14/12/2019
Lorsque nous sommes victimes de violences sexuelles ou physiques le premier réflexe généralement est de se taire, la honte est en entre autre chose la cause...
Quand nous décidons de faire le premier pas de parler, nous nous dirigeons le plus souvent vers des personnes de confiance: amis, parents, familles,....
Malgré leurs amours profonds pour nous, certains n'ont pas les mots qu'il faut:
- Oublies tout ça !
- Tu es sûre de ce que tu as vécu?
- Tu n'exagères pas?
- Tu aurais pu avoir pire comme mourir alors ne pleure pas sur ton sort.
- Des millions de personnes vivent ce que tu as vécu et elles n'en sont pas mortes alors avance et oublie !
- C'est impossible il/elle n'aurait jamais fait cela !
Il est important de comprendre que pour la personne qui entend ce que son enfant, sa soeur, son ami(e), son frère, son fils, lui a raconté, son monde à elle aussi s'écroule et la plupart du temps sa réaction sera d'être dans le déni et diminuer sa souffrance en dédramatisant les choses. Elle le fait inconsciemment pour se protéger car ce que la victime lui a annoncé et bien trop lourd. Ce qui est compréhensible, malheureusement, le pas fait par la victime risque de ne pas se réitérer car la première réaction ne fut pas forcément la bonne.
Alors, si vous avez une soeur, une ami(e), une fille, un fils, un frère, qui vient vers vous se confier, prenez une forte respiration et dites ces phrases:
- Je te crois.
- Tu n'y es pour rien.
- Tu as été courageuse(x).
- Merci de m'avoir confié ceci, je sais à quel point cela t'as demandé beaucoup de forces.
- Je suis là pour toi et si tu as besoin de parler, fais le.
-....
Quelques conseils:
- Respecter le rythme de la victime qu'elle / il a besoin, que ce soit pour porter plainte, pour en reparler, pour indiquer le nom de son agresseur, ....Ce temps est à elle / lui ce n'est pas forcément le vôtre, essayez de vous adapter.
- Ne jamais forcer à porter plainte, elle / il a besoin avant tout d'être rassuré(e).
- Guidez la quoiqu'il arrive vers un spécialiste (psy, médecin,...) mais respectez toujours son rythme.
-Accompagnez la / le dans les différentes démarches. (dépôt de plainte, tribunal, ....)
- Téléphonez à une association d'aide pour victimes de violences sexuelles ou physiques qui sera vous guider à accueillir correctement les maux/mots de la victime
Conclusion:
Ne culpabilisez pas si vous n'avez pas eu les bons mots, essayez de parler à nouveau avec la victime et expliquez lui votre réaction. Après vous pourrez appliquez ce que nous avons vu plus haut. L'essentiel est l'écoute et de déculpabiliser la victime.
Voici des numéros qui pourraient être utiles aux victimes qui restent anonymes:
Viol: 0800 05 95 95
Violences physiques : 39 19