26/04/2024
Des précisions concernant l'absence de relevé de forclusion automatique
Dans un récent arrêt, la Cour de cassation a clarifié une question essentielle en matière de procédure collective : l'omission d'un créancier de la liste initiale transmise par le débiteur n'entraîne pas un relevé de forclusion automatique. Cette décision souligne l'importance pour le créancier omis de prouver que cette omission n'est pas due à son propre fait pour pouvoir être relevé de forclusion.
Les juges ont été saisis suite à l'omission d'un créancier dans la liste initiale des créanciers d'une société en sauvegarde. Contestant le montant de sa créance déclarée ultérieurement par le débiteur, ce créancier a sollicité un relevé de forclusion, accepté en première instance. Cependant, la Cour de cassation a remis en question cette approche automatique, rappelant que la preuve d'une absence de faute du créancier est nécessaire pour un tel relevé.
Cette décision modifie l'approche des relevés de forclusion en exigeant une analyse plus approfondie de la part des créanciers et des débiteurs. Elle assure une équité plus grande dans le traitement des créances lors des procédures collectives, en mettant l'accent sur la responsabilité des parties de déclarer correctement et en temps voulu.
Source : Cass. com., 27 mars 2024, n° 22-21.016, B