04/06/2026
Un salarié est recruté en CDD pour un an, avec une période d’essai d’un mois. L’employeur met fin à la relation après cette période, en respectant un délai de prévenance.
Le salarié saisit alors le juge et réclame des dommages-intérêts pour rupture anticipée et illicite du CDD. Le débat porte moins sur la rupture elle-même que sur la qualification juridique retenue par les juges.
La cour d’appel estime que la poursuite de la relation de travail quelques jours au-delà de l’essai a fait naître un CDI à compter du 1er septembre, alors même que le salarié n’avait pas demandé cette requalification.
La Cour de cassation censure ce raisonnement. Elle rappelle que la requalification du CDD en CDI ne peut pas être prononcée d’office : seul le salarié peut se prévaloir de l’inobservation des règles protectrices prévues par le Code du travail.
Conséquence pratique : dans un contentieux sur un CDD, la rédaction des demandes compte autant que l’analyse du contrat. Un fondement utile, s’il n’est pas expressément sollicité, ne peut pas être suppléé par le juge.