ? Décryptage des mécanismes psychologiques et culturels à l'origine de ce tabou. I. Une culture du “tenir bon” ancrée dès la formation. Le métier d'avocat repose sur une posture de force, de contrôle et de persuasion. Dès les premières années d'études, la pression s'installe : concours, stages, charge de travail, performance intellectuelle, attentes des clients et du cabinet. Peu à peu, se crée une croyance tenace : “je (...)

Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/silence-barreau-pourquoi-les-avocats-ont-mal-demander-aide,56045.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux

http://dlvr.it/TQpyrr

23/01/2026

Gaslighting et violences conjugales : le lien structurel

Dans les violences conjugales, le gaslighting n’est pas un “à-côté”.

C’est un outil de domination.

Il permet à l’auteur :
• de neutraliser la parole de la victime
• de rendre la violence invisible, y compris aux yeux de la victime elle-même
• de maintenir l’emprise sans forcément lever la main

👉 C’est ce qui explique pourquoi beaucoup de victimes disent :

“Je savais que ça n’allait pas… mais je n’arrivais plus à savoir quoi.”



Avant les coups : la violence psychologique

Dans énormément de situations, la chronologie est la suivante :
1. Dévalorisation
“T’es trop fragile / t’es chiante / personne te supporterait.”
2. Gaslighting
“J’ai jamais fait ça.”
“C’est toi qui interprètes.”
“Tu dramatises.”
3. Isolement
“Tes amis montent tout contre moi.”
“Ta famille te comprend pas.”
4. Inversion de la culpabilité
“Si je crie, c’est parce que tu me pousses à bout.”

➡️ La victime perd ses repères.
➡️ La violence devient “normale”, “logique”, “méritée”.

Quand les violences physiques arrivent, le terrain est déjà prêt.



Pendant les violences : nier, minimiser, retourner

Après un acte violent :
• ❌ “Je t’ai pas frappée, je t’ai juste poussée.”
• ❌ “T’exagères, regarde-toi, t’as rien.”
• ❌ “Si t’avais pas parlé comme ça, ça serait pas arrivé.”
• ❌ “Tu veux détruire ma vie.”

Le gaslighting permet :
• de nier la réalité matérielle
• de discréditer toute tentative de plainte
• de faire taire la victime

C’est pour ça que tant de femmes retirent plainte ou hésitent à parler.



Effets sur la victime : pourquoi c’est si dur de partir

Le gaslighting entraîne :
• une perte massive d’estime de soi
• une confusion cognitive (je sais plus si j’ai raison)
• une dépendance psychologique
• une peur de ne pas être crue

👉 La victime ne se dit pas :
“Il est violent.”
Elle se dit :
“Je suis peut-être injuste.”

Et ça, c’est redoutable.



D’un point de vue juridique (important ⚖️)

Le gaslighting entre pleinement dans :
• les violences psychologiques
• le harcèlement moral au sein du couple
• la stratégie d’emprise

Même sans coups, on peut caractériser :
• une atteinte à la santé psychique
• une répétition
• une intention de domination

La difficulté n’est pas la qualification.

👉 C’est la preuve, justement parce que le gaslighting détruit la confiance de la victime dans sa propre parole.

26/11/2025

🛑 “Si elle subit des violences, elle n’a qu’à partir.”

Une phrase qu’on entend trop souvent… et qui est totalement fausse.

👉 Si partir était simple, elle l’aurait déjà fait.

Pourquoi cette affirmation est dangereuse ?

🔹 1. Parce que l’emprise existe

Les violences commencent rarement par un coup.
Ça démarre par l’isolement, la culpabilisation, la dépendance financière, la peur…
Partir, quand on est sous emprise, ce n’est pas une porte qu’on franchit. C’est un mur.

🔹 2. Parce que le départ est le moment le plus dangereux

Les études le montrent :
➡️ Le risque d’homicide explose lors de la séparation.
“Elle n’a qu’à partir” revient donc à minimiser un danger mortel.

🔹 3. Parce qu’elle n’a peut-être nulle part où aller

Pas de revenus, pas de logement, des enfants à protéger…
Les violences fragilisent tout : psychiquement, financièrement, socialement.

🔹 4. Parce que les institutions ne facilitent pas toujours le parcours

Délais, procédures, manque d’hébergements, classements sans suite…
Le parcours d’une victime est souvent un marathon, pas un escalier de secours.



❗ La vraie question n’est pas :

“Pourquoi elle ne part pas ?”

La vraie question est :

“Pourquoi lui exerce-t-il des violences ? Et comment la protéger efficacement ?”



🫶 Soutenons les victimes.
🫶 Croyons-les.
🫶 Et surtout : arrêtons de leur faire porter la responsabilité des violences qu’elles subissent.

🛑🛑 le « elle » peut s’appliquer au « il »

20/11/2025

🔍 Atteinte sexuelle vs Agression sexuelle : la différence essentielle

1️⃣ L’atteinte sexuelle

👉 Définition :
Il s’agit d’un acte sexuel commis sans violence, contrainte, menace ni surprise.

👉 Éléments clés :
• Le point central : l’âge ou la capacité de consentir.
• On parle principalement d’atteinte sexuelle lorsque la victime est mineure de moins de 15 ans (ou 18 ans en cas d’inceste).
• Peu importe s’il n’y a pas de violence : la loi considère que le mineur ne peut pas consentir.

👉 Exemples :
• Touchers, attouchements, caresses à caractère sexuel sur un mineur de moins de 15 ans.
• Relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans, même “consenties” en apparence.

👉 La clé à retenir :
➡️ L’atteinte sexuelle = acte sexuel SANS violence, mais victime incapable de consentir.



2️⃣ L’agression sexuelle

👉 Définition :
C’est un acte sexuel imposé à une personne avec violence, contrainte, menace ou surprise.

👉 Éléments clés :
• La notion de violence, physique ou morale.
• Contrainte : pression psychologique, chantage, différence d’âge ou d’autorité, etc.
• Menace : explicite ou implicite.
• Surprise : acte imposé de manière inattendue ou profitant d’une situation (sommeil, alcoolisation, etc.).

👉 Exemples :
• Touchers forcés, baisers imposés, caresses non consenties.
• Profiter de la surprise ou de l’état vulnérable d’une personne.
• Toute tentative ou fait sexualisé imposé sur un majeur ou un mineur.

👉 La clé à retenir :
➡️ Agression sexuelle = acte sexuel AVEC violence, contrainte, menace ou surprise.

Bonjour à tous! Une étudiante recherche des témoignages de papas solos! Si vous avez un peu de temps à consacrer à son é...
13/11/2025

Bonjour à tous! Une étudiante recherche des témoignages de papas solos! Si vous avez un peu de temps à consacrer à son étude …. 😌

11/11/2025

🧾 Quand on refuse de prendre votre plainte – Le topo clair et net

Se présenter pour porter plainte et se faire dire “non”, c’est aussi désagréable qu’un cheval qui pile net devant l’obstacle. Mais rassurez-vous, la loi est de votre côté, et on va remettre les choses d’aplomb.



⚖️ 1. Ce que dit la loi

L’article 15-3 du Code de procédure pénale prévoit :

“Toute personne qui se prétend victime d’une infraction peut en porter plainte auprès de tout service de police ou de gendarmerie, qui est tenu de la recevoir.”

Autrement dit :
• Peu importe le lieu, le type de faits ou l’avis des agents.
• Le service doit enregistrer votre plainte.
• S’il estime ne pas être compétent, il la transmettra au bon service, mais il ne peut pas refuser de la prendre.



📬 2. Que faire si cela se reproduit ?

🐴 Option 1 – Écrire directement au procureur de la République
Vous pouvez adresser une plainte par courrier recommandé avec accusé de réception au procureur du Tribunal judiciaire du ressort où les faits ont eu lieu.

Votre courrier doit comporter :
• Vos nom, prénom, adresse et date de naissance,
• Un exposé clair et chronologique des faits,
• L’identité de la personne mise en cause (si vous la connaissez),
• Les documents ou preuves que vous avez.

Et vous pouvez ajouter cette phrase utile :

« Ma plainte n’a pas été enregistrée par le service de police/gendarmerie de [lieu], en violation de l’article 15-3 du Code de procédure pénale. »



🐎 Option 2 – Le rappel à l’ordre sur place
Si vous retournez au commissariat ou à la gendarmerie, restez calme et dites simplement :

« Vous avez l’obligation légale de recevoir ma plainte, quitte à la transmettre ensuite au service compétent. »

Et si, malgré cela, on refuse encore de vous écouter, vous pouvez adresser un courrier au chef de service (commissaire ou commandant de brigade). Cela a souvent pour effet de faire bouger les choses.



🐕 Option 3 – En cas d’inaction du parquet
Si le procureur ne répond pas dans un délai de 3 mois, ou s’il classe sans suite, il reste une voie plus formelle :

La plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction.
C’est une procédure plus longue, mais elle oblige l’ouverture d’une information judiciaire.



☕ 3. En résumé

Restez calme, clair et persévérant. Vous êtes dans votre droit.
L’administration peut parfois vous faire tourner un peu en rond, mais comme à cheval : on garde ses rênes, on regarde droit devant, et on avance.

20/06/2025

Tu as acheté une jument auprès d’un éleveur qui avait fait une saillie avant la vente, mais sans procéder à une échographie de contrôle. Il te l’a vendue en pensant qu’elle n’était pas gestante, et plusieurs mois après, paf : un poulain !

La question : À qui appartient le poulain ?



⚖️ Réponse juridique

👉 En principe, le poulain appartient au propriétaire de la jument au moment de la naissance, c’est-à-dire toi, sauf clause contraire au contrat de vente.

📚 Fondement juridique :
• Le Code civil (articles 546 et suivants) dispose que “la propriété d’une chose donne droit sur ce qu’elle produit”.
• En droit équin, la gestation est considérée comme un fruit à venir de la jument. Et le produit de l’animal (ici, le poulain) suit la propriété de la mère au moment de la naissance.

Donc, même si la saillie a eu lieu avant la vente, si le contrat ne prévoit rien de spécifique sur une gestation ou un poulain à naître, le poulain t’appartient.



⚠️ Mais attention à quelques cas particuliers :
#
1. Contrat de vente mentionnant une non-gestation :
Si le contrat contient une clause expresse précisant que la jument est vendue non gestante, alors cela peut constituer une erreur sur la substance ou un vice du consentement pour l’éleveur → il pourrait demander l’annulation ou une indemnisation, mais pas forcément revendiquer le poulain.
2. Volonté commune contraire :
Si vous avez tous les deux clairement voulu que le poulain, s’il venait à naître, reste la propriété de l’éleveur (par écrit ou preuve contraire), alors ça pourrait être invoqué — mais encore faut-il le prouver.
3. Problèmes de filiation / enregistrement SIRE :
Pense à déclarer le poulain auprès des haras (IFCE/SIRE) avec mention de la mère (la jument que tu possèdes) et de l’étalon. L’éleveur initial pourrait apparaître comme naisseur si la saillie est enregistrée à son nom, mais cela ne change pas la propriété juridique du poulain.



✅ En résumé :

Tu es propriétaire du poulain, sauf preuve d’un accord contraire. Le fait que l’éleveur n’ait pas su ou vérifié que la jument était gestante n’a pas d’impact sur ton droit de propriété.

Adresse

4 Boulevard Jean Jaurès
Pontoise
95300

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 19:00
Mardi 09:00 - 19:00
Mercredi 09:00 - 19:00
Jeudi 09:00 - 19:00
Vendredi 09:00 - 19:00

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