10/06/2026
« Avortement : la réhabilitation des femmes condamnées adoptée »
Elles s’appelaient Marie-Louise Giraud, Michèle Chevalier, ou encore… des milliers de femmes anonymes. Leur “crime” ? Avoir recouru à l’avortement ou aidé d’autres femmes à y accéder, avant 1975, à une époque où cette pratique était encore clandestine et passible de lourdes sanctions.
Le 19 décembre 2025, l’Assemblée nationale a voté, à l’unanimité, une loi historique de réhabilitation. Elle concerne plus de 16.000 personnes condamnées entre 1942 et 1975 pour des faits liés à l’avortement. Un acte fort, autant symbolique que politique, qui vise à réparer une injustice morale et historique.
🔍 Concrètement, que prévoit cette loi ?
⁃ Elle reconnaît que ces condamnations ont constitué une atteinte grave à la santé des femmes, à leur autonomie reproductive, à l’égalité femmes-hommes et au respect de la vie privée.
⁃ Elle invite à “faire mémoire”, via une commission indépendante, pour documenter et transmettre cette page encore taboue de l’Histoire.
⁃ En revanche, aucun mécanisme de réparation financière n’a été prévu.
💡Cette reconnaissance législative vient combler un angle mort du droit, souvent ignoré dans le débat public : celui des femmes condamnées pour avoir décidé de leur propre corps, dans un contexte d’interdiction, de silence et de solitude.
📚En parallèle, un projet de loi a également été déposé pour réhabiliter les homosexuels condamnés avant la dépénalisation de 1982. Là encore, le même travail de mémoire est en cours, avec une commission mixte chargée d’élaborer une version définitive.
🧩 A travers ces lois, c’est tout un passé invisible qui refait surface. Et c’est aussi un rappel utile : les droits, même fondamentaux, ne sont jamais acquis.
👉Lire l’article ici :
https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/20/avortement-la-rehabilitation-des-femmes-condamnees-adoptee_6211900_3224.html
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