22/04/2025
🏆Victoire pour l’acheteuse d’un cheval atteint d’un vice caché : le tribunal valide l’action estimatoire 🐎✅
🔹 Mme T. achète un jeune cheval à M. D pour la somme de 5.000 €.
📄 Le contrat précise : pas de visite vétérinaire, usage sportif, application du Code civil et du Code rural.
⏱️ Quelques semaines après la vente, des examens révèlent un remaniement osseux ancien et sévère au niveau du genou du cheval.
➡️ Résultat : le cheval est définitivement inapte à toute activité montée.
🔍 Une expertise vétérinaire indique que cette lésion est antérieure à la vente, et probablement liée à un traumatisme ancien, non signalé par le vendeur.
💥 L’acheteuse enquête et découvre que le cheval a subi un grave accident plus jeune, non mentionné par le vendeur.
💔 Mme T. très attachée à l’animal, refuse de faire annuler la vente et de le renvoyer au vendeur.
👉 Elle choisit donc l’action estimatoire : elle garde le cheval, mais demande une réduction du prix, plus une indemnisation.
⚖️ Le vendeur s’y oppose : selon lui, l’article L.213-7 du Code rural l’autorise à proposer la reprise + remboursement, et bloque toute autre demande.
Mais le tribunal rejette cet argument 👇
✔️ Le Code civil s’applique en complément du Code rural, notamment pour la garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants).
✔️ Le contrat mentionnait expressément cette garantie des vices cachés.
✔️ Le vice rendant le cheval impropre à l’usage prévu (sportif), Mme T. était bien fondée à demander une réduction du prix.
✔️ L’attachement à l’animal et la crainte sérieuse de son sort ont été pris en compte.
La suite en commentaire ↩️