07/06/2026
Cette semaine devant le tribunal correctionnel, j’avais l’honneur de défendre deux jeunes prévenus poursuivis pour des faits d’infractions à la législation sur les stupéfiants.
Dans le premier dossier, les faits de trafic étaient reconnus et des réquisitions de 16 mois d’emprisonnement avec sursis étaient faites par le parquet.
Nous sommes parvenus à une peine de 10 mois avec sursis probatoire, après avoir mis en évidence le caractère sporadique et très localisé des faits, de même que le parcours de réinsertion engagé par mon client, ayant depuis quitté la région, brillant dans son travail et appelé à devenir père dans quelques mois.
Dans le second dossier pour des faits d’usage/détention/transport de stupéfiants, l’enjeu était de circonscrire l’analyse des faits (en rappelant notamment qu’aucune cession ou offre de produits n’était caractérisée) en vue d’une véritable individualisation de la réponse pénale pour un jeune homme poursuivi aux côtés de nombreux autres prévenus.
Alors que le parquet sollicitait 2 ans d’emprisonnement dont 1 an ferme sans aménagement de peine ainsi que la confiscation du véhicule de son père considéré comme instrument de l’infraction, nous avons finalement obtenu
- une relaxe partielle concernant les faits d’usage,
- un aménagement de la partie ferme de la peine sous forme de bracelet électronique,
- ainsi que la restitution du véhicule saisi.
Ces décisions rappellent une évidence : derrière chaque dossier se trouve une situation particulière qui mérite une défense et une réponse pénale individualisées.
(Extrait de Dordogne Libre du 4 juin 2026)