07/04/2022
Mis en place depuis 2008, le recours à l’acte authentique électronique (AAE) est un réel gain de temps lors des rendez-vous de signature ainsi qu’un gage de sécurité pour les clients comme pour les notaires.
🔎 Concrètement, comment fait-on pour signer un AAE ?
A cette fin, le notaire reçoit ses clients dans une salle de réunion équipée en conséquence. Un écran de télévision ou d’ordinateur permet de projeter l’acte, pour que chacun puisse en suivre la lecture facilement.
De plus, le notaire peut, le cas échéant, apporter des modifications en direct à ce document, à la demande des parties présentes. Les annexes, souvent nombreuses, notamment dans les transactions immobilières, sont également visualisées.
A la fin de la lecture, chaque client, tour à tour, appose ce qu’on appelle une « signature électronique » sur une tablette graphique, à l’aide d’un stylet, au lieu de parapher chaque page de la liasse de la version papier de cet acte et la signer.
Ceci étant, les clients repartent tout de même avec une copie papier de leur acte, mais également sa version dématérialisée, bien utile lors d’échanges par mail avec son assurance, sa banque …
Une large majorité des études notariales est aujourd’hui équipée de ce système, sans coût supplémentaire pour les clients.
🔏 Et c’est vraiment fiable ?
Le deuxième atout de ce système est que cet acte électronique a exactement la même valeur juridique que l’acte authentique en papier.
En effet, comme pour les actes « papiers », le notaire authentifie l’acte signé par les parties en y apposant sa signature.
Cette signature est numérique et ne peut être apposée que grâce à la clé Real, une sorte de clef USB encryptée, qui correspond au sceau personnel des notaires. Cette clé est strictement personnelle au notaire, et protégée par un mot de passe.
Le procédé électronique permet donc, tant pour les clients que pour le notaire, de limiter la fraude en rendant presque impossible la constitution de faux juridiques.
Une fois signé, l’acte est immédiatement encrypté. Il est alors envoyé via un réseau sécurisé au registre électronique du notariat (l’équivalent du minutier traditionnel) dans les serveurs protégés de la profession.
Ce procédé rend quasi-impossible la destruction ou la modification volontaire ou involontaire des actes authentiques et en renforce ainsi la sécurité juridique.
https://presse.notaires.fr/20-millions-dactes-electroniques-depuis-