17/10/2026
Voici une nouvelle série d’images pour explorer ce qui change en nous et dans nos relations lorsqu’on fait certains pas de côté.
Passer de « je sais » à « je ne sais pas »
Mon « chacal » intérieur sait tout sur tout. Il sait que je suis nulle, que l’autre est égoïste, qu’elle ne m’aime pas, c’est sûr… Il a ses étiquettes, ses explications et ses conclusions, et il en fait sa réalité.
Mais cette posture de « sachant » est aussi un enfermement. Car je finis par ne voir que ce que je crois (on appelle cela le biais cognitif de confirmation). Je prends mes jugements sur moi pour des vérités. Je réduis l’autre à ce que je pense de lui. Et je passe à côté de tout ce que je ne connais pas encore.
Ma « girafe », elle, ne sait pas. Elle est disponible pour découvrir. Elle peut accueillir ce que je ressens sans en faire une vérité sur qui je suis. Elle peut écouter l’autre sans prétendre savoir ce qui se passe en lui.
Mais je ne peux pas m’empêcher de faire des suppositions. Notre cerveau est câblé pour cela. Au cours de notre évolution, classer et catégoriser les choses, les personnes et les événements nous a été utile pour anticiper, nous adapter et survivre.
Alors, exploitons à fond ce mécanisme plutôt que d’essayer de ne plus faire de suppositions : faisons-en plein ! Et gardons à l’esprit que nos suppositions ne sont que des suppositions.
Peut-être qu’il agit comme ça parce qu'il est en colère. Peut-être qu’il est inquiet, fatigué, préoccupé… qu’il a besoin de soutien, de reconnaissance. Ou peut-être rien de tout cela !
Puisque je ne peux pas m’empêcher de supposer, en faire plusieurs me permet de desserrer l’emprise de la première supposition qui a surgi en moi. Je deviens alors plus curieuse de ce qui se passe pour l’autre et je réalise, d’ailleurs, que c’est souvent bien plus touchant, humain et sensible que ce que je m’étais imaginé en premier lieu.
Et puis, ne pas savoir évite bien des quiproquos, des malentendus et des tensions qui surviennent juste parce que j’ai cru une supposition erronée.
Alors, si j’essayais juste de me détendre ? Être celle qui ne sait pas. Et partir, plus légère, avec curiosité à la rencontre de ce qui se vit en moi et de ce qui se vit en toi, comme un voyage dont je ne connais pas la destination.
Et si je me rends compte qu’une de mes suppositions sur l’autre prend vraiment de la place en moi, avec la conscience que ce n’est qu’une supposition, je pourrai plus facilement aller vérifier en lui demandant ce qui se passe pour lui.
Et toi, te vois-tu être « celui qui sait » ou « celui qui ne sait pas » dans tes relations ?