14/05/2026
L’interêt de l’enfant prend « chair ». cmc 14.05.26.
Ce qui blesse l’enfant n’est pas la séparation, mais la guerre.
Pour les spécialistes du trauma, dont le Docteur Gabor Maté, le trauma n’est pas l’évènement lui-même mais la blessure laissée par l’évènement dans le corps, dans le système nerveux et dans le rapport à soi.
Un enfant peut traverser un divorce sans être détruit.
Mais il ne peut pas traverser, sans conséquence, une guerre émotionnelle entre ses parents.
Quand l’enfant devient « témoin forcé » des rancœurs, des humiliations, des batailles d’ego, des conflits d’argent ou des manipulations affectives, son système nerveux apprend une chose :
le lien n’est plus un lieu de sécurité.
Et cette empreinte peut le suivre toute sa vie : Difficultés relationnelles, anxiété, hypervigilance, addictions, troubles somatiques, honte, peur de l’abandon.
Les recherches sur les ACE — expériences négatives de l’enfance — montrent aujourd’hui que les conflits parentaux chroniques constituent un facteur majeur de souffrance psychique et physique à long terme.
Le couple peut mourir.
La coopération parentale, elle, doit survivre.
Un divorce véritablement amiable n’est pas seulement un accord juridique.
C’est une décision qui doit protéger l’enfant de la violence émotionnelle des parents qui peuvent dire :
« Nous souffrons, mais nous ne te demanderons pas de porter cette souffrance. »
À l’inverse, instrumentaliser l’enfant, régler ses comptes à travers lui, empêcher le lien avec l’autre parent ou nourrir le conflit revient à faire peser sur son développement une charge émotionnelle qu’il n’a pas la capacité de porter.
Les parents se séparent.
Mais l’enfant, lui, continue de se construire, dans le même temps.
Il appartient aux avocats, et je pense en tout premier lieux, à ceux formés à l’amiable, de rappeler ces faits scientifiques incontestables pour que les parents choisissent de résoudre le conflit familial de manière apaisée.
Le cabinet a rédigé une charte en ce sens et la fait signer à ses clients