04/06/2026
Protoxyde d’azote au volant : la preuve fait défaut
La conduite après inhalation de protoxyde d’azote inquiète, mais elle ne relève pas, à ce jour, d’une infraction autonome comparable à l’alcool ou aux stupéfiants.
Le protoxyde d’azote n’entre pas dans le régime « stupéfiants » du Code de la route. Sa vente n’est interdite qu’aux mineurs depuis 2021, et l’usage par un majeur n’est pas, en lui-même, pénalement qualifié au volant.
La preuve est un obstacle majeur : les effets sont rapides et transitoires, et aucun dépistage homologué ne permet d’établir l’usage au moment de la conduite. Les enquêteurs s’appuient alors sur des indices indirects (comportement, déclarations, cartouches).
En pratique, les poursuites visent surtout la conduite dangereuse, la mise en danger délibérée, ou les blessures et l’homicide involontaires. Le protoxyde sert de contexte, ce qui freine l’émergence d’une jurisprudence publiée, malgré des projets d’évolution.