26/05/2026
Toutes les 10 secondes : la Cour de cassation valide un dispositif de géolocalisation utilisé pour contrôler la durée du travail, mais dans un cadre précis.
Dans sa décision du 18 mars 2026, elle rappelle la règle : la géolocalisation n’est licite que si aucun autre moyen, même moins efficace, ne permet un contrôle objectif, fiable et accessible du temps de travail. Elle n’est pas justifiée si le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail.
Dans l’affaire jugée, les distributeurs n’avaient qu’une autonomie limitée. Les juges ont aussi retenu qu’aucune solution alternative ne permettait un suivi suffisant des horaires. Ont pesé dans l’analyse : l’activation du dispositif par le salarié, son usage limité à la phase de distribution et l’absence d’atteinte supplémentaire à l’autonomie existante.
En pratique, le point décisif reste souvent la preuve. Il faut pouvoir démontrer, de manière concrète, les missions concernées, le niveau réel d’autonomie et l’absence d’alternative crédible. La distinction entre moyen « moins efficace » et moyen insuffisant va continuer d’alimenter les échanges.
Validation d’un système de géolocalisation assurant le contrôle de la durée du travail des salariés