02/06/2026
3 ans : c’est le délai retenu pour agir en paiement de l’indemnité due aux salariés grévistes lorsqu’ils ont été contraints de cesser le travail pour faire respecter des droits essentiels, à la suite d’un manquement grave et délibéré de l’employeur.
La solution est importante : cette indemnité a la nature d’une créance salariale. Elle ne relève donc pas du délai de deux ans applicable à certaines actions liées à l’exécution du contrat. Son montant correspond à la rémunération qui aurait dû être versée si le travail n’avait pas été interrompu dans ces circonstances.
Autre point utile : le délai de prescription commence à courir au jour où la grève cesse. La qualification de la demande reste donc centrale en pratique. Le terme employé par les parties ne suffit pas : c’est la nature réelle de la créance qui détermine le régime applicable.
Concrètement, il est utile de vérifier sans attendre trois éléments : la qualification exacte des demandes, la date de fin du mouvement et la conservation des pièces de paie et de procédure. En droit social, quelques jours de calendrier peuvent modifier l’issue d’un dossier.
Salariés grévistes et manquements graves et délibérés de l’employeur : l’indemnité compensatrice est une créance salariale, soumise à la prescription triennale