08/05/2026
Un dirigeant quitte une société pour une concurrente dont il devient actionnaire 📌
Il reste en contact avec un salarié de son ancienne structure et obtient oralement des informations sensibles, dont des prix pratiqués et des mémoires techniques, utilisées ensuite pour des marchés publics. Il est poursuivi pour avoir bénéficié d’informations provenant d’un abus de confiance.
La Cour de cassation (Crim., 18 févr. 2026) retient que le recel peut porter sur une information, même transmise oralement, dès lors qu’il s’agit, en connaissance de cause, de bénéficier « par tout moyen » du produit d’un crime ou d’un délit, sur le fondement de l’article 321-1, alinéa 2, du code pénal.
Dans ce dossier, les juges confirment la condamnation : 9 mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 € d’amende.
Point pratique : la qualification se concentre sur le recel-profit (bénéfice tiré), plus que sur la détention d’un support, ce qui renforce l’attention à porter à l’origine des informations exploitées et à leur usage effectif.