21/07/2026
Faire retirer une vidéo TikTok qui vous porte atteinte
Notification, recours interne, action judiciaire : ce que le droit permet réellement
Une vidéo, un duo, un stitch ou un commentaire qui vous vise n’est pas condamné à rester en ligne.
Le bouton « Signaler » de l’application, traité de manière largement automatisée et sans motivation individualisée, n’aboutit que rarement lorsque l’illicéité ne saute pas aux yeux au regard des seules règles communautaires de la plateforme.
Le règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques, applicable depuis février 2024, s’impose pleinement à TikTok, désignée très grande plateforme au sens de l’article 33.
Son article 16 institue un mécanisme formel de notification et d’action : lorsque la notification est suffisamment précise et motivée pour permettre à un opérateur diligent de constater l’illicéité sans examen juridique approfondi, elle fait naître une connaissance effective du contenu, laquelle engage la responsabilité de l’hébergeur s’il demeure inactif. L’article 17 impose de motiver la décision, l’article 20 ouvre un recours interne gratuit contre un refus, l’article 21 un règlement extrajudiciaire du litige.
Une notification rédigée par un avocat identifie la vidéo par son URL exacte, qualifie juridiquement l’atteinte en visant les fondements applicables - diffamation, injure, dénigrement, atteinte au droit à l’image ou à la vie privée, traitement illicite de données personnelles - et contraint la plateforme à un examen individualisé dont elle devra rendre compte.
La décision de retrait appartient à la plateforme, et à elle seule.
Aucun professionnel ne peut garantir un résultat, et il convient de se méfier de qui le promettrait. Une critique sincère, même sévère, relève de la liberté d’expression.
Ce que le droit permet d’atteindre, ce sont les publications mensongères, les propos dénigrants ou diffamatoires, la diffusion d’une image captée sans consentement, les campagnes coordonnées de dénigrement.
Notre cabinet intervient de la constitution du dossier de preuve à l’action judiciaire.