30/06/2026
Le retrait de l’exercice de l’autorité parentale peut-il être prononcé sans demande du parent victime ? La chambre criminelle répond clairement oui.
La décision du 13 mai 2026 confirme qu’un parent condamné pour harcèlement conjugal peut se voir retirer l’exercice de l’autorité parentale sur le fondement de l’article 378 du code civil. La juridiction pénale peut prononcer cette mesure d’office, dès lors que les conditions légales sont réunies et que l’intérêt de l’enfant le justifie.
Cette solution s’inscrit dans une évolution de fond : les violences psychologiques et le harcèlement conjugal sont pleinement pris en compte dans l’appréciation des manquements graves aux devoirs parentaux. Le point central est clair : la mesure vise la protection de l’enfant, et non la seule réaction à une demande formulée par l’autre parent.
Autre précision utile : le retrait de l’exercice de l’autorité parentale ne supprime pas automatiquement tout lien juridique ou personnel avec l’enfant. Il ne retire pas la titularité, n’exclut pas nécessairement un droit de visite et peut faire l’objet d’une mainlevée.
Une décision qui précise le rôle du juge pénal et le cadre de protection de l’enfant dans les situations de violences intrafamiliales.
Harcèlement conjugal et retrait de l’exercice de l’autorité parentale : la mesure n’est pas conditionnée à la demande du parent victime