23/02/2023
Dans un arrêt du 18 octobre 2022, la Cour d’appel de Caen a statué en faveur des agents immobiliers.
Les faits dans cette affaire étaient les suivants 👇
✔️Un couple décide de signer une offre d’achat au prix de 370.000 € pour l’acquisition d’un .
✔️En raison d’un désaccord entre l’acquéreur et le vendeur portant sur une mezzanine, les parties décident finalement de ne pas poursuivre la .
✔️Par la suite, ce même couple d’acquéreurs se rapproche d’une seconde agence qui vendait également ce bien à un prix inférieur et la vente est finalement conclue avec les vendeurs par l’intermédiaire de cette autre agence.
✔️Le première , qui avait négocié la précédente offre d’achat, assigne les vendeurs et les acquéreurs en paiement de la somme de 20.000 €, correspondant au montant de sa commission.
En 1ère instance, les juges décidèrent de faire intégralement droit aux demandes de l’agence immobilière. ⚖️
Toutefois, la Cour d’appel de Caen a infirmé le jugement au motif qu’aucune commission ne pouvait être versée à la première agence, laquelle n’était pas à l’origine de la vente ❌.
Cette décision est jusque là tout à fait conforme à l’article 6 de la loi Hoguet du 2 janvier 1970.
Pour autant, et c’est là que l’arrêt est intéressant, les acquéreurs sont tout de même condamnés à verser la somme de 10.000 € à l’agence immobilière, non pas à titre de commission, mais à titre de dommages et intérêts. 💰
La Cour d’appel relève en effet que « la conclusion rapide de la vente portant sur le même bien dans les mois qui ont suivis (…) par le biais d’une autre agence à un prix inférieur (…) constitue un 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐮𝐭𝐢𝐟 de la part des acquéreurs ayant causé un préjudice à l’agence immobilière qui n’a pu obtenir le paiement de sa commission ».
Commission ou dommages et intérêts, le fondement n’est pas le même mais le résultat y est : 𝐥’𝐚𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐢𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐞𝐦𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 !
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