01/10/2026
Les anciens modèles de baux commerciaux doivent être relus
Un revirement de jurisprudence n’affecte pas seulement les contentieux en cours : il fragilise aussi des clauses longtemps considérées comme acceptables.
En décidant qu’une augmentation forfaitaire annuelle du loyer doit être réputée non écrite, la Cour de cassation remet directement en cause les modèles contractuels construits sur la solution de 2022. La logique est désormais stricte : toute stipulation qui fait obstacle au jeu de la révision légale d’ordre public doit être neutralisée.
L’effet pratique est sous-estimé. Les bailleurs ne peuvent plus se contenter d’une clause prévoyant mécaniquement une hausse annuelle fixe, même modérée. Les contrats existants méritent donc un audit ciblé, notamment lorsque la hausse se poursuit sans plafond ni terme.
Le risque n’est plus seulement économique : il devient un risque de disparition pure et simple de la stipulation.
Source : Cass. 3e civ., 3 sept. 2026, n° 25-14.904.