29/05/2026
La décision du 5 mars 2026 rappelle une règle de calendrier très stricte en matière de sûretés judiciaires. Une publicité définitive prise avant que le titre soit passé en force de chose jugée est prématurée. Elle ne confirme pas la publicité provisoire, qui devient caduque et peut être radiée à la demande du débiteur.
Le point est concret : dans l’affaire jugée, l’inscription définitive avait été effectuée 11 jours trop tôt. La Cour de cassation confirme qu’une erreur de date est sanctionnée de la même manière qu’un re**rd. Pour les créanciers, la maîtrise des délais reste donc déterminante à chaque étape de la mesure conservatoire.
L’arrêt précise aussi la compétence du juge de l’exécution. Une demande visant à faire déclarer non avenu le jugement fixant la créance, sur le fondement de l’article 372 du code de procédure civile, ne relève de ce juge qu’à l’occasion de l’exécution forcée.
Cette solution montre que, dans ce contentieux, la solidité du dossier dépend autant du fond que du respect exact de la procédure. Les retours de pratique sur la gestion de ces délais et de ces incidents nourrissent utilement le débat.
De la complexité des sûretés judiciaires : les exemples de la publicité définitive et de la compétence du juge de l’exécution