Florence Manieri Avocat

Florence Manieri Avocat cabinet secondaire à Vif au 29 avenue de Rivalta 38450 VIF. Sur RDV uniquement au 04 76 49 15 45.

Conseils et défense:
conseils juridiques, défense partout en France, amiable ou judiciaire + accompagnement dans le conseil et la défense en cas de procédure en lien avec l'Italie (avocat bilingue).

Demain, priver un enfant de son droit de voir un parent ne serait plus un délit Dépénaliser la non-représentation d’enfa...
26/05/2026

Demain, priver un enfant de son droit de voir un parent ne serait plus un délit

Dépénaliser la non-représentation d’enfant.

Autrement dit : banaliser, que dis-je ! Autoriser le fait pour l’un des parents d’empêcher l’enfant de voir son autre parent.

C’est ce qui semble se jouer actuellement dans l’esprit du législateur.

Je suis consternée rien qu’à cette idée.

Aujourd’hui déjà, combien de parents victimes de non-représentation d’enfants repartent d’un commissariat de police en ayant déposé une plainte qui sera classée sans suite ?
Combien se battent pendant des mois pour obtenir une condamnation en justice ?
Combien doivent encore se battre pour obtenir l’exécution de la décision ?
Combien d’enfants grandissent dans une rupture de lien organisée, installée, subie ?

Et voilà que maintenant, l’on envisagerait de supprimer la qualification pénale de cette infraction!

Mais quel message peut-on bien vouloir envoyer?

Qu’empêcher un enfant de maintenir ses liens avec l’un de ses parents ne serait pas suffisamment grave pour être sanctionné pénalement ?

Naturellement, je parle ici des situations où aucun danger réel n’existe pour l’enfant.
Je parle de ces dossiers où l’un des parents efface arbitrairement l’autre de la vie de l’enfant, sous des prétextes volontairement malveillants ou inconsciemment faux, parfois graves, imaginaires.
Parce que je sais que cela existe.

Dans ces dossiers, le temps est criminel : il gâche tout.
Le lien parental.
L’enfance.
La foi dans la justice.
L’autre parent malveillant est le complice auquel profite le crime.

Derrière une non-représentation d’enfant, il y a un enfant pris au piège d’un conflit de loyauté et d’un parent progressivement effacé.

Dépénaliser ce n'est pas apaiser.

C’est légaliser une injustice.
C’est attiser une colère légitime.
Ce n’est pas enrayer le problème.
C’est retirer aux victimes un levier déjà fragilisé.
C’est envoyer ouvertement un signal d’impunité aux parents qui instrumentalisent l’enfant contre l’autre parent.

Protéger l’intérêt de l’enfant, ce n’est pas détourner le regard lorsque l’un des parents est volontairement exclu de sa vie.

Le droit de l’enfant à maintenir des relations avec ses deux parents ne peut pas devenir un principe théorique sans garde-fou légal en cas de violation de ce droit.

Le droit d’un parent à aimer, élever, voir grandir normalement son enfant n’est pas une option soumise au bon vouloir de l’autre parent lorsque ce parent ne représente aucun danger pour l’enfant.

J’ai beau tourner ce projet dans tous les sens, je ne parviens pas à accepter qu’une non-représentation d’enfant puisse passer entre les mailles du filet lorsqu’elle est abusive.

Parce que derrière ces changements de loi, derrière chaque décision inexécutée, chaque classement sans suite, c’est un lien parent-enfant qu’on sacrifie.

Or, ce lien est sacré.
Pour l’enfant.
Pour les parents.
Pour la société.
Et cela, aucune société ne devrait se résoudre à le tolérer.

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Voyager m’enrichit.Voyager n’est pas une parenthèse dans ma vie professionnelle.Au-delà du plaisir, c’est aussi pour moi...
18/05/2026

Voyager m’enrichit.

Voyager n’est pas une parenthèse dans ma vie professionnelle.

Au-delà du plaisir, c’est aussi pour moi une manière d’avoir une approche différente, plus ouverte de mon métier.
Qui nourrit mon âme autant que mon métier.

Récemment, je me suis rendue en Italie pour un déplacement personnel, comme j’aime le faire régulièrement.

Et comme à chaque fois que je découvre ou retrouve une ville, j’aime m’imprégner de sa culture, de ses usages, de ses pratiques, de ses codes.

Et même loin du cabinet, je reste indirectement connectée à tout ce qui peut nourrir ma pratique professionnelle.

Aller à la rencontre du tribunal local. Le visiter quand c’est possible.

Echanger avec des confrères sur place.

Entretenir mon réseau professionnel. Le développer.

Parler la langue italienne que j’aime tant.

Observer. Ressentir.

Comprendre. Comparer.

A chaque fois, c’est pour moi l’occasion privilégiée d’entretenir ce qui constitue le cœur de ma pratique lorsque je suis amenée, comme c’est le cas régulièrement, à accompagner des parents italiens en France qui traversent une rupture dans leur lien parental ou un enlèvement d’enfant entre la France et l’Italie.

Parce que dans les dossiers de séparation conflictuelle, lorsque le lien familial, parental est en cause, l'expertise juridique ne suffit pas.

Il faut connaître ce qui se joue derrière les mots d’un parent qui exprime ses craintes et sa souffrance.

Il faut décrypter ce qu’il n’ose pas exprimer.

Il faut pouvoir entendre ce qu’il poursuit.

Ce que sa culture, son histoire ou sa langue portent silencieusement.

Parler la langue de mes clients, connaître leur culture, comprendre leur manière de vivre la famille, le conflit ou l’éloignement est une plus-value autant pour l’avocat que je suis, que pour le parent que j’accompagne dans l’épreuve.

C’est toujours ce qui permet de créer le lien et la confiance indispensables dans des moments de vie extrêmement pénibles.

Et puis, à mes yeux, il y a aussi quelque chose qui relève d’une dimension plus personnelle. Plus intime.

Chaque voyage en Italie me reconnecte à ma double culture, à une partie de mon identité, à cette sensibilité franco-italienne qui nourrit profondément ma manière d’être. Ma manière d’exercer.

Le voyage m’enrichit humainement.

Et cet enrichissement personnel nourrit ma compétence professionnelle au service de mes clients.

Parce qu’au fond, accompagner une famille dans une crise au niveau international, ce n’est pas seulement connaître le droit et son métier.

C’est aussi savoir comprendre les êtres humains des deux côtés de la frontière.

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Quand la fuite d’un parent devient une arme contre l’autre parentQuand Luigi vient me consulter, il est soucieux mais pl...
11/05/2026

Quand la fuite d’un parent devient une arme contre l’autre parent

Quand Luigi vient me consulter, il est soucieux mais plutôt confiant.
Pourtant, il n’y a pas vraiment de quoi…
Depuis la séparation, son épouse a déjà quitté le domicile conjugal aux USA pour s’installer avec leur enfant de 6 ans dans un appartement qu’ils ont en France, sous prétexte de prendre l’air…
Luigi a réussi à convaincre son employeur pour partir travailler en France.
Pour réduire la distance avec son enfant en se rapprochant.

Mais malgré ses efforts, le lien père-fils est rompu depuis quelques mois.
La mère a commencé par multiplier les prétextes pour que le père ne rencontre pas l’enfant.
Puis, du jour au lendemain, l’enfant s’est mis à formuler des accusations extrêmement graves contre le père.
Une enquête pénale a été ouverte: normal.
Luigi a été interrogé en garde à vue, avant de ressortir libre le jour même.

Mais dans les faits, la pire des sanctions s’est installée pour Luigi : depuis la séparation conjugale il y a environ 6 mois, il ne voit plus physiquement son fils.
Une absence imposée, trop longue, destructrice.
Pour ce père. Pour l'enfant.
Pourtant ce dernier réclame son père.

Et cerise sur le gâteau : un nouveau risque survient.
La mère annonce au père vouloir se rendre en Argentine pour y passer toute la période des vacances d’été avec l’enfant.
Au départ, Luigi veut croire à un simple séjour estival : il a vu les billets d’avion réservés avec un retour prévu la veille de la rentrée scolaire.
Il pense donc qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.

Moi, je lui expose une autre version plausible: sous prétexte de passer les vacances avec l’enfant en Argentine, la mère prépare un transfert de résidence dans ce nouveau pays.

Je sais, d'expérience, que certains départs, en apparence temporaires, préparent en réalité un transfert de résidence dissimulé à l’étranger.
Luigi peine à y croire. Il pense que cela ne se produira pas, convaincu que la mère le lui aurait dit.

Lorsqu'il revient me voir quelques semaines plus t**d, sa conviction est effondrée : la mère a reconnu qu’elle envisageait de prolonger ce départ pendant plusieurs mois en Argentine avec l’enfant.
Autrement dit : transformer des vacances...en exil parental.
En fuyant à nouveau, la mère compliquerait sérieusement le maintien du lien parental.

Il n’y a donc plus de temps à perdre.
Luigi l'a compris.
Il a peur maintenant.
Il faut désormais saisir la justice sans attendre.
Sécuriser la résidence de l’enfant.
Prévenir tout départ illicite à l’étranger.
Protéger ce qui reste du lien père-enfant avant qu’il ne soit définitivement anéanti.

Pour Luigi, le compte à rebours a commencé.
Car lorsqu’un lien est fragilisé par des mois de rupture, de non-dits, chaque jour compte.
Dans ce genre de situation, attendre revient à perdre.
La fuite, l’éloignement de l’autre parent devient une stratégie pour mieux rompre le lien parental.

Et un lien parental fragilisé ne supporte pas l'inaction.

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Je vous partage ma publication du jour.
04/05/2026

Je vous partage ma publication du jour.

Parler la même langue que son Avocat : un luxe superflu ? Dernièrement, je suis contactée par Silvio, un père italien, installé au Portugal, engagé dans une procédure qui se déroule en France. Un jugement du Juge aux Affaires Familiales lui accorde un droit de visite sur son enfant résidant...

Parler la même langue que son Avocat : un luxe superflu?La semaine dernière, je suis contactée par Silvio, un père itali...
04/05/2026

Parler la même langue que son Avocat : un luxe superflu?

La semaine dernière, je suis contactée par Silvio, un père italien, installé au Portugal, engagé dans une procédure qui se déroule en France.
Un jugement du Juge aux Affaires Familiales lui accorde un droit de visite sur son enfant âgé de 11 ans.
Mais…il n’arrive pas à exercer son droit : la mère fait obstacle en trouvant sans fin des excuses ou en croyant pouvoir ajouter des conditions non prévues dans le jugement pour créer des divergences d’interprétations de la décision, et ainsi bloquer l’exercice des droits de ce père.

Silvio avait déjà un Avocat en France mais il a dû mettre fin à sa mission après le jugement.
Parce qu’un obstacle invisible s’était installé : la langue.

Silvio ne parle et ne comprend pas le français.
Son avocat ne parle pas l’italien.
Et donc, impossible pour Silvio d’exprimer avec précision sa situation, ses attentes, ses inquiétudes, ses priorités.
Aucun échange direct avec son Conseil n’était possible ou constructible, soit pour se faire entendre, soit pour comprendre pleinement la stratégie à mettre en place pour faire valoir ses droits.
Une frustration profonde s’est donc installée.
Un sentiment d’isolement.

Pour Silvio, c’est la double peine : non seulement il doit mener un combat pour maintenir le lien avec son enfant, mais en plus, dans ce combat, il doit surmonter une barrière linguistique qui compromet sérieusement la qualité des échanges avec son Conseil et par là, l’efficience même de sa défense.

Or, le Conseil de Silvio est son allié le plus précieux avec qui il doit faire équipe pour mener le combat de sa vie.
L’avocat et son client font équipe, main dans la main.
Ils doivent pouvoir se comprendre sans filtre.
Mais si le prérequis de la langue n’est pas là, comment garantir à Silvio une défense optimale, à la hauteur de ses enjeux ?

Lorsque nous avons échangé Silvio et moi pour la première fois, nous avons immédiatement parlé en italien.
Pour moi, c’était naturel.
Pour Silvio, c’était fluide.
Et je réalisais que c’était un confort, presque un luxe qu’il découvrait.
Pour Silvio, le champ des possibles s’ouvrait tout à coup.
C’est ce qu’il m’a exprimé, en me remerciant d’avoir compris ses mots, d’avoir entendu ses attentes et ses émotions.
Juste ça, cela changeait tout pour lui.

Parce que défendre un client, ce n’est pas seulement maîtriser le droit, les procédures.
C’est avant tout cerner son client.
Comprendre ses besoins. Ses ressentis. Ses attentes.
Pour mieux définir une stratégie sur-mesure, à la fois juridique et humaine.

Pratiquer la langue de mes clients italiens est pour moi une manière d’être au plus près d’eux.
De mieux les servir.
Parler et écrire leur langue me permet d’accompagner mes clients italiens lorsqu’ils sont confrontés à des procédures en France qui les dépassent, à une rupture de lien parental qui se joue en France, très souvent complexe techniquement et chargée émotionnellement.

La langue ne doit pas être une barrière supplémentaire.
C’est un levier de compréhension, de stratégie et d’efficacité.

Et, surtout, à mes yeux, c’est la condition de base pour établir ce lien précieux entre l’Avocat et son client.
Pour instaurer ce qui est primordial entre toute relation, à plus forte raison entre l’Avocat et son client : la confiance.
La langue devient un outil de communion.

Pour tous les Silvio, c’est un véritable confort.
Pour l’Avocat d’origine italienne que je suis, c’est un immense plaisir. Un cadeau.

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Je n’exerce pas le droit sur des dossiers. Je l’exerce au service d’êtres humains.J’aime profondément le droit.Sa rigueu...
27/04/2026

Je n’exerce pas le droit sur des dossiers. Je l’exerce au service d’êtres humains.

J’aime profondément le droit.
Sa rigueur.
Sa technicité.
Sa puissance lorsqu’il protège, répare, rééquilibre.

Mais ce que j’aime tout autant, c’est l’humain.

Des parcours sinueux.
Des silences derrière les mots.
Les « pourquoi du comment ».
Les détails derrière les évidences.
Les forces que l’on ignore encore.

Les moments de bascule ou une personne vient chercher bien plus qu’une réponse juridique : un cap, une stratégie, et une présence solide.
L'écoute sans jugement.
Un réconfort. Un pilier.
La maîtrise.
La relation entre l'Avocat et son client est une rencontre.
Cette rencontre est destinée à parcourir un bout de chemin ensemble pour dépasser une épreuve de vie.
La confiance réciproque se veut totale.
C'est une équipe.

Je ne pourrais pas exercer ce métier s’il n’y avait que des textes, des procédures et des délais.
Je ne conçois pas de m’emparer d’un dossier sans rencontrer la personne qui le porte. Sans croiser son regard.
Sans comprendre son histoire.
Sans percevoir ce qui se joue vraiment derrière la demande formulée, derrière l’attente parfois non exprimée.
J'ai besoin de ce contact humain pour mieux servir mon client, sa cause.
C'est viscéral.

Car dans un dossier d’affaires familiales, on ne traite jamais seulement du droit ou de la procédure.
On traite de blessures, de liens, d’enfants, de peurs, de dignité, de reconstruction, du passé, de l’avenir.

Le dossier n'est souvent que le symptôme juridique d'une souffrance humaine plus profonde.
La partie visible de l'iceberg.
Ce que j'aime, c'est plonger dans les profondeurs cachées de l'iceberg pour rendre la partie visible sereine et solide.

Mon approche se veut globale. Profonde. Holistique.

Le droit est un outil essentiel.

Mais à mes yeux, il n’a de sens que lorsqu’il est mis au service de la personne.

Être avocat, ce n’est pas seulement plaider, rédiger des actes, rechercher les meilleurs arguments.

C’est souvent traduire l’indicible en arguments.
Trouver le détail qui fait basculer un dossier.

J’ai besoin de cet équilibre entre l’exigence du droit et la profondeur de l’humain.

C’est là que je suis pleinement à ma place.
C’est là que je suis la plus utile.
C’est là que mon métier prend tout son sens.

Parce que lorsque le droit oublie l’humain, il perd l’essentiel de sa raison d’être.

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Consternant!De voir la place de la victime dans notre système judiciaire.De constater qu’en 2026, le parent qui vient d’...
20/04/2026

Consternant!

De voir la place de la victime dans notre système judiciaire.

De constater qu’en 2026, le parent qui vient d’obtenir -enfin- une décision de justice condamnant l’autre parent pour non-représentation d’enfants, n'a pas terminé son chemin de croix.

Car il va devoir se battre pour faire exécuter la décision de justice.
Pour revoir son enfant dont il est privé à cause d’un comportement arbitraire et illégal de l’autre parent.
De constater que ce comportement, quoique sanctionné par la justice, ne va pas cesser pour autant.

Mais pire : de constater que son sort est si peu pris en considération par les autorités compétentes…

Matteo a obtenu la condamnation de la mère qui le prive de tout contact avec son fils depuis plus de 4 ans.

La justice a fait son travail.

Une peine a été prononcée. Un sursis probatoire a été ordonné à l'encontre de la mère.
La décision bénéficie de l'exécution provisoire: elle doit être exécutée même en cas d'appel.

Des obligations claires ont été imposées à la mère : présenter l’enfant au père et indemniser le préjudice causé pour la privation du lien parental.
Tout a été tranché.
Et pourtant… presque rien ne bouge.

Consternant de voir que les autorités chargées du suivi de l’exécution de la peine par la mère sont hermétiques face à la réalité de ce père.

Face à la nécessité, désormais indiscutable, de restaurer le lien père-fils sans plus attendre.

Consternant d’entendre les services de police sollicités pour prêter leur concours au père lorsqu’il se déplace en France pour rencontrer son enfant, refuser d’intervenir au motif du manque d’effectif…

Consternant de voir que le service chargé du suivi de l’exécution de la peine refuse ouvertement d’alerter le magistrat compétent du manquement de la mère à présenter l’enfant au père pourtant en violation du jugement rendu : cet incident n’est pas suffisant pour réagir me dit-on, sur un ton décomplexé, tout aussi déconcertant.

La mère est pourtant en récidive désormais...

Consternant surtout de mesurer qu'entre la justice qui a été rendue et la pratique qui en est faite, il y a un monde…

Lorsque j’ai fini par obtenir cette condamnation pour Matteo, j’étais convaincue que nous approchions de la sortie du tunnel.
Et c'est ce qui est sensé se produire.

Ai-je été trop confiante ?
Ai-je été trop optimiste ?
Ai-je eu la naïveté de penser que par l'effet de la décision de justice, l'impunité, la toute-puisssance de la mère changeraient de camp?

Pour l’instant, je n’ai pas encore la réponse.
Mais ce n'est qu'une question de temps.
Parce qu’une seule certitude m’anime : je ne lâcherai pas.
Aussi longtemps que Matteo n’aura pas serré son fils dans ses bras.
Aussi longtemps que le jugement dont il bénéficie ne sera pas respecté dans la réalité.

Et si mon combat doit prendre une autre forme, je suis prête.
Pour Matteo.
Pour tous les parents dans la même situation que Matteo.
Pour tous les enfants dans la même situation que le fils de Matteo.
Affaire à suivre.

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Consternant!De voir la place de la victime dans notre système judiciaire.De constater qu’en 2026, le parent qui vient d’...
20/04/2026

Consternant!

De voir la place de la victime dans notre système judiciaire.

De constater qu’en 2026, le parent qui vient d’obtenir -enfin- une décision de justice condamnant l’autre parent pour non-représentation d’enfants, n'a pas terminé son chemin de croix.

Car il va devoir se battre pour faire exécuter la décision de justice.

Pour revoir son enfant dont il est privé à cause d’un comportement arbitraire et illégal de l’autre parent.

De constater que ce comportement, quoique sanctionné par la justice, ne va pas cesser pour autant.

Mais pire : de constater que son sort est si peu pris en considération par les autorités compétentes…

Matteo a obtenu la condamnation de la mère qui le prive de tout contact avec son fils depuis plus de 4 ans.

La justice a fait son travail.

Une peine a été prononcée. Un sursis probatoire a été ordonné à l'encontre de la mère.
La décision bénéficie de l'exécution provisoire: elle doit être exécutée même en cas d'appel.

Des obligations claires ont été imposées à la mère : présenter l’enfant au père et indemniser le préjudice causé pour la privation du lien parental.
Tout a été tranché.
Et pourtant… presque rien ne bouge.

Consternant de voir que les autorités chargées du suivi de l’exécution de la peine par la mère sont hermétiques face à la réalité de ce père.

Face à la nécessité, désormais indiscutable, de restaurer le lien père-fils sans plus attendre.

Consternant d’entendre les services de police sollicités pour prêter leur concours au père lorsqu’il se déplace en France pour rencontrer son enfant, refuser d’intervenir au motif du manque d’effectif…

Consternant de voir que le service chargé du suivi de l’exécution de la peine refuse ouvertement d’alerter le magistrat compétent du manquement de la mère à présenter l’enfant au père pourtant en violation du jugement rendu : cet incident n’est pas suffisant pour réagir me dit-on, sur un ton décomplexé, tout aussi déconcertant.

La mère est pourtant en récidive désormais...

Consternant surtout de mesurer qu'entre la justice qui a été rendue et la pratique qui en est faite, il y a un monde…

Lorsque j’ai fini par obtenir cette condamnation pour Matteo, j’étais convaincue que nous approchions de la sortie du tunnel.
Et c'est ce qui est sensé se produire.

Ai-je été trop confiante ?
Ai-je été trop optimiste ?
Ai-je eu la naïveté de penser que par l'effet de la décision de justice, l'impunité, la toute-puisssance de la mère changeraient de camp?

Pour l’instant, je n’ai pas encore la réponse.
Mais ce n'est qu'une question de temps.
Parce qu’une seule certitude m’anime : je ne lâcherai pas.
Aussi longtemps que Matteo n’aura pas serré son fils dans ses bras.
Aussi longtemps que le jugement dont il bénéficie ne sera pas respecté dans la réalité.

Et si mon combat doit prendre une autre forme, je suis prête.
Pour Matteo.
Pour tous les parents dans la même situation que Matteo.
Pour tous les enfants dans la même situation que le fils de Matteo.

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Le contrôle coercitif: quand la peur est plus forte que l'emprise.Lorsque Elodie vient me consulter pour la première foi...
13/04/2026

Le contrôle coercitif: quand la peur est plus forte que l'emprise.

Lorsque Elodie vient me consulter pour la première fois, elle entre dans mon cabinet en regardant tout autour d’elle.
Comme si elle était déjà dans une transgression.
Elle envoie tous les signaux de la peur et de la culpabilité.
Elle me dit vouloir divorcer.
Elle parle à voix basse, me dit qu’elle a peu de temps parce que son mari ne doit pas savoir où elle se trouve : elle me consulte « en cachette ».
Une évidence s’impose : cette femme est sous emprise.

Je lui demande de me remettre les premiers documents essentiels si elle souhaite divorcer.
Elle ne les a pas : ni livret de famille, ni relevés bancaires, ni fiche de paie.
Tout est détenu par son conjoint et elle ne sait même pas où les trouver.
Elle en est à cacher ses papiers dans un tiroir de lingerie.
Avant de découvrir récemment qu’il avait fouillé.

Elle limite ses sorties, se cache pour rencontrer ses amis.
Son travail est sa seule bouffée d’oxygène.
Elle s’échappe parfois…en restant dans sa voiture pour pleurer, réfléchir.
Un jour, à bout, elle est partie 2 jours.
A son retour, elle comprend avec effroi que sa voiture était géolocalisée : un dispositif installé à son insu.

Et puis il y a ce geste, d’une violence silencieuse et glaçante.
Un vêtement de sa mère récemment décédée, qu'elle conservait en souvenir comme un trésor: retrouvé déchiré. Volontairement découpé aux ciseaux…
C’est ce geste là qui lui donne le déclic de me consulter.

Ce que cette femme décrit porte un nom.
Le contrôle coercitif.
Défini par la Circulaire du Garde des Sceaux du 27/06/2025 comme "une stratégie de domination exercée par un conjoint ou ex-conjoint, notamment par des actes de surveillance, d'isolement, d'humiliation ou de pression psychologique dans le but de priver la victime de sa liberté d'action".

Il ne laisse pas toujours de traces visibles.
Ce n'est pas un acte isolé: c'est un système d'emprise établi.
Une violence continue.
Sournoise, dans le huis-clos familial.
Destructrice.

Juridiquement, ces situations relèvent des violences intrafamiliales.
Elles peuvent justifier des mesures de protection, des dispositifs d'éloignement du conjoint violent.
Je lui explique en la rassurant du mieux possible qu'il existe des solutions pour l'aider.
Elle m'écoute, intéressée.

Mais je ressens bien que ce que mes explications la déstabilisent.
Que la perspective d'agir contre son conjoint l'insécurise.
Sortir de sa zone d'inconfort semble être pour elle plus violent que la violence qu'elle vit au quotidien.

Je lui propose de réfléchir.
De consulter un thérapeute. De contacter une association.
De revenir vers moi si elle le souhaite.

Je n'ai plus revu cette femme après cette consultation.
Et c'est là que réside toute la force de l’emprise : la violence la plus insidieuse est celle qui ne retient pas par la force, mais par la peur d’en sortir.

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Quand la magie des réseaux sociaux opère.Chaque semaine, je m’exprime sur ce réseau.Et comme souvent, je reçois des comm...
08/04/2026

Quand la magie des réseaux sociaux opère.

Chaque semaine, je m’exprime sur ce réseau.
Et comme souvent, je reçois des commentaires, des messages privés, des sollicitations.
Des échanges riches, gratifiants, respectueux, parfois bouleversants.
Mais la dernière fois, quelque chose de totalement inattendu s’est produit.
Un cadeau.

Parmi les premiers commentaires, je reconnais un nom qui me fige instantanément d’émotion : celui d’un ancien enseignant lorsque j’étais au collège.
Mon ancien professeur de mathématiques.
Mais pour moi, pas juste un professeur : « The » Professeur.
Celui qui marque par sa rigueur, son charisme, son humanité.
Je n’étais alors qu’une élève discrète, en quête de reconnaissance et de justice. En construction.
Mais déjà, du haut de mes 14 ans, je savais que je voulais être un jour Avocat.

Je me souviens du jour où je confiais timidement à ce Professeur mon souhait de devenir Avocat : son regard, ses mots, l’endroit, l’instant.

Son encouragement : travailler, persévérer sur un chemin qui serait exigeant, mais toujours croire que c’est possible.

Sa réponse, comme une approbation face aux ambitions naissantes d’une élève déterminée en quête de validation, est restée gravée pendant tout mon parcours, surtout dans les moments de doute et de turbulences.
Et il ne le sait pas. Comment pourrait-il le savoir !
Et voilà que 35 années plus t**d, cet enseignant, iconique à mes yeux, commente l’un de mes post… Le « Graal » !
Cet homme était là au tout début de mon chemin.
Et sans le savoir, il en a éclairé une partie.
Il a conforté mes ambitions secrètes.

Et grâce à la puissance des réseaux sociaux, nos chemins se croisent à nouveau.
Je pense qu’il y a, dans ces situations, quelque chose de profondément juste et improbable qui me dépasse.
Comme si certaines rencontres n’étaient jamais tout à fait terminées.
Ces instants qui nous ramènent à l’endroit d’où l’on vient.
Où tout a commencé.
Là où un jour, certains ont cru en nous avant même que nous n’y croyons pleinement.

Aujourd’hui, je ressens une immense fierté.
Et surtout, une gratitude infinie.
Pour ces rencontres.
Pour ces mots, semés un jour, et qui ne cessent jamais de porter.
Pour la chance qui m’est offerte de pouvoir renouer un lien précieux, exprimer ma reconnaissance, et dire Merci à ce Professeur.

Merci pour son enseignement : exigeant mais constructif.
Pour son écoute : celle que j’ai reçue au moment où j’en ai eu besoin.
Pour ses mots : moteurs et porteurs.
Merci d’avoir cru en moi là où d’autres m’auraient fait douter.
Merci d’avoir, sans le savoir, posé les bases solides du chemin que je commençais à tracer.

Ce post est aussi un hommage.
A ces enseignants qui changent des vies sans avoir conscience.
A la puissance de paroles qui peuvent donner des ailes à qui sait les saisir
Et à ces hasards de la vie, ces fulgurances, qui nous offrent, bien des années plus t**d, l’opportunité incroyable de vous ramener là où tout a vraiment commencé et d'exprimer une gratitude.

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Que vaut une décision de justice si elle n’est pas exécutée ?Voilà 4 années que Matteo n’a pas vu son fils.La dernière f...
30/03/2026

Que vaut une décision de justice si elle n’est pas exécutée ?

Voilà 4 années que Matteo n’a pas vu son fils.
La dernière fois, son fils avait 5 ans à peine. Il en a 9 aujourd’hui.
4 années où la mère a méthodiquement organisé l’éloignement avant d’imposer l’absence et le silence.
4 ans de souffrance pour Mattéo, de solitude, mais de détermination pour retrouver son fils.
Juste le voir.
L'embrasser. le serrer dans ses bras.

Il y a 7 mois, la mère a été condamnée par le tribunal correctionnel pour non-représentation d’enfant.
Pourtant, elle aura tout fait pour échapper à ses obligations: convocations ignorées. Non comparution aux audiences.
Mépris pour la justice. Pour le père.
Puis disparition totale un mois avant l’audience : une mère et un enfant de 9 ans, introuvables.
Procédure ralentie pendant 1 an 1/2.

Il a fallu engager de nouvelles démarches.
Demander l'interdiction de sortie du territoire.
Se prémunir d'un possible enlèvement international de l’enfant.
Solliciter l’intervention urgente du Procureur, une enquête.
Jusqu’à ce que la mère soit géolocalisée.
Elle avait transféré sa résidence à l'autre bout de la France.
Et déraciné une fois de plus l'enfant.

La mère a été condamnée pénalement.
Sur le papier, justice a donc été rendue.
Parfait!
Mais dans la réalité, tout restait à faire.

Se battre pour réduire le délai de transcription de la décision : 3 mois au lieu du double annoncé par le greffe.
Parce que sans décision transcrite sur le papier, pas d’exécution possible.
Se battre pour accélérer les formalités de notification à la mère.
Parce que tant que sans notification de la décision à la mère, pas d’exécution possible.
Activer chaque levier.
Anticiper. Insister. Coordonner. Relancer.
Ne laisser aucune chance à cette mère qui se cache.
Qui ne répond pas aux courriers.
A qui nul ne demande même de comptes alors qu’elle ne respecte pas l’autorité d’une décision judiciaire.

Si seulement obtenir une décision de justice était la fin du combat!
En réalité, ce n’est qu'une étape.
Sans exécution, la décision n’est qu’un « morceau de papier ».
Une décision sur le papier n’est pas un retour automatique à la normale.

Obtenir l’exécution de la décision est un parcours du combattant.
Un combat où le parent qui a obtenu justice se retrouve seul pour en obtenir l’exécution.
Sans aide. Sans soutien.
Dans l’indifférence la plus totale d’un système qui manque cruellement de moyens, de temps, d’effectifs. De volonté?
Et c'est une arme pour le parent condamné qui continue d'agir en toute impunité.
Tout cela est insensé.
Injuste. Indigne.

Mais avec Mattéo, nous approchons du but sans rien lâcher : parce qu’au-delà du sentiment d’impunité de cette mère toxique, il y a un enfant.
Un lien précieux à reconstruire.
Une responsabilité collective.
2026 sera l’année de l’exécution.
C'est mon engagement.

Parce que la justice ne s’écrit pas seulement : elle s'accomplit.
Parce qu’une décision de justice non exécutée est un abandon.
Une anomalie.
Un affront.

C’est pour aider des parents comme Matteo que je me lève le matin, plus déterminée que jamais. Et que je suis Avocat.

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