08/10/2026
3,5 M€ d’un côté… 596 000 € de l’autre.
Le droit de préemption peut parfois produire des écarts de prix spectaculaires.
Dans cette affaire, les propriétaires de terrains disposaient d’un acquéreur prêt à payer 3,5 millions d’euros. La commune a pourtant exercé son droit de préemption et acquis les terrains pour 596 000 €.
Derrière ce chiffre vertigineux se pose une question essentielle : à quel prix une collectivité peut-elle préempter un bien lorsque le prix déclaré dans la vente ne correspond pas, selon elle, à sa valeur réelle ?
Le droit de préemption n’est évidemment pas un droit d’acquérir à n’importe quel prix. La procédure prévoit notamment la possibilité pour le titulaire du droit de préemption de proposer un autre prix et, en cas de désaccord, de saisir le juge de l’expropriation.
Une affaire particulièrement intéressante pour tous les praticiens du droit immobilier et de l’aménagement, car elle rappelle que la DIA peut être le point de départ d’une véritable discussion sur la valeur du bien.
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Ces propriétaires pensaient faire une affaire en or, avant que la mairie préempte leurs deux terrains à bâtir. Retour sur cette affaire avec Maître Florence Iung, avocate en droit immobilier.