26/05/2026
Une victime française d’un accident survenu à l’étranger saisit la CIVI, obtient une provision, puis une expertise. À ce stade, beaucoup pensent que la procédure a sécurisé le délai pour demander l’indemnisation complète.
Le point décisif est ailleurs : si aucune diligence n’est accomplie pendant deux ans, l’instance peut être périmée. Dans ce cas, les actes de la procédure périmée ne peuvent plus être invoqués, y compris ceux qui avaient interrompu le délai de forclusion.
La Cour de cassation juge ainsi que l’ordonnance du président de la CIVI accordant une provision ne survit pas à la péremption lorsqu’elle s’inscrit dans l’instance au fond. Elle ne fait donc pas repartir, à elle seule, le délai de trois ans prévu par l’article 706-5 du code de procédure pénale.
Résultat : une provision peut avoir été accordée, mais la demande d’indemnisation intégrale reste irrecevable si le délai est expiré.
La leçon est claire : dans les dossiers CIVI, le suivi du calendrier procédural compte autant que le fond du préjudice. La provision ne dispense jamais de piloter activement l’instance jusqu’à la demande finale.
La péremption joue aussi devant la CIVI, même après l’octroi d’une provision