15/04/2022
Il y a des moments, des événements, qu'on aimerait ne pas avoir à commémorer.
Le 15 avril 2021 en fait partie.
Alors qu'il rentrait de l'université d'Abomey Calavi où il a dispensé des cours de Droit Constitutionnel, Joël Frédéric AÏVO a été enlevé par des forces de l'ordre, sans la moindre convocation préalable.
La suite, nous la connaissons. Du procès public initié par Patrice Talon sur RFI et FRANCE 24 à la condamnation par son bras armé CRIET, il n'y avait même plus un pas, vite franchi au terme d'un procès marathon qui restera dans les annales de la justice comme la pire des infamies subie durant ces trente dernières années.
Depuis 365 jours, un homme, un mari, un père de famille, un honnête citoyen et un expert internationalement reconnu est privé de sa liberté.
Son seul tort : s'être dressé contre l'arbitraire et avoir poussé le régime en place dans ses retranchements et contradictions.
Le sort fait à Frédéric Joël AÏVO et à Reckya MADOUGOU mais aussi à des centaines d'autres compatriotes traduit le dessein des puissants du moment pour le Bénin et les béninois : la soumission par la brutalité et la violations des droits de l'homme.
Ils savent que nous le savons.
Réveillons nous.
Wake up.