15/05/2026
Une tendance se confirme-t-elle en copropriété ? Oui : les critères légaux priment sur les irrégularités formelles dès lors que l’immeuble relève du statut prévu par la loi.
Première précision utile : un plan annexé à l’état descriptif de division, même irrégulier ou non établi par un géomètre-expert, n’emporte pas à lui seul la nullité du règlement de copropriété. Il peut rester un élément de preuve pour décrire les parties communes et privatives.
Deuxième enseignement : le permis de construire ne décide pas, à lui seul, du régime applicable. Si la configuration juridique et matérielle répond aux conditions de l’article 1er de la loi du 10 juillet 1965, la copropriété s’impose, même si le permis prévoyait une division différente ou n’a pas été respecté.
Pour les ensembles de petite taille, les accès communs et les divisions anciennes, l’analyse doit donc porter sur les critères légaux, les actes publiés et la situation réelle des lieux. Cette clarification peut modifier l’approche des actions en nullité et des litiges de délimitation.
Un plan de division irrégulier, non établi par un géomètre-expert, n’annule pas une copropriété. Celle-ci s’impose dès que les critères légaux sont réunis, même si le permis de construire prévoyait une division différente.