12/03/2025
Aujourd’hui, et après avoir plaidé plusieurs dossiers où les parents se battent pour la garde de leurs enfants, il y a des positions que je ne peux pas comprendre.
Je suis de ceux qui soutiennent la résidence des enfants en alternance au domicile de chacun des parents lorsque ces derniers ont des capacités éducatives équivalentes. Pourquoi l’un serait plus apte que l’autre sous prétexte qu’il est la mère ou le père ?
Certaines décisions de justice évoquent des « besoins de maternage » ou parle de la mère comme la figure d’attachement, ce qui peut néanmoins se concevoir pour certains enfants.
Mais si les critères d’âge et de proximité géographique des domiciles des parents étaient si simples, nous pourrions rentrer ces critères sur un site Internet et nous aurions automatiquement une décision de justice !
Pourquoi certains n’entendent pas qu’il faut s’adapter à chaque enfant ? À chaque famille ?
Certains enfants de 3 ans vont vivre parfaitement une résidence alternée chez chacun des parents. Par contre, je n’oublierai jamais cette enfant de 12 ans qui me demande en audition si j’aurais envie de faire mes valises tous les dimanches et qui me dit ensuite « Bah moi NON, je les aime tous les deux mais NON ».
Tous les enfants n’ont pas la maturité et le discernement pour dire ce qui leur convient ou non … mais les parents ont ce rôle.
- Est-ce que l’organisation que l’on projette est cohérente ? Est ce qu’elle assure à nos enfants une tranquillité d’esprit ?
Et surtout, par pitié : est-ce que nous parents nous sommes assez matures dans notre relation pour communiquer sereinement malgré la rupture ? Est-ce que nous protègerons nos enfants de nos propres amertumes vis-à-vis de l’autre ?
Car les enfants n’ont pas à savoir ce qui opposent les parents. Ils ne sont ni facteurs ni confidents des parents.
Un mode de garde est voué à l’échec si les parents ne se posent pas les bonnes questions.
Organiser sur des bases fragiles n’a aucun sens et deviendra même nocif pour le bien-être des enfants.
Réfléchissez-ensemble et, si vous n’y parvenez pas, demandez de l’aide pour que l’intérêt de l’enfant soit la priorité absolue.