30/04/2026
Elle est arrivée en France en 2016, avec un visa étudiant et un projet clair : réussir ses études et construire sa vie ici.
Dix ans plus t**d, elle a tenu parole.
Deux masters obtenus.
Une stabilité acquise.
Une relation durable avec un ressortissant français, concrétisée par un PACS.
Une vie, tout simplement.
Et pourtant.
Un arrêté préfectoral vient de tomber.
Refus de séjour.
Obligation de quitter le territoire français.
Interdiction de retour sur le territoire français (IRTF).
Inscription au Système d’Information Schengen (SIS).
Comme si cela ne suffisait pas, une mention interpelle immédiatement : « célibataire ».
Comme si ces années, ces attaches, cette réalité de vie n’existaient pas.
Et plus grave encore : aucune de ces mesures n’est réellement justifiée.
Ni sur sa situation personnelle.
Ni sur sa vie familiale. 
Ni sur son parcours en France.
C’est souvent ainsi que ces décisions arrivent : froides, standardisées, déconnectées de la réalité humaine qu’elles prétendent juger.
Mais juridiquement, cette histoire est loin d’être terminée.
Parce qu’une OQTF n’est jamais une fatalité.
Parce qu’un recours peut être exercé dans un délai de 30 jours.
Parce que ce recours suspend immédiatement l’exécution de la mesure.
Parce que l’administration n’a pas le droit de se tromper sur les faits — et encore moins d’ignorer un PACS avec un ressortissant français.
Parce qu’une IRTF et un signalement au SIS doivent être spécifiquement motivés, et ne peuvent pas être prononcés de manière automatique.
Parce que dix années de présence régulière en France ne sont pas anodines, et pèsent lourd dans l’appréciation du juge au regard du droit au respect de la vie privée et familiale.
Et surtout, parce que derrière chaque dossier, il y a une vie réelle, qui mérite un examen sérieux.
Ce type de situation, je l’ai encore rencontrée la semaine dernière lors d’une consultation et je le rencontre malheureusement régulièrement :
des décisions prises trop vite,
des motivations insuffisantes,
des éléments essentiels ignorés,
des parcours solides fragilisés en quelques lignes.
En droit des étrangers, chaque détail compte.
Chaque pièce.
Chaque délai.
Et souvent, tout se joue dans la réactivité.
Vous êtes concerné par un arrêté de refus de séjour, un délai d’instruction long qui entraîne une rupture ou des pertes de droits sociaux, une OQTF, une IRTF ?
Ou quelqu’un de votre entourage ?
Ne laissez pas passer le délai sans agir. Vous avez des droits. Protégez-les. Aucune administration ne le fera pas à votre place.
📩 𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?
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Maître 𝐀𝐥𝐢𝐨𝐮𝐧𝐞 𝐁. 𝐋𝐘 (𝐀𝐁𝐋𝐘), Droit Public | Droit de la sécurité privée | CNAPS | droit des Étrangers et de la nationalité | recours administratifs, | Île-de-France et toute la France), avec une offre dédiée France–Sénégal.