09/06/2026
30 % des suffrages peuvent suffire à faire basculer l’issue d’une négociation obligatoire.
La Cour de cassation pose d’abord une règle claire : la négociation obligatoire ne prend pas fin à la date fixée unilatéralement par l’employeur. En l’absence d’accord, elle se poursuit jusqu’à l’établissement du procès-verbal de désaccord. Tant que ce document n’est pas établi, une organisation syndicale peut encore accepter la dernière proposition.
Deuxième limite : l’employeur ne peut pas subordonner la signature d’un accord sur les salaires effectifs à l’existence d’une majorité. Il ne peut pas non plus refuser de signer avec une ou plusieurs organisations syndicales représentatives atteignant le seuil de 30 % prévu par le code du travail. La décision apporte un cadre utile sur la loyauté des négociations et la validité des accords.
Concrètement, les entreprises ont intérêt à revoir trois points : calendrier de clôture, contenu du procès-verbal de désaccord, circuit interne de validation des signatures. La sécurisation de ces étapes réduit le risque de contestation. Le débat reste ouvert sur l’équilibre entre liberté contractuelle et loyauté : quel point vous paraît le plus structurant ?
Négociations obligatoires dans l’entreprise et absence d’accord majoritaire : la double limite posée par la Cour de cassation