21/07/2026
16 ans après sa publication, une archive de presse peut encore rester en ligne sans suppression, anonymisation ni désindexation. 📌
La Cour de cassation confirme qu’en matière d’archives de presse, la liberté d’information peut primer sur le droit à l’effacement. La solution ne vaut pas de façon automatique : le juge doit comparer les intérêts en présence, notamment lorsque l’article mentionne une condamnation pénale.
La décision précise aussi la méthode d’analyse. Sept critères guident la mise en balance : nature de l’information, temps écoulé, intérêt actuel du sujet, notoriété de la personne, conséquences négatives concrètes, accessibilité de l’archive et impact d’une modification sur la liberté de la presse. 🧭
Point important : l’anonymisation n’est pas toujours vue comme une mesure intermédiaire acceptable. Si le nom est jugé essentiel à la compréhension de l’information, retirer cette identité peut être considéré comme aussi attentatoire que la suppression elle-même.
Pour les éditeurs, les entreprises et les personnes concernées, la priorité est claire : documenter précisément le préjudice invoqué, vérifier l’actualisation des contenus et raisonner mesure par mesure avant toute demande ou tout refus. ✅
Archives de presse et protection des données personnelles : quand l’information l’emporte sur l’oubli