24/03/2026
𝐋𝐞 𝐥𝐢è𝐯𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐨𝐫𝐭𝐮𝐞 (à 𝐥'è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐈𝐀)
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Un lièvre se vantait, en comité de direction,
d'avoir déployé l'IA dans toutes ses divisions.
« Mes équipes vibent, mes process sont augmentés -
qui donc, dans ce siècle pressé, peut prétendre me dépasser ? »
La tortue observait. Elle ne disait mot.
Elle avait vu les tableaux de bord, lu les verbatims, les rapports.
Elle savait que personne n'avait tranché - ni cap, ni nord.
Que les outils avaient été adoptés dans l'illusion du fort,
Que l'IA avait proliféré dans les marges, sans mandat, sans effort.
Il accéléra. Il vibecoda. Pensa scaler.
Sans comprendre ce qu'il construisait.
Il coupa les coins. Il sauta les étapes.
Ses données circulaient sans que personne sache où elles dérivaient.
Un jour, un investisseur posa froidement :
« Le FOMO, c'est bien. Le ROI, c'est autrement.
Qui a pensé l'architecture ? Qui tient les rênes ?
Ou courez-vous, messieurs, pour courir sans peine ? »
Silence.
La tortue avait posé ces questions six mois plus tôt.
On lui avait ri au museau.
Rien ne sert de vibe-coder ; il faut penser à point. L'un courut sans comprendre, et l'autre arriva loin.