26/08/2026
À quand une vraie considération des victimes de la route ?
Aujourd’hui, il ne suffit plus de légiférer après les drames. Il faut agir pour éviter qu’ils ne se transforment, pour les victimes et leurs familles, en un parcours de souffrance qui dure des années.
Me Antoine Régley, avocat de nombreuses victimes de la route et de la famille du jeune Mathis, estime que le Gouvernement doit aller beaucoup plus loin que la loi sur l’homicide routier ou les mesures concernant le protoxyde d’azote.
Il faut désormais s’attaquer à un autre enjeu majeur : l’accompagnement des victimes.
Les victimes de la route et leurs proches doivent pouvoir bénéficier d’un véritable accompagnement psychologique, accessible et durable, dès les premiers jours qui suivent le drame.
Il est également urgent de réformer la loi Badinter. Aujourd’hui, le système d’indemnisation laisse encore trop de place aux assureurs pour rechercher une responsabilité ou une faute chez les victimes afin de limiter leur indemnisation.
👉 Une victime de la route ne devrait pas avoir à se battre contre son assureur au moment même où elle tente de reconstruire sa vie.
La politique de sécurité routière doit aussi être une politique de protection, d’accompagnement et de réparation des victimes.
Aller plus loin, c’est aussi entendre leur souffrance et garantir leurs droits.