10/04/2026
Airbnb, la porte d'entrée pour l'occupation illégale.
Le 29 mars dernier, un propriétaire découvre que son logement - loué quelques jours plus tôt via Airbnb - servait de base à un réseau de prostitution.
Ce n'est pas un cas isolé. Et, en tant qu’avocat intervenant régulièrement sur ces dossiers, je ne suis malheureusement pas surpris.
Voici ce que j'observe depuis mon cabinet :
Airbnb est devenu un vecteur légal d'entrée dans un logement. Ce que les squatteurs ont compris, c'est qu'en passant par la plateforme, ils ne sont plus squatteurs — ils sont "occupants sans droit ni titre". Une nuance juridique qui change tout.
Et c'est là qu'ils sont forts.
Car la procédure d'expulsion d'un occupant sans droit ni titre est bien plus longue, plus complexe et plus coûteuse que celle prévue pour les squatteurs classiques. Pas d'intervention rapide des forces de l'ordre. Pas de procédure d'urgence simplifiée. Du contentieux. Des mois. Des frais.
Et pendant ce temps, le logement peut être utilisé à des fins illégales.
La loi évolue. Les pratiques frauduleuses aussi.
Lien de l’article : https://www.lanouvellerepublique.fr/cher/bourges-loue-sur-airbnb-par-un-reseau-de-prostitution-son-logement-est-pris-d-assaut-par-la-police-1775664616
Un propriétaire a appris, dimanche 29 mars, que son logement de Bourges (Cher), loué cinq jours plus tôt sur Airbnb, avait été utilisé par un réseau de prostitution. Le Raid y a fait irruption pour interpeller six personnes.