25/09/2026
➡️ Protection provisoire de l’étranger contre l’exécution d’un refus de séjour assorti d’une OQTF
Une ressortissante guinéenne, entrée en France en 2021, avait sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du CESEDA. Le préfet du Morbihan avait rejeté sa demande, assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixé le pays de renvoi et imposé des obligations de remise du passeport et de présentation au commissariat. Le tribunal administratif de Rennes avait annulé l'ensemble de cet arrêté.
Saisie par le préfet d'une demande de sursis à exécution du jugement dans l'attente de l'examen de son appel, la cour administrative d'appel rappelle qu'un tel sursis ne peut être accordé que si les moyens invoqués paraissent sérieux et de nature à justifier à la fois l'annulation du jugement et le rejet de la demande accueillie en première instance.
La cour considère qu'aucun des moyens soulevés par le préfet ne satisfait à ces conditions. Elle rejette donc sa demande de sursis, maintenant ainsi les effets du jugement favorable au ressortissant guinéen, et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais exposés.
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https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000054834432?dateDecision=&dateVersement=&fonds=CETAT&isAdvancedResult=false&page=1&pageSize=25&query=titre+de+s%C3%A9jour&searchField=ALL&searchProximity=&searchType=ALL&sortValue=DATE_DESC&typePagination=DEFAUT&typeRecherche=date