27/03/2026
🏛️ 𝗟𝗮 𝗖𝗝𝗨𝗘 𝗮 𝗿𝗲𝗻𝗱𝘂 𝗵𝗶𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝘂𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗰𝘁𝘂𝗲𝘂𝘅 !
👏 𝗟𝗮 𝗖𝗝𝗨𝗘 𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲́ 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗮𝘂 𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗰𝘁𝘂𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝘂𝗺𝘂𝗹𝗲́𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗮𝘂𝘁𝗲 (notamment pour maintien en circulation d’un produit dont la défectuosité est connue du producteur ou manquement au devoir de vigilance). Cela confirme notamment la position du Tribunal judiciaire de Paris dans l’action de groupe « Depakine ».
🔍 La CJUE 𝘀’𝗲𝘀𝘁 𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘀𝗰𝗿𝗶𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻 (3 ans) et d’extinction de responsabilité (10 ans) prévus par la directive de 1985 dans le cas très spécifique des maladies évolutives.
Cette décision est toutefois intéressante pour l’ensemble des victimes de produits de santé défectueux car :
➡️ La CJUE a rappelé que le délai de prescription de 3 ans court à compter de la connaissance du dommage, du défaut du produit et de l’identité du producteur et a précisé que la connaissance du dommage correspond à la date où celui-ci est « apparu de façon certaine en lien avec le produit défectueux ». Cela 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲 𝗹𝗮 𝗷𝘂𝗿𝗶𝘀𝗽𝗿𝘂𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀𝗲 𝘀𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗹𝗮𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂’𝗮̀ 𝗹’𝗶𝘀𝘀𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝗽𝗼̂𝘁 𝗱𝘂 𝗿𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗱’𝗲𝘅𝗽𝗲𝗿𝘁𝗶𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹𝗶𝗲𝘂.
➡️ Concernant le délai d’extinction de responsabilité fixé à 10 ans, la CJUE a distingué le cas des maladies évolutives (ex: sclérose en plaque) et des maladies latentes (en cas d’exposition notamment à un produit de santé type Depakine, Androcur, etc…) pour évaluer la question du respect du droit d’accès à un Tribunal et a rappelé que la 𝗖𝗘𝗗𝗛 𝗲𝘀𝘁𝗶𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗶𝗲𝘀 𝗹𝗮𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲𝘀, 𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝗹𝗮𝗶 𝗮𝗯𝘀𝗼𝗹𝘂 𝗱’𝗲𝘅𝘁𝗶𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝗲̀𝘀 𝗮̀ 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗺𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗽𝗼𝗿𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗶 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝘁𝗵𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲𝘀 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗰𝗲 𝗱𝗲́𝗹𝗮𝗶 𝗱𝗲 𝟭𝟬 𝗮𝗻𝘀.
💪🏻 Cette décision vient confirmer les arguments que nous développons depuis de nombreuses années dans les procédures judiciaires réalisées dans l’intérêt des victimes que nous accompagnons.
Lien vers la décision :