08/07/2026
⚖️ La Cour de cassation rappelle qu’une copropriété ne disparaît pas parce qu’un plan annexé à l’état descriptif de division est irrégulier ou qu’un permis de construire prévoyait une autre division. Si les critères de l’article 1er de la loi du 10 juillet 1965 sont réunis, le statut s’impose.
En l’espèce, un copropriétaire demandait la nullité du plan, faute d’établissement par un géomètre-expert, ainsi que la substitution d’un régime de pleine propriété. Le pourvoi est rejeté : cette irrégularité est sans incidence sur la validité du règlement de copropriété.
La Cour précise aussi que ce plan ne vaut pas, à lui seul, acte constitutif de droits fonciers. Il demeure un élément de preuve pour identifier les parties privatives et communes. Le permis de construire ne fait pas obstacle à l’application d’un statut d’ordre public.
Source : Cass. 3e civ., 19 mars 2026, n° 24-13.829 FS-B