04/08/2026
L’actualité récente autour de la condamnation du directeur de publication de Frontières rappelle une ligne de crête essentielle dans notre démocratie : on peut contester une décision, on peut exercer les voies de recours, on peut débattre publiquement d’un sujet d’intérêt général. Mais on ne peut pas exposer des professionnels du droit à la vindicte publique.
👉 On ne peut pas transformer des avocats en cibles, ni intimider un magistrat parce qu’une décision déplaît.
Les avocats, quels que soient leurs domaines d’intervention, ne sont pas les adversaires de la société. Ils exercent une mission fondamentale : permettre à chacun d’être défendu, y compris dans les dossiers les plus sensibles ou les plus impopulaires.
Les magistrats, eux, doivent pouvoir juger sans pression, sans campagne de harcèlement, sans menace personnelle.
Dans un État de droit, le désaccord s’exprime par l’argument, par le débat, par l’appel : pas par l’intimidation.
Défendre cette ligne, ce n’est pas défendre une opinion politique. C’est défendre les conditions mêmes d’une justice indépendante.
Affaire du «hors-série Frontières» : menacé, le juge Youssef Badr porte plainte