26/05/2026
Le rideau vient de tomber sur la 79e édition du Festival de Cannes. Tapis rouge, robes haute couture, Palme d'or.
Mais avant de ranger les paillettes, partons dans les coulisses : pas celles du tapis rouge, mais plutôt à la découverte des coulisses que la caméra ne filme jamais.
Imaginez... Derrière Léa Seydoux dans Gentle Monster (coproduction franco-autrichienne) ou Virginie Efira tournant en japonais, vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne le droit du travail des icônes du 7ème art ?
Le cas classique : un réalisateur français, une équipe recrutée dans un autre pays pour les contraintes du tournage et des acteurs sous contrat français partis expérimenter la Dolce Vita dans un autre pays pendant six semaines. Pour le spectateur, c'est l'occasion de voyager aux quatre coins du monde sans bouger de son fauteuil de cinéma. Sauf que derrière la magie des coproductions, le droit du travail, lui, ne prend pas de vacances — et c'est précisément là que nous entrons en scène.
Ainsi, la Cour de cassation a tranché (Cass. soc., 15 mai 2024, n° 22-21.109) : un salarié détaché ou expatrié qui conserve un lien contractuel avec la société française ne peut pas être exclu, par principe, des dispositifs d'intéressement et de participation.
Concrètement :
❌ Exclure automatiquement un salarié en mobilité expose l'entreprise à un risque contentieux.
✅ Les critères d'éligibilité doivent être expressément définis dans l'accord d'entreprise et reposer sur des bases objectives.
Le droit du travail se cache partout même sur les marches du Festival de Cannes !