05/02/2026
Sortie d'audience à Bordeaux : entre espoir et frustration
Je sors du Tribunal avec un sentiment partagé.
D'un côté, une petite victoire humaine : la juge a vraiment pris la mesure de la situation de ma cliente. Elle a compris qu'on ne peut pas effacer 8 ans de vie commune et d'amour maternel comme si de rien n'était. Elle a proposé une médiation pour tenter de rétablir le dialogue et, surtout, pour que ce petit garçon retrouve enfin un équilibre.
C’est un premier pas immense vers la reconnaissance de cette maman de cœur.
Mais de l'autre côté, la réalité brutale d'une justice à bout de souffle : le délibéré n'est fixé qu'au 31 mars.
7 semaines d'attente. 7 semaines de silence pour un enfant de 8 ans qui ne comprend pas pourquoi sa vie a basculé. C'est le cœur serré que je fais ce constat : quand le droit met des mois à trancher ce que le cœur vit chaque jour, c'est l'enfant qui en paie le prix fort.
On ne lâche rien. La porte est ouverte, et je continuerai de me battre pour que le lien entre cette maman et son fils soit enfin protégé par la loi. J'y retourne le 12 mars pour plaider l'adoption sans le consentement de la mère légale.