HAAS Société d'Avocats

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Haas Société d’Avocats conseille les entreprises, les institutions publiques ou privées et leurs dirigeants sur les conséquences juridiques de leurs décisions et de leurs modes de gestion dans le domaine de la Propriété intellectuelle et du droit des nouvelles technologies. Nous assurons une défense dynamique des intérêts de nos clients devant les juridictions civiles, commerciales, pénales, arbitrales tant en première instance que devant la Cour d’Appel

Pour comprendre ce silence, il faut saisir une distinction fondamentale parfois méconnue : La CNIL n’a pas du tout les m...
26/05/2026

Pour comprendre ce silence, il faut saisir une distinction fondamentale parfois méconnue : La CNIL n’a pas du tout les mêmes obligations envers le plaignant et envers l’organisme visé par la plainte.

C’est là toute la clé du problème.

👉 Une asymétrie d’information inscrite dans le RGPD

Du côté du plaignant, le RGPD est clair : la CNIL doit l’informer de l’avancement de son dossier, en général dans un délai de 3 mois.
⚖️ C’est une obligation, pas une option.

Mais du côté de l’organisme mis en cause, c’est différent.
Aucune obligation légale d’informer l’entreprise qu’une plainte la concerne, ni de lui communiquer un quelconque calendrier.

Cette asymétrie explique en très grande partie l’attente que subissent les organismes visés.

⚠️ Le règlement intérieur de la CNIL va même plus loin.

Il précise que l’information de l’organisme visé n’est pas systématique.
Si la commission estime qu’un contrôle surprise est nécessaire pour constater les faits dans les meilleures conditions, elle peut tout à fait décider de ne prévenir personne.

💡 Le parcours d’une plainte RGPD au sein de la CNIL

Pour mieux appréhender les délais, il est utile de comprendre ce qui se passe concrètement une fois qu’une plainte arrive sur le bureau de la CNIL.

Le parcours est méthodique et se déroule en plusieurs étapes :

• Le tri initial : la commission vérifie si la plainte est recevable, suffisamment documentée, et si elle porte bien sur un traitement de données personnelles relevant de sa compétence.
• L’analyse de fond : les équipes évaluent la gravité des manquements potentiels et croisent éventuellement la plainte avec d’autres signalements portant sur le même organisme.
• Le choix de l’action : rappel à la loi, mise en demeure, ouverture d’une procédure de sanction, ou classement sans suite.

Chacune de ces options implique des délais et des ressources différents, ce qui contribue à allonger les temps de traitement.

L’article du cabinet est à retrouver en intégralité sur notre blog ✍️

22/05/2026

Il s’agit de la plus forte amende infligée par l’ACPR depuis 2018.

Voici les manquements sanctionnés :

➡️ Défaut d’information précontractuelle : absence d’information claire et transparente délivrée aux clients particuliers avant la souscription

➡️ Inclusion automatique abusive : Lors du lancement de l’offre groupée de services « Sobrio » (en 2018), un contrat d’assurance était inclus de manière automatique, sans information explicite et préalable du client.

➡️ Violation du devoir de conseil : Manque de vérification de l’adéquation des contrats proposés avec les besoins réels et la situation des clients.

Ce qu’il faut retenir du point de vue du droit du numérique :

👉 Le piège des « Dark Patterns » : L’inclusion automatique sans consentement explicite s’apparente aux techniques d’optimisation de parcours (comme les cases pré-cochées), aujourd’hui lourdement sanctionnées.

👉 L’exigence du Consentement « Opt-in » : Tout produit ou service additionnel (ici, une assurance) doit faire l’objet d’un acte positif et éclairé de la part de l’utilisateur, et non d’une démarche d’annulation (opt-out).

👉 Transparence des algorithmes et parcours de souscription : La numérisation des offres de services groupés (les « packages ») n’exonère pas de l’obligation d’individualiser la relation client et de tracer le devoir de conseil.

18/05/2026

À un an de la présidentielle, la bataille pour le contrôle des noms de domaine est déjà lancée. Et ce n’est pas qu’une affaire de candidats : ce sont les électeurs qui se font piéger.

3 pratiques à reconnaître :

→ Le cybersquat politique. Réserver le nom d’un candidat ou un slogan avant lui, pour bloquer sa communication, le revendre ou diffuser un message contraire.

→ Le typosquatting. Une faute de frappe, une extension changée, un tiret oublié, et l’internaute atterrit sur un site qui n’a rien d’officiel. Souvent utilisé pour de la désinformation ou pour intercepter des dons.

→ Le faux site officiel. La plus dangereuse. On copie la charte graphique, le ton, les visuels du candidat. L’électeur croit soutenir une campagne, il finance des inconnus et alimente une base de données revendue ailleurs.

Côté droit, ces pratiques tombent sous l’usurpation d’identité numérique (article 226-4-1 du Code pénal), l’escroquerie (article 313-1), la collecte déloyale de données (article 226-18) et le RGPD.

Avant de cliquer sur un lien de campagne, 3 réflexes :

• Vérifier l’URL caractère par caractère.
• Chercher les mentions légales du site.
• Ne donner qu’en passant par les canaux relayés par le candidat lui-même.

Article complet sur le blog du cabinet.

Mars 2026, tribunal correctionnel d’Arras ⚖️Vingt utilisateurs d’une offre IPTV pirate condamnés à des amendes de 300 à ...
15/05/2026

Mars 2026, tribunal correctionnel d’Arras ⚖️
Vingt utilisateurs d’une offre IPTV pirate condamnés à des amendes de 300 à 400 €. Et une inscription au casier judiciaire.

Premier précédent national contre les abonnés finaux → pas les revendeurs, pas les distributeurs : les simples utilisateurs

L’utilisation d’un service IPTV pirate est désormais qualifiée de recel de contrefaçon.
Sanction encourue : 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende 💶 🚔

Le contexte explique le tournant :

🤯 Le piratage IPTV représente un manque à gagner estimé à 1,5 milliard d’euros pour l’économie française, dont 300 millions pour le seul secteur sportif et 420 millions de recettes fiscales perdues.

L’arsenal s’est durci en conséquence :

👉 La loi de juin 2025 crée le délit de piratage audiovisuel aggravé et instaure un mécanisme de blocage dynamique en temps réel pendant les événements sportifs. Les autorités ciblent désormais directement les DNS alternatifs et les VPN utilisés pour contourner les blocages.

Au-delà du risque pénal, l’utilisateur s’expose à des menaces cyber concrètes : rançongiciels, vol de données bancaires, fraude à l’identité. Avec une particularité juridique délicate : déposer plainte après une cyberattaque issue d’un service pirate revient à reconnaître soi-même une infraction.

L’IPTV pirate cumule désormais trois risques : pénal, cyber, contractuel.
L’angélisme n’est plus une option.

Retrouvez notre analyse complète sur notre blog.

11/05/2026

Bonne semaine à tous 👋🥰

WhatsApp et Telegram : l’angle mort de la lutte contre les fake news.Le DSA repose sur une distinction simple : communic...
06/05/2026

WhatsApp et Telegram : l’angle mort de la lutte contre les fake news.

Le DSA repose sur une distinction simple : communications publiques d’un côté, privées de l’autre. Le problème, c’est que cette ligne n’existe plus.

💡 Sur WhatsApp et Telegram, des canaux de diffusion réunissent aujourd’hui des milliers de membres, intègrent de la publicité, et amplifient les contenus à grande échelle. Tout en gardant l’apparence d’une messagerie privée.

Deux chercheuses, Mariana Olaizola Rosenblat et Katharina Zuegel, proposent une approche pertinente : réguler les fonctionnalités, pas les plateformes dans leur ensemble.

👉 Une conversation chiffrée à deux ne pose pas les mêmes risques qu’un canal ouvert à 50 000 personnes. Les obligations de transparence et de modération doivent suivre cette réalité.

Le chiffrement reste essentiel à la liberté d’expression. Mais il ne peut servir d’argument global d’exonération lorsque la plateforme contrôle par ailleurs des fonctionnalités de diffusion publique.

🚨 Pour les entreprises, institutions et organisations qui utilisent ces canaux à des fins commerciales, politiques ou institutionnelles : la requalification juridique est désormais une hypothèse à anticiper, pas un cas d’école.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre blog ✍️

30/04/2026

Votre voix, c’est votre personnalité.

Face au clonage par l’IA, le droit des marques et le RGPD permettent d’agir et de s’opposer à des utilisations non consenties 🛡️

L’objectif est clair : stopper les fakes et imposer le respect de votre accord préalable.

Pour retrouver l’interview complète: lien en bio.

Adresse

6, Rue De Saint-Pétersbourg
Paris
75008

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
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Vendredi 09:00 - 18:00

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