Rominger Avocats Paris

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Préjudice corporel : indemnisation des victimes d'accidents et d'agressions, faute inexcusable de l'employeur, blessures, lésions, mutilations,

Divorce et droit de la famille, Séparation hors mariage, résidence des enfants, Successions, tutelles et curatelles, obligés alimentaires, indivision,

Accidents médicaux, infections nosocomiales, erreur médicales, et déontologie médicale. Contentieux de la Responsabilité générale et des vices de construction, vices cachés

Quel que soit votre problème, contactez-nous. Nous serons là, à vos côtés, et devant vous pour plaider votre dossier et défendre vos intérêts et votre liberté. Charles Rominger - Cabinet Rominger Avocats

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Violences sexuelles dans le cinéma, la musique et la mode : la parole se libèreLe monde du spectacle ne se limite pas à ...
29/05/2026

Violences sexuelles dans le cinéma, la musique et la mode : la parole se libère

Le monde du spectacle ne se limite pas à l'industrie du X. Les affaires récentes – Depardieu, Jacquot, Berry, Bruel, mais aussi Weinstein ou R. Kelly – montrent que le cinéma, la mode, la télévision ou la musique sont traversés par des mécanismes d'emprise, d'abus de pouvoir et de silence imposé.

Castings ambigus, pressions, harcèlement, agressions… Derrière l'image glamour, de nombreuses victimes – célébrités comme jeunes débutants, mannequins, figurants, danseuses ou techniciens – dénoncent des comportements longtemps banalisés.

Le droit s'applique à tous, quelle que soit la notoriété. Agression sexuelle : jusqu'à 7 ans de prison et 100 000 € d'amende. Viol : jusqu'à 20 ou 30 ans de réclusion criminelle. La prescription peut aller jusqu'à 30 ans pour les victimes mineures.

Libérer la parole, c'est essentiel. , , ont changé la donne. Mais les mécanismes de protection restent encore insuffisants dans certains environnements professionnels.

Que vous soyez victime ou mis en cause, célébrité ou anonyme, le Cabinet Rominger Avocats vous accompagne avec confidentialité, rigueur et humanité, dès les premières étapes (plainte, audition, enquête, procès). Constitution de partie civile, saisine d'un juge d'instruction, indemnisation via le FGTI, tribunal correctionnel ou Cour d'assises, procès difficile ou plus traditionnel peu nous importe : nous intervenons en toute discrétion et à vos côtés.

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Violences sexuelles dans le cinéma, la mode et le spectacle : comprendre les enjeux juridiques, les recours possibles et l’accompagnement proposé par Rominger Avocats.

Enlèvement international d’enfant et retour de l’enfant déplacé à l’étrangerLe cabinet est régulièrement saisi de questi...
29/05/2026

Enlèvement international d’enfant et retour de l’enfant déplacé à l’étranger

Le cabinet est régulièrement saisi de questions qui sont à la frontière du droit pénal et du droit de la famille et des personnes.

Au cours des mois de mai juin, juillet et août, les parents sont parfois confrontés à des situations dramatiques de déplacement, des enfants et d’enlèvement ou de séquestration à l’étranger.

Parfois, le parent est confronté au refus de l’enfant/adolescent de rentrer au domicile. Celui-ci dénonce à des tiers ou son père ou sa mère avec lequel ou laquelle il ne vit pas des violences physiques sexuelles et ou morale qui crient commises par le nouveau conjoint ou la nouvelle conjointe. Il se réfugie chez les parents /beaux parents voir grands parents chez qui sa résidence habituelle n’a pas été fixée. Il peut se agir aussi d’informations préoccupante (IP) et d’ordonnance de placement provisoire de l’enfant chez ce parent sans que le parent au domicile duquel ont lieu les maltraitances et violences n’en soit informé immédiatement.

Parfois, les enfants sont invités/incités (voir manipulés ?) pour refuser de rentrer au domicile de celle ou celui chez qui sa résidence habituelle a été convenu ou fixée judiciairement.

Parfois, encore dans lesquels les plus gras et dramatique, l’enfant est une source de vengeance pour le parent qui est arrêté une conjointe ou un conjoint délaissé, et qui entend désormais faire obstacle, relation entre son ex compagne ou son ex compagnon, et l’enfant. Les cas les plus graves sont bien sûr, ceux où il y a une atteinte à l’intégrité physique de l’enfant, soit par des violences physique ou sexuelle ou morale, soit par une atteinte à leur vie.

De manière plus mesurée, la frustration de la séparation n’est pas toujours bien gérée. Les parents qui refont leur vie ou qui obtiennent une promotion ou une mutation professionnelle sont enclins à vouloir partir rapidement avec l’enfant, sans modifier les conditions consensuel judiciaire de la prise en charge de l’enfant.

L’enlèvement international d’enfant survient lorsqu’un parent emmène ou retient un enfant dans un autre pays sans l’accord de l’autre parent titulaire de l’autorité parentale ou en violation d’une décision de justice. Ces situations apparaissent souvent dans des contextes de séparation conflictuelle, de divorce ou de litiges relatifs à la résidence de l’enfant.

Au-delà du drame familial, l’enlèvement international d’enfant constitue une question juridique complexe qui mobilise le droit international, le droit de la famille et les juridictions de plusieurs États.

La notion d’enlèvement international d’enfant

En droit, l’enlèvement international d’enfant est caractérisé lorsque l’enfant est déplacé ou retenu à l’étranger en violation du droit de garde exercé par l’autre parent. Ce droit de garde peut résulter d’une décision judiciaire ou découler de l’exercice conjoint de l’autorité parentale.

Le déplacement devient alors illicite dès lors qu’il prive l’autre parent de son droit de participer aux décisions concernant la vie de l’enfant et de maintenir une relation avec lui.

La Convention de La Haye et le retour de l’enfant

La gestion de ces situations repose en grande partie sur la Convention de La Haye de 1980 relative aux aspects civils de l’enlèvement international d’enfants. Ce texte international vise à garantir le retour rapide de l’enfant dans son pays de résidence habituelle afin que les juridictions compétentes puissent statuer sur la situation familiale.

L’objectif n’est pas de décider quel parent doit obtenir la garde de l’enfant, mais de rétablir la situation antérieure à l’enlèvement afin que le litige soit tranché par les tribunaux du pays où l’enfant vivait habituellement.

La procédure de retour de l’enfant

Lorsqu’un enlèvement international est constaté, le parent victime peut saisir l’autorité centrale de son pays afin d’engager une procédure de retour. Cette démarche déclenche une coopération entre les autorités des deux États concernés, dans le but de localiser l’enfant et d’obtenir sa restitution.

Les juridictions du pays dans lequel l’enfant a été emmené examinent alors la demande de retour. Elles doivent en principe ordonner le retour rapide de l’enfant, sauf dans certaines situations exceptionnelles.

Les exceptions au retour de l’enfant

Le retour de l’enfant peut être refusé dans des cas très limités. Les juridictions peuvent notamment refuser la restitution si celle-ci expose l’enfant à un danger grave ou à une situation intolérable. Le refus peut également être envisagé lorsque l’enfant s’oppose lui-même à son retour et qu’il est considéré comme suffisamment mature pour exprimer une opinion.

Ces exceptions sont toutefois interprétées de manière stricte afin d’éviter que l’enlèvement ne devienne un moyen de contourner les décisions judiciaires.

Les conséquences pour les parents

L’enlèvement international d’enfant peut entraîner des conséquences juridiques importantes pour le parent à l’origine du déplacement. Outre les procédures civiles visant au retour de l’enfant, des poursuites pénales peuvent être engagées dans certains cas, notamment lorsque le déplacement viole une décision de justice.

La situation peut également compliquer considérablement les procédures relatives à l’autorité parentale et à la résidence de l’enfant.

Les enjeux psychologiques pour l’enfant

Au-delà des questions juridiques, l’enlèvement international d’enfant a souvent un impact psychologique important. L’enfant se retrouve au cœur d’un conflit parental intense et peut être confronté à un changement brutal de pays, de langue, d’école et d’environnement.
Les juridictions sont particulièrement attentives à la stabilité de l’enfant et à la préservation de ses relations avec chacun de ses parents. Le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant reste la référence centrale dans toutes les décisions judiciaires.

L’importance de l’accompagnement par un avocat

Les dossiers d’enlèvement international d’enfant sont particulièrement complexes. Ils impliquent plusieurs systèmes juridiques, des procédures urgentes et une coordination entre autorités nationales et étrangères. L’intervention d’un avocat est essentielle pour engager rapidement les démarches nécessaires, préparer le dossier et défendre les droits du parent victime.

L’avocat intervient également pour accompagner les familles dans un contexte souvent très éprouvant sur le plan émotionnel.

Rominger Avocats intervient dans les litiges familiaux internationaux

Le cabinet Rominger Avocats accompagne les parents confrontés à des situations d’enlèvement international d’enfant. Nous intervenons pour engager les procédures de retour, analyser les décisions judiciaires étrangères et défendre les droits parentaux devant les juridictions compétentes.

Notre approche combine expertise juridique et attention particulière aux enjeux humains propres aux conflits familiaux internationaux.

Si vous êtes concerné(e), contactez-nous. Nous serons là.

Charles Rominger - Cabinet Rominger Avocats
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Scandale du périscolaire parisien et droits des familles Le scandale du périscolaire parisien a profondément bouleversé ...
28/05/2026

Scandale du périscolaire parisien et droits des familles

Le scandale du périscolaire parisien a profondément bouleversé de nombreuses familles. Lorsqu’un enfant est victime de violences dans un lieu où il aurait dû être protégé, la confiance envers l’institution scolaire est brutalement remise en cause. Pour les parents, la situation est d’autant plus difficile qu’elle mêle choc, incompréhension, colère et besoin urgent d’être accompagnés.

Face à des faits aussi graves, les familles disposent de droits. Elles peuvent agir pour faire reconnaître les faits, protéger leur enfant, obtenir réparation et engager, lorsque cela est possible, la responsabilité des personnes ou institutions concernées.

Comprendre le scandale du périscolaire parisien

Depuis plusieurs années, différentes affaires ont mis en lumière des agressions et violences présumées commises dans le cadre du périscolaire parisien. Plusieurs écoles ont été concernées, avec des signalements visant principalement des animateurs ou personnels intervenant auprès de jeunes enfants.

Au-delà des faits eux-mêmes, ces affaires interrogent fortement le fonctionnement des dispositifs de surveillance, de signalement et de réaction des institutions. Des familles dénoncent des alertes insuffisamment prises en compte, des délais importants dans la communication des informations, ou encore des décisions ayant pu exposer d’autres enfants à des risques.

Ces situations rappellent une réalité essentielle : lorsqu’un enfant est confié à une structure scolaire ou périscolaire, l’institution doit assurer sa sécurité. En cas de défaillance, la responsabilité des auteurs peut être recherchée, mais aussi celle des structures chargées de l’encadrement.

Quels sont les droits des parents d’un enfant victime ?

Les parents d’un enfant victime peuvent engager plusieurs démarches. La première consiste à déposer plainte afin qu’une enquête soit ouverte et que les faits soient examinés par la justice. Dans les affaires de violences sexuelles sur mineur, les délais de prescription sont particulièrement longs, car ils courent généralement à partir de la majorité de la victime.

Les familles peuvent également se constituer partie civile. Cette démarche permet d’avoir accès au dossier, de suivre l’évolution de la procédure et de demander réparation pour les préjudices subis par l’enfant. Selon les cas, une action peut aussi être envisagée contre l’institution concernée, notamment en cas de défaut de surveillance, de mauvaise gestion des alertes ou de manquement à l’obligation de protection.

L’enfant peut obtenir une indemnisation pour son préjudice moral, ses souffrances, les conséquences psychologiques, les frais de suivi médical ou psychologique, ainsi que les répercussions durables sur son développement. Les parents peuvent également faire valoir leur propre préjudice, notamment le préjudice d’affection et les frais engagés pour accompagner leur enfant.

Les premières démarches à effectuer

Lorsqu’un parent pense que son enfant a pu être victime, la priorité est d’assurer sa sécurité et sa prise en charge. Une consultation médicale ou psychologique peut permettre d’évaluer son état, de recueillir sa parole dans un cadre adapté et d’établir les premiers éléments utiles à la procédure.

Il est important de ne pas forcer l’enfant à répéter les faits à plusieurs reprises. Les professionnels spécialisés, notamment les unités médico-judiciaires, sont formés pour recueillir la parole des mineurs dans des conditions protectrices.

Le dépôt de plainte doit ensuite être réalisé auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie. Les parents peuvent également signaler les faits à la direction de l’école et aux services compétents, de préférence par écrit, afin de conserver une trace des démarches effectuées.

Pourquoi se faire accompagner par un avocat ?
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Ces procédures sont souvent longues, éprouvantes et complexes. Un avocat permet aux familles de comprendre leurs droits, de préparer les démarches, de se constituer partie civile et de demander les actes nécessaires à l’avancement du dossier.

L’accompagnement juridique est également essentiel pour solliciter une indemnisation, notamment auprès du Fonds de Garantie des Victimes d’Infractions, lorsque les conditions sont réunies. Cette voie peut permettre d’obtenir une provision sans attendre la fin de la procédure pénale.

Dans ce type d’affaire, l’avocat joue aussi un rôle de soutien stratégique. Il veille à ce que le dossier ne reste pas bloqué, accompagne les parents dans leurs échanges avec les institutions et défend les intérêts de l’enfant à chaque étape.

Le rôle du Cabinet Rominger Avocats

Le Cabinet Rominger Avocats accompagne les familles confrontées à des violences commises dans un cadre scolaire ou périscolaire. Son intervention permet d’analyser la situation, d’identifier les responsabilités possibles, de préparer les démarches pénales et civiles, et de défendre les droits de l’enfant victime.

Dans ces affaires sensibles, l’objectif est d’obtenir la reconnaissance des faits, la protection de l’enfant, la condamnation des responsables lorsque les faits sont établis, ainsi qu’une indemnisation complète des préjudices subis.

Chaque situation mérite une analyse personnalisée, car les démarches à engager dépendent des faits, des preuves disponibles, de l’état de la procédure et des besoins de la famille.

CONTACTEZ LE CABINET ROMINGER AVOCATS

Mon enfant ne parle pas clairement des faits, est-ce que je peux quand même agir ?

Oui. Les jeunes enfants n’ont pas toujours les mots pour expliquer ce qu’ils ont vécu. Certains comportements inhabituels, changements d’attitude, troubles du sommeil, angoisses ou refus d’aller à l’école peuvent déjà être des signaux importants. Même en cas de doute, il est possible de consulter un professionnel de santé et de demander conseil à un avocat.

Peut-on porter plainte contre la mairie ou seulement contre l’auteur présumé ?

Selon les circonstances, une action peut être engagée contre l’institution responsable de l’encadrement des enfants. Lorsqu’il existe des défaillances dans la surveillance, le traitement des signalements ou la protection des mineurs, la responsabilité de la structure peut également être recherchée.
Combien de temps dure ce type de procédure ?
Les procédures liées aux violences sur mineurs peuvent être longues, notamment lorsqu’une enquête approfondie est ouverte. Plusieurs expertises et auditions peuvent être nécessaires. Toutefois, certaines démarches d’indemnisation peuvent être engagées avant la fin du procès afin d’aider les familles plus rapidement.

Mon enfant peut-il être indemnisé même si l’auteur n’est pas condamné immédiatement ?

Dans certains cas, oui. Le Fonds de Garantie des Victimes d’Infractions peut permettre d’obtenir une indemnisation ou une provision avant la décision définitive du tribunal, notamment pour les faits les plus graves.

Pourquoi se faire accompagner rapidement par un avocat ?

Un avocat permet de sécuriser les démarches dès le début de l’affaire, de protéger les droits de l’enfant et d’éviter certaines erreurs dans la procédure. Il accompagne également les familles dans les échanges avec les institutions et dans les demandes d’indemnisation.

Si vous êtes concerné(e), contactez-nous. Nous serons là.

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28/05/2026

Scandale du périscolaire parisien : votre enfant mérite justice, les parents et les familles méritent soutien

Ce que vivent les familles dont l'enfant a été victime d'une agression dans le périscolaire parisien est d'une violence particulière : la confiance accordée à l'institution scolaire a été trahie, l'enfant a souffert là où il devait être protégé, et la lenteur des procédures risque d'aggraver un sentiment d'impuissance et d'abandon.

Plusieurs affaires de violences physiques et sexuelles sur le temps périscolaire ont émergé depuis fin 2023, dans toute la France, mais principalement à Paris. Dans la capitale, 78 agents de la ville ont été suspendus depuis janvier 2026, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur des enfants. Le parquet de Paris a par ailleurs ouvert des enquêtes pour de possibles violences dans 85 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches.

La mairie de Paris emploie des milliers d'animateurs périscolaires, dont une part significative sous statut précaire — vacataires, contractuels, remplaçants. Le contrôle systématique du casier judiciaire (extrait B3) est obligatoire pour les personnes au contact de mineurs. Des enquêtes ont montré que ce contrôle n'était pas toujours effectué dans les délais ou avec la rigueur nécessaire pour les catégories d'emploi les plus précaires. Cette carence procédurale constitue une négligence dans l'obligation de surveillance que la Ville assume envers les enfants qui lui sont confiés.

La chronologie est glaçante :

Octobre 2023 : Le bibliothécaire de la maternelle Emeriau (15ème arrondissement), âgé de 58 ans, est mis en examen pour agression sexuelle sur un enfant de trois ans. Il est suspendu par la mairie de Paris. Une enquête administrative est engagée mais ses conclusions ne seront communiquées aux parents que fin janvier 2026 — plus de deux ans après les faits.

Octobre 2024 : Un animateur de l'école Parmentier (11ème arrondissement) est suspendu à la suite d'une première plainte pour des agressions commises pendant l'année scolaire 2024-2025.

Novembre 2025 : Le parquet de Paris annonce que 15 enquêtes sont en cours pour des agressions sexuelles sur des enfants de moins de cinq ans dans des écoles maternelles parisiennes. Les signalements concernent "quasi exclusivement des animateurs périscolaires". Une "recrudescence importante du nombre de signalements" est documentée. Deux nouvelles suspensions d'animateurs à la maternelle Faidherbe (11ème). La mairie de Paris présente un plan d'action inédit.

Janvier 2026 : L'émission Cash Investigation diffuse une enquête sur les conditions d'encadrement des enfants dans le périscolaire parisien. L'affaire prend une dimension nationale. Les parents de l'école Paul-Dubois (3ème arrondissement) révèlent que leurs plaintes datent de sept ans et craignent un non-lieu. La mairie communique enfin aux parents de l'école Emeriau les conclusions de l'enquête administrative — plus de deux ans après son déclenchement.

Début 2026 : Un animateur de l'école Saint-Dominique (7ème arrondissement) est déplacé malgré des signalements de cris et violences psychologiques vers l'école Volontaires (15ème arrondissement). 78 animateurs ont été suspendus dont 31 pour soupçons d'abus sexuels. L'affaire s'invite dans la campagne des élections municipales de Paris.

3 avril 2026 : Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, présente un plan d'action chiffré à une vingtaine de millions d'euros pour le périscolaire.

5 mai 2026 : Premier procès du scandale : un animateur de 47 ans est jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement et agressions sexuelles sur neuf enfants de CM2 (école du 11ème arrondissement). Les faits : surnoms obscènes, récits de viols et meurtres racontés aux enfants, câlins non consentis, attouchements sur la poitrine.

Le 20 mai, le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris prend une nouvelle ampleur avec l'arrestation d'une dizaine d'animateurs des écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld ce mercredi 20 mai.

Les différentes interpellations portent sur des faits de nature et de gravité différentes. Il est question de viols dans certains dossiers, d'agressions ou exhibitions sexuelles dans d'autres ou encore de gestes ou de comportements décrits comme excessifs, pouvant être qualifiés de violences.

Ne restez pas seules et seuls.

Contactez nous. Le Cabinet Rominger Avocats accompagne ces familles avec la discrétion, la rigueur et la détermination que chaque dossier exige.

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28/05/2026

— Ce que la parole de Flavie Flament nous oblige à regarder en face

Les français sont-ils voués à entretenir une forme de complaisance et de clémence envers les personnes mises en cause pour des faits d’agressions sexuelles, spécialement pour des faits commis à l’encontre des enfants ?

« Tous les frères font cela » écrivait de manière glaçante laurent BOYET dans son livre.
Non, ce n’est pas vrai. C’est même faux. Les règles sociales, morales, juridiques disent le contraire.

Laurent le dit, le répète , le crie, le hurle comme une souffrance qui le dévore malgré le temps qui passe.
Ce n’est pas normal. Ce sont des violences graves et inacceptables. Selon la Loi, ce sont des crimes, parmi les plus graves. Ils sont sévèrement punis par la loi, notre Codex commun. Personne ne dit d’ailleurs que les peines sont trop lourdes, bien au contraire. Le consensus est inverse.

Et pourtant, demeure une forme de complaisance et de clémence envers les personnes mises en cause pour des faits d’agressions sexuelles, spécialement pour des faits commis à l’encontre des enfants

Les témoignages et prises de parole au quotidien de Laurent Boyet sont inestimables.
Contre le silence, contre les violences. Contre l’isolement. Contre la complaisance anormale. Contre l’institution.

Pour les victimes, pour les enfants.

Le Parallèle peut à notre sens être établi avec une autre personne qui s’inscrit actuellement dans ce parcours de Sisyphe. Les Victimes la portent sur elle, cette souffrance et leur devoir de justification incessante de leur révolte contre cette ignominie et l’urgence d’agir.

Le 15 mai 2026, Flavie Flament a révélé publiquement son identité et confirmé avoir déposé, le 13 mai, une plainte avec constitution de partie civile pour viol sur mineur devant la doyenne des juges d’instruction du Tribunal judiciaire de Paris.

Les faits qu’elle décrit sont précis, datés, circonstanciés : 1991, elle a 16 ans, elle se rend au domicile de Patrick Bruel à Neuilly-sur-Seine après l’enregistrement d’une émission de télévision. Elle affirme avoir été droguée, puis violée.

Flavie Flament n’est pas une inconnue dans ce débat. Elle est l’autrice de La Consolation (2016), ouvrage dans lequel elle témoignait — sans nommer son agresseur — de ce qu’elle avait vécu. Elle a ensuite été auditionnée à l’Assemblée nationale et a directement contribué aux travaux parlementaires ayant conduit à l’allongement des délais de prescription pour les violences sexuelles commises sur mineurs. Elle a construit, brique par brique, un engagement public sur ce sujet. Ce n’est pas une prise de parole impulsive.

Elle avait déjà témoigné anonymement dans Mediapart sous le pseudonyme “Eva”. La cohérence de son récit avec celui d’une trentaine d’autres femmes qui accusent Patrick Bruel depuis mars 2026 n’est pas un détail.

Sur le plan juridique, la question est posée :

Les faits remontent à 1991. Avec une majorité intervenue en 1992, le délai de 30 ans prévu depuis la réforme de 2018 est a priori échu en 2022 — soit avant le dépôt de la plainte. C’est précisément pourquoi le débat sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, auquel Flavie Flament a contribué, n’a jamais été aussi urgent.
Le Parquet de Nanterre, qui centralise désormais toutes les procédures, a néanmoins décidé d’enquêter. La procureure de la République de Paris l’a dit clairement : même en cas de probable prescription, on enquête dès lors que la victime était mineure au moment des faits.

C’est précisément le sens de la réforme à laquelle Flavie Flament a contribué.

Ce que cette affaire nous dit, au fond :

Il ne s’agit pas de choisir entre présomption d’innocence et parole des victimes. Ces deux principes ne sont pas antagonistes — ils sont les deux jambes d’un État de droit qui se tient debout et qui doit marcher droit. La présomption d’innocence s’applique jusqu’à la condamnation définitive.
Elle ne signifie pas pour autant que la parole d’une victime doit être tue, minimisée ou ignorée. Bien au contraire, une écoute attentive et précisée doit lui être réservée.

A fortiori quand il y en a une trentaine, évidemment.

Quand une femme comme Flavie Flament — publiquement engagée, auditionnée par le Parlement, reconnue pour la cohérence de son parcours — prend la parole avec ce niveau de précision et de risque personnel, la question de la crédibilité ne se pose quasipent plus.
Nous ne sommes plus dans le cas de figure de déclarations fantasques ou ubuesques, non circonstanciées, vagues et imprécises dans le temps, voire tout simplement impossibles…

Et même évoquer cela, comme cela, est outrageusement violent par les personnes « anonymes »qui n’osent pas déposer plainte, malgré la réalité de leurs agressions. C’est risquer de porter involontairement atteinte à la future crédibilité des plaignantes et des témoins.

De surcroît, la personne mise en cause, Patrick Bruel, reconnaît les relations intimes. Il se retranche toutefois selon ses déclarations et celles de son entourage, derrière, selon lui, des relations qui auraient été consenties.

Par delà le contexte d’une mineure fragile et vulnérable confrontée à une personne publique starisée à l’extrême au niveau national et international, il ne faut pas oublier que la personne mise en cause est deux fois plus âgée. La plaignante est une jeune mineure. Elle décrit être dans son appartement et qu’il ne pouvait pas ignorer son jeune âge.

Vient aussi poindre dans le débat, aussi, la question sensible d’un processus éventuel de soumission chimique.
Ces déclarations convergent avec celles d’autres victimes qui décrivent le même mode opératoire : la consommation de thé ou d’eau au goût particulier. Puis le black out. Et les stigmates de rapports sexuels non consentis, de douleurs, et de fluides corporels qui s’écoulent.

Ainsi, ce qui se pose réellement pour les personnes et citoyens qui suivent de près ou de loin cette actualité, c’est la question de la réponse institutionnelle, judiciaire et sociale que nous sommes capables de lui apporter.

Le Canada a déjà répondu : les concerts sont annulés.

La Belgique s’interroge.

La France …. réagira sans doute plus t**d.

Flavie Flament a raison. Chacun s’interroge. Chacun prend sa responsabilité. Et une personne publique, une star, se ressource chaque jour sur scène avec son public et ses fans, parfois aveuglés.

En tant qu’avocat pénaliste, défenseur de victimes et souvent des enfants, je considère que cette affaire dépasse la personne de Patrick Bruel. Elle illustre les limites de nos outils juridiques face au temps, au silence imposé, et au pouvoir.

Pour autant, il déborde sans doute cette question.Nombreuses sont les « courageuses voix » qui disent « enfin », ou encore « nous savions toutes », « c’était un secret de polichinelle ».

Qu’ont fait avant, ceux qui disent aujourd’hui “qu’il savaient” ? C’est un peu t**d sans doute pour se vanter

Et nous, les avons nous entendus, les avons nous écoutés ?
En vérité, savions nous ?
Nous, quidams et tartempions, en vérité, le savions-nous …?
Nous en doutions nous ?
Avons-nous accepté de passer outre pour quelques accords ?

Moralement, sommes-nous complices en portant aux nues des agresseurs et en les acclamant ? La réponse est oui.

Pour les nombreuses plaignantes, assurément cela intervient trop t**d.

Et d'ailleurs, « L’artiste » n’avait peut-être que peu caché certaines situations, inévitablement réinterprétées à la lumière des faits. La parole est à la prudence au regard de son statut d'innocent légalement présumé.

Mais tout de même, certains paragraphes de la chanson « casser la voix » laissent aujourd’hui perplexes et sonnent différemment sans doute .

Chacun se fera son opinion, et mettra à l’épreuve sa propre complaisance éventuelle.
La Justice poursuivra son chemin, et tranchera.

Merci Laurent.
Merci Flavie.
Le combat continue. Nous vous soutenons.

Pour les autres contactez nous. Nous serons avec vous.

Charles Rominger
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