25/08/2026
Deux fiches de paie ne racontent jamais une vie entière.
Pourtant, c'est souvent la première chose que l'on compare, en divorçant. « Il gagne 3000 euros. Moi, 500. Ça compte, non ? »
Ça compte. Mais pas comme on le croit.
Beaucoup pensent que la prestation compensatoire est une sanction. Que celui qui gagne plus « paie » pour celui qui gagne moins. D'autres l'imaginent comme une pension à vie, versée indéfiniment.
Ce n'est ni l'un ni l'autre.
Elle existe pour une raison précise : compenser la disparité de niveau de vie que crée la fin du mariage. Pas la différence de salaire du moment. La disparité, celle qui vient de toute une histoire commune.
Madame qui a mis sa carrière entre parenthèses pour élever les enfants. Monsieur qui a pu, pendant ce temps, se consacrer pleinement à la sienne. Des trimestres de retraite jamais cotisés. Une santé qui a basculé. Un patrimoine reçu par héritage, qui n'entre pas dans le calcul de la même façon qu'un salaire.
Le juge ne compare pas deux montants. Il examine une vie entière.
La durée du mariage. L'âge de chacun. Les choix faits, parfois à deux, parfois pour un seul. Et ce que chacun pourra reconstruire, ou non, une fois séparé.
Le plus souvent, elle se règle en capital. Une fois, ou étalée sur plusieurs années. Plus rarement, sous forme de rente, lorsque l'état de santé d'un époux ne laisse pas d'autre option.
Deux couples peuvent divorcer le même jour, avec les mêmes revenus. Et n'avoir strictement rien de comparable devant la loi.
Alors avant de vous fier à une fiche de paie, venez nous parler de toute une vie.
𝐂𝐚𝐛𝐢𝐧𝐞𝐭 𝐂𝐚𝐥𝐳𝐢𝐚 ⚖️
Défendre avec ténacité et humanité