06/11/2025
Aujourd’hui à la MDPH, j’ai vu une mère courage se livrer devant une commission déjà décidée à refuser ses droits. Je veux savoir : comment les familles vivent-elles cet accueil ?
Aujourd’hui, j’ai encore été révoltée.
J’ai accompagné une famille en CDAPH à la MDPH pour soutenir une demande de complément d’AEEH, parfaitement justifiée.
Et une fois encore, j’ai assisté à une scène profondément injuste.
Une mère, seule face à une vingtaine de personnes.
Elle se livre. Elle raconte le quotidien de sa fille, les difficultés, les douleurs, les efforts constants.
Elle parle dix minutes, la voix tremblante, les larmes au bord des yeux.
Je suis fière d’elle. Fière de cette mère courage et battante, qui a trouvé la force de parler, de témoigner, d’espérer encore.
Et la réponse tombe, froide, administrative, déshumanisée :
« Nous ne vous donnerons pas gain de cause, nous nous sommes fondés sur le devis le moins cher. »
Alors, à quoi bon ?
Pourquoi demander à cette mère de s’exposer ainsi ?
Pourquoi lui faire raconter son intimité devant une assemblée silencieuse, si la décision est déjà prise ?
Mon RAPO, fondé sur le devis le plus complet, démontrait pourtant la légitimité de la demande.
Mais rien n’y a fait.
Et comme souvent, certains membres de la commission ont osé proposer un plan B :
Faire adhérer la psychomotricienne au CAMSP.
Non. Ce n’est pas à la famille de s’adapter.
C’est à la MDPH d’accorder les droits prévus par la loi.
Tout au long de la séance, je suis restée silencieuse.
Mais à la fin, j’ai simplement rappelé que leurs pratiques ne sont pas encadrées par le droit.
Et qu’une fois encore, le tribunal tranchera.
On m’a coupée, on a tenté de me faire taire.
Mais je n’ai pas cédé.
Je savais que c’était vain, mais je ne pouvais pas me taire.
Certains membres ont eu un regard compatissant.
Mais ils se sont tus.
Et ce silence-là en dit long.
Comment se taire face à tant de mépris ?
Comment accepter que des familles, déjà épuisées, soient ainsi mises à nu, pour rien ?
Je m’interroge : comment se fait-il que les juges soient plus bienveillants que ceux qui siègent dans ces commissions censées aider ?
J’attends des institutions un véritable accueil, une écoute réelle, pas cette façade d’attention suivie d’un non glacé.
Aujourd’hui, une mère s’est livrée.
Elle a espéré.
Et elle est repartie brisée.
Tout ça pour rien.
Une perte de temps. Une perte d’humanité.
Je voudrais sincèrement savoir : cet accueil privé d’humanité est-il réservé aux familles qui viennent avec un avocat ? Ou d’autres familles l’ont-elles aussi ressenti ? Racontez-moi votre expérience en commentaire.