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Cour de cassation : l’annulation du mandat du syndic ne fait pas tomber automatiquement les assemblées suivantesUn copro...
11/08/2026

Cour de cassation : l’annulation du mandat du syndic ne fait pas tomber automatiquement les assemblées suivantes

Un copropriétaire peut obtenir l’annulation d’une assemblée convoquée par un syndic finalement dépourvu de pouvoir, mais à condition d’agir dans le délai légal. ⚖️ L’annulation du mandat du syndic produit un effet rétroactif, sans entraîner pour autant la disparition automatique des assemblées postérieures.

La Cour de cassation censure l’arrêt d’appel : lorsque la désignation du syndic est annulée, celui-ci est réputé avoir été sans qualité pour convoquer l’assemblée suivante.

Cette nullité n’exige ni grief, ni faute du syndic, dès lors que l’action est engagée dans le délai de 2 mois.

À retenir :
📌 Les assemblées ultérieures restent autonomes : elles sont annulables, non annulées de plein droit.
📌 La qualité du convoquant s’apprécie à la date d’envoi de la convocation.
📌 Le régime des nullités de procédure ne s’applique pas ici.

Source : Cass. 3e civ., 13 juin 2024, n° 22-17.764

Une révocation décidée par le CSE d’établissement sur ses délégués au CSE central expose à un contentieux immédiat. ⚖️Le...
07/08/2026

Une révocation décidée par le CSE d’établissement sur ses délégués au CSE central expose à un contentieux immédiat. ⚖️

Le risque est précis : confondre pouvoir de désignation et pouvoir de révocation. La Cour de cassation rappelle qu’en l’absence de texte, le CSE d’établissement ne peut pas mettre fin de lui-même à ce mandat, même s’il a procédé à l’élection. 🔎

La conséquence peut être lourde : la nouvelle désignation intervenue après cette “révocation” encourt l’annulation. Le raisonnement de parallélisme des formes ne suffit pas lorsqu’un mandat électif est encadré par des causes légales de cessation. 📌

Bonne pratique : avant toute remise en cause d’un mandat central, identifier la base légale exacte. Si une révocation est envisagée, la question décisive est celle du titulaire du pouvoir de révocation et de la procédure applicable, notamment syndicale. Grelin & Associés accompagne cette vérification en amont. ✅

Réf : Soc. 28 mai 2026, FS-B, n° 24-14.344

La représentation en justice d’un syndicat obéit à une règle simple : lorsque le représentant n’est pas avocat, il doit ...
30/07/2026

La représentation en justice d’un syndicat obéit à une règle simple : lorsque le représentant n’est pas avocat, il doit pouvoir justifier d’un pouvoir spécial ou d’une clause statutaire l’habilitant à agir. 📌 Cette exigence ne disparaît ni parce que l’organisation est en défense, ni parce que la procédure est rapide.

Le point central est la qualification du défaut de pouvoir. Il s’agit d’une irrégularité de fond, et non d’une question de recevabilité liée à la qualité à agir. Cette distinction a des effets concrets : le juge doit vérifier l’existence du titre habilitant et ne peut pas écarter cette vérification pour des motifs de célérité. ⚖️

Autre enseignement utile : cette irrégularité peut être couverte jusqu’au moment où le juge statue, à condition que la cause du défaut ait disparu dans le bon délai. Une régularisation reste donc possible, mais elle suppose une gestion procédurale rigoureuse. 🗂️

Pour les structures syndicales, l’enjeu pratique est clair : relire les statuts, identifier qui peut représenter l’organisation en justice et sécuriser, si nécessaire, une délégation permanente. Un sujet technique, mais décisif en contentieux. ✅

Représentation en justice du syndicat : rappel pédagogique sur la qualification et le régime du défaut de pouvoir

Le bailleur doit réparer, mais pas tout le passéQuand un logement est indécent, le locataire peut demander sa mise en co...
27/07/2026

Le bailleur doit réparer, mais pas tout le passé

Quand un logement est indécent, le locataire peut demander sa mise en conformité aussi longtemps que le manquement du bailleur continue.

Dans cette affaire, la locataire voulait obtenir les travaux nécessaires, mais aussi être indemnisée pour son préjudice de jouissance depuis son entrée dans les lieux.

La Cour de cassation pose une limite claire : l’exécution en nature peut être poursuivie tant que le logement reste non conforme, mais l’indemnisation, elle, ne remonte pas sans fin.

En bail d’habitation, les dommages-intérêts ne peuvent couvrir que les trois années précédant la demande en justice.

Source : Cass. 3e civ., 4 juin 2026, n° 24-11.437

Les titres ne disparaissent pas avec le tempsLa prescription quinquennale ne ferme pas toujours la porte à une demande d...
17/07/2026

Les titres ne disparaissent pas avec le temps

La prescription quinquennale ne ferme pas toujours la porte à une demande de restitution.

Ici, un client réclamait à une banque le transfert de valeurs mobilières inscrites sur des comptes-titres anciens. La cour d’appel avait jugé son action prescrite, en la traitant comme une simple action personnelle née d’un contrat de dépôt.

La Cour de cassation censure : lorsque le titulaire de valeurs mobilières en demande la restitution à celui qui les détient à titre précaire, son action naît de son droit de propriété. Elle est donc imprescriptible.

La portée est forte pour les banques et les détenteurs de comptes-titres anciens : la prescription de cinq ans ne suffit pas à éteindre une demande lorsque le client peut établir son droit de propriété sur les actifs.

Source : Cass. com., 20 mai 2026, n° 25-10.350

13/07/2026

Un changement important s’applique aux arrêts de travail délivrés depuis le 15 juin 2026 : dans certains cas, la visite de reprise n’a plus à être organisée après le retour du salarié.

Jusqu’ici, cette visite restait une étape obligatoire après un congé de maternité, une maladie professionnelle, un accident du travail avec au moins 30 jours d’absence, ou une maladie ou un accident non professionnel avec au moins 60 jours d’absence. Désormais, une dispense est possible si une visite de préreprise a eu lieu dans les 30 jours précédant la reprise et si le médecin du travail a conclu qu’aucun aménagement du poste ou du temps de travail n’était nécessaire.

Le dispositif reste encadré. La visite de reprise peut toujours être demandée par le médecin du travail, l’employeur ou le salarié. Autre évolution pratique : sauf opposition du salarié, l’employeur doit maintenant être informé de l’organisation de la visite de préreprise.

Pour les employeurs, l’enjeu est opérationnel : mettre à jour les procédures internes, vérifier les dates d’arrêt et de reprise, et sécuriser la circulation de l’information entre les acteurs concernés. Un point utile pour fiabiliser la gestion des retours au travail.

Cour de cassation : la première présentation du recommandé fait courir le délai de contestationEn copropriété, une quest...
08/07/2026

Cour de cassation : la première présentation du recommandé fait courir le délai de contestation

En copropriété, une question revient souvent : le délai de deux mois pour contester une assemblée générale commence-t-il à la réception du procès-verbal ou dès la première présentation du recommandé ? La Cour de cassation retient la seconde date.

Elle juge que l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965 ne distingue pas selon que le pli est retiré ou non. Le délai court donc, dans tous les cas, dès le lendemain de sa première présentation au domicile du copropriétaire.

Elle confirme aussi la conformité de ce régime à l’article 6, § 1, de la Convention européenne, en relevant un rapport raisonnable de proportionnalité entre droit d’accès au juge et sécurité juridique.

À retenir :
⚖️ Le non-retrait du pli ne suspend pas le délai.
📌 Les textes sont jugés clairs et prévisibles.
🏢 La solution sécurise l’exécution des décisions collectives.

Source : Civ. 3e, 16 avr. 2026, FS-B, n° 24-18.842

Le droit à la déconnexion, pendant un arrêt maladie, se lit d’abord au prisme de la suspension du contrat de travail. ⚖️...
29/06/2026

Le droit à la déconnexion, pendant un arrêt maladie, se lit d’abord au prisme de la suspension du contrat de travail. ⚖️

Dans l’affaire jugée, le salarié invoquait l’absence de dispositif dédié, des sollicitations et le maintien de son accès informatique. La qualification déterminante n’était toutefois pas purement organisationnelle : il fallait caractériser une sollicitation ou une tolérance de collaboration professionnelle susceptible de révéler un manquement à l’obligation de sécurité. 📄

La Cour de cassation approuve le rejet de la demande, ici, parce qu’aucune obligation de traiter immédiatement les courriels n’était établie, que les messages étaient pour l’essentiel automatiques et que les connexions relevaient d’une initiative spontanée pour des actions ponctuelles. L’absence de dispositif dédié n’a donc pas suffi, à elle seule. 🛡️

En pratique, l’accès laissé ouvert devient sensible si l’employeur entretient une attente de réponse, valide des tâches ou laisse perdurer des échanges connus. Formaliser les relais et neutraliser les alertes utiles au travail quotidien reste une mesure de sécurisation. 👀

Réf : Cass. soc. 25-3-2026 n° 24-21.098 FS-D

10 ans après son entrée en vigueur, l’article 1171 du code civil voit encore son champ se resserrer.La chambre commercia...
26/06/2026

10 ans après son entrée en vigueur, l’article 1171 du code civil voit encore son champ se resserrer.

La chambre commerciale juge que l’article 1171 ne s’applique pas aux contrats conclus par une personne exerçant des activités de production, de distribution ou de services, sauf si l’application de l’article L. 442-1, I, 2° du code de commerce est exclue par un autre texte. Pour les contrats entre professionnels, le bon fondement doit donc être identifié dès l’analyse du dossier.

L’enjeu est concret : la seule présence de clauses peu négociables, de limitation de responsabilité ou de résiliation unilatérale ne suffit pas à ouvrir automatiquement la voie de l’article 1171. La décision du 13 mai 2026 confirme la logique de subsidiarité et réduit encore l’espace du déséquilibre significatif en droit commun.

La conséquence pratique est simple : cartographier les contrats concernés, qualifier précisément les parties et revoir en priorité les clauses de résiliation, de modification et de responsabilité. Une relecture ciblée en amont permet de sécuriser l’argumentaire et de limiter les erreurs de fondement. Le sujet mérite un échange sur les pratiques contractuelles actuelles.

Article 1171 du code civil : le mal-aimé ?

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