04/08/2026
« Qui veut aller loin, doit ménager sa monture »
S’arrêter, n’est pas renoncer. C’est choisir de durer.
Il y a un moment où même l’avocat le plus engagé doit savoir poser son téléphone, fermer son ordinateur et respirer.
Sans culpabiliser.
Pas parce qu’il abandonne.
Parce qu’il sait que, pour continuer à bien faire son métier, à être au service de ses clients, il doit aussi savoir s’arrêter.
Même quand tout pousse à continuer.
J’accompagne des personnes qui traversent des moments de vie particulièrement intenses et tourmentées : des séparations. Des conflits. Des enfants au cœur des tensions.
Des injustices vives ressenties.
Des décisions qui peuvent bouleverser une vie.
Mon métier, mon domaine d’expertise sont exigeants.
Ce métier exige rigueur, disponibilité, engagement.
Il faut être à 100 %.
Je le sais depuis toujours, mais mon corps me le rappelle chaque jour.
Mon métier exige aussi quelque chose dont on parle beaucoup moins : une solide santé mentale et émotionnelle.
Car on ne peut pas être pleinement présent et disponible pour les autres si l’on ne prend pas le temps de se retrouver soi-même.
Alors, lorsque les dossiers sont sécurisés, lorsque les urgences sont traitées, les échéances anticipées, je m’autorise à m’arrêter.
Parfois je me l’impose même.
Ralentir.
Méditer.
Marcher.
Respirer dans le silence, dans la nature.
Rire.
Etre entourée de mes proches.
Renouer avec la légèreté.
Ces moments ne sont pas du temps perdu.
Ils font partie de mon agenda parce qu’ils servent mon équilibre personnel et donc professionnel.
Avec les années, j’ai appris que préserver sa santé mentale et physique n’est ni une faiblesse, ni un luxe.
C’est une discipline.
Nécessaire.
Salutaire.
Alors j’ai mes routines.
Mes rendez-vous avec moi-même.
Parce que faire ce qui me ressource n’est plus négociable.
Il m’a fallu déconstruire nombreuses croyances anciennes pour le comprendre.
Pour apprendre à ne plus culpabiliser lorsque je décide de lever le pied.
Ralentir est une décision prise en conscience et en responsabilité.
Parce que je sais pourquoi je le fais.
Je ne m’arrête pas pour fuir mon métier.
Je m’arrête pour pouvoir continuer à l’exercer avec la même exigence.
Pour mieux être au service de mes clients, avec cette qualité de présence qu’ils sont en droit d’attendre de leur avocat.
Le temps de digérer l’intensité de mon métier.
Le temps de recharger les batteries.
Et ce moment est venu à l’approche de mes vacances.
www.manieri-avocat.com
Les proches qui me suivent reconnaîtront sans mal cet endroit reposant sur la photo où nous avons passé une excellente journée récemment.