25/01/2025
🇫🇷⚠️Immigration: Le 24 janvier 2025, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a présenté une nouvelle circulaire visant à durcir les conditions de régularisation des étrangers en situation irrégulière en France. Cette circulaire remplace celle établie en 2012 par Manuel Valls et introduit des critères plus stricts pour l’admission exceptionnelle au séjour (AES). 
Principaux changements apportés par la circulaire :
• Durée de présence requise : La durée minimale de présence sur le territoire français passe de cinq à sept ans pour être éligible à une régularisation. 
• Maîtrise de la langue française : Une bonne connaissance du français devient un critère central. La possession d’un diplôme français, d’une certification linguistique délivrée par un organisme agréé ou toute autre preuve attestant de cette maîtrise sera appréciée favorablement. 
• Respect de l’ordre public et des principes de la République : Les demandeurs doivent démontrer une absence de condamnations judiciaires et adhérer aux principes républicains, tels que la liberté d’expression, l’égalité entre les sexes et la laïcité. 
• Obligations de quitter le territoire français (OQTF) : Les refus de séjour seront systématiquement accompagnés d’une OQTF. De plus, les demandeurs déjà sous le coup d’une telle obligation seront exclus des régularisations. 
En 2023, environ 34 724 personnes ont été régularisées via l’AES, un chiffre stable par rapport à 2022. Avec ces nouvelles directives, il est estimé que ce nombre pourrait diminuer d’un tiers. 
Cette réforme suscite des inquiétudes parmi les professionnels de secteurs en tension, tels que l’hôtellerie-restauration, le BTP et l’agriculture, qui dépendent souvent de travailleurs régularisés pour pallier le manque de main-d’œuvre. Le gouvernement prévoit d’actualiser la liste des métiers en tension d’ici fin février pour adapter la politique migratoire aux besoins du marché du travail. 
Bruno Retailleau affirme que cette circulaire vise à renforcer la maîtrise des flux migratoires et à lutter contre l’immigration irrégulière, tout en évitant de régulariser de manière excessive afin de ne pas encourager l’irrégularité.