Cyril Guitteaud Avocat

Cyril Guitteaud Avocat Avocat depuis 2004, je mets mes compétences, mon dynamisme, ma rigueur et ma disponibilité au ser...

Avocat depuis 2004, je mets mes compétences, mon dynamisme, ma rigueur et ma disponibilité au service des intérêts de particuliers et d'entreprises. Soucieux de répondre avec réactivité et qualité aux préoccupations et aux problématiques juridiques de notre clientèle, mon cabinet, généraliste, met au service de celle-ci mon savoir-faire dans les différents domaines du droit : droit civil, droit de

s successions, droit bancaire, etc...
Dans un contexte économique où les décisions doivent être rapides, éclairées et parfaitement sécurisées, le cabinet se positionne comme un véritable partenaire juridique, capable d’intervenir aussi bien en prévention que dans l’urgence

⚖️ Chlordécone : une loi d’indemnisation… sans véritable indemnisation.Le titre promet la réparation des victimes.Le tex...
04/09/2026

⚖️ Chlordécone : une loi d’indemnisation… sans véritable indemnisation.

Le titre promet la réparation des victimes.

Le texte, lui, renvoie encore l’essentiel à plus t**d : rapports, stratégie pluriannuelle, textes d’application et éventuelle extension du fonds existant.

À ce stade :
📌 aucun fonds spécifique n’est créé ;
📌 aucun délai contraignant n’est fixé ;
📌 aucune présomption de causalité n’est instaurée ;
📌 aucun financement opérationnel n’est réellement organisé.

La loi acte enfin une vérité juridique et politique : l’État a contribué à une contamination durable aux conséquences sanitaires, morales, écologiques et économiques majeures.

Mais entre reconnaître et réparer, il reste un gouffre.

Réf : Loi n° 2026-491, 12 juin 2026, JO 13 juin

Service de l’État gratuit, responsabilité du maître d’ouvrageLorsqu’un service de l’État est mis gratuitement à la dispo...
24/08/2026

Service de l’État gratuit, responsabilité du maître d’ouvrage

Lorsqu’un service de l’État est mis gratuitement à la disposition d’une personne publique, les fautes commises dans l’exécution de sa mission ne sont pas nécessairement imputables à l’État.

Dans son arrêt du 16 juin 2026, le Conseil d’État distingue nettement les conventions onéreuses, susceptibles de relever du louage d’ouvrage, des mises à disposition gratuites. Dans ce second cas, le maître d’ouvrage répond seul, envers les constructeurs comme envers les tiers, des fautes du service mis à sa disposition.

La solution réduit le champ de la responsabilité directe de l’État, mais renforce en parallèle les recours ouverts aux entreprises condamnées.

Pour les praticiens, la qualification financière de la convention devient décisive. Gratuité ou rémunération ne sont pas de simples modalités budgétaires : elles déterminent le débiteur final de la responsabilité.

Source : CE, 16 juin 2026, n° 503196

Cour de cassation : logement indécent, travaux toujours exigibles, indemnisation limitée à 3 ansLa Cour de cassation pré...
19/08/2026

Cour de cassation : logement indécent, travaux toujours exigibles, indemnisation limitée à 3 ans

La Cour de cassation précise le régime applicable au locataire d’un logement indécent. 🏠 Il peut demander la mise en conformité du bien tant que le manquement du bailleur perdure.

En revanche, la réparation du préjudice de jouissance n’obéit pas à la même logique. Cette action dérivant du bail d’habitation est soumise à la prescription triennale de l’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989.

En l’espèce, l’indemnisation ne pouvait donc couvrir que les 3 années précédant l’assignation, à l’exclusion de la période antérieure à 2013.

Cette décision distingue clairement l’exécution forcée en nature, recevable pendant le bail, et l’action indemnitaire, enfermée dans un délai de 3 ans. ⚖️

Réf : Cass. 3e civ. 4-6-2026 n° 24-11.437 FS-B

Peut-on refuser un dossier conjoint parce qu’un seul époux semble de mauvaise foi ?Non. ⚖️L’irrecevabilité ne peut viser...
07/08/2026

Peut-on refuser un dossier conjoint parce qu’un seul époux semble de mauvaise foi ?

Non. ⚖️

L’irrecevabilité ne peut viser un époux que si sa mauvaise foi est caractérisée à son égard. Dans ce contentieux, l’examen doit rester individuel, même quand la demande est déposée ensemble. 📌

C’est souvent ce niveau de distinction qui fait basculer un dossier.

Réf : Civ. 2e, 21 mai 2026, F-B, n° 23-20.970

En sauvant un appel, la Cour de cassation fragilise la règleDepuis 2020, la règle semblait claire : le dispositif des co...
31/07/2026

En sauvant un appel, la Cour de cassation fragilise la règle

Depuis 2020, la règle semblait claire : le dispositif des conclusions devait demander expressément l’infirmation ou l’annulation du jugement. L’arrêt du 18 juin 2026 ouvre désormais la voie aux formulations équivalentes.

La cour d’appel devra rechercher, dans le dispositif et au besoin dans la déclaration d’appel, si l’appelant a « nécessairement » voulu remettre le jugement en cause. Le juge ne contrôle donc plus seulement la présence d’une prétention : il doit interpréter les mots employés pour reconstituer l’intention procédurale.

L’assouplissement évite un formalisme excessif, mais substitue à une règle prévisible une appréciation casuistique. « Mettre à néant », « réformer », « anéantir » ou simplement « statuer à nouveau » pourront désormais alimenter de nouveaux incidents.

Pour les avocats, rien ne change dans la rédaction utile : seuls les termes consacrés sécurisent l’appel. Pour les juridictions, en revanche, la boîte de Pandore est ouverte.

Source : Cass. 2e civ., 18 juin 2026, n° 23-18.170

Pas besoin de menacer pour abuserLa violence contractuelle ne se réduit pas aux menaces, intimidations ou pressions visi...
22/07/2026

Pas besoin de menacer pour abuser

La violence contractuelle ne se réduit pas aux menaces, intimidations ou pressions visibles.

L’affaire portait sur un bail rural conclu par des parents âgés avec l’un de leurs fils, à des conditions très favorables pour ce dernier. Le contrat était contesté par un autre héritier, qui invoquait l’abus d’état de dépendance.

La Cour de cassation admet l’annulation : l’état de dépendance peut résulter d’une vulnérabilité connue du cocontractant. L’abus consiste alors à exploiter cette faiblesse pour obtenir un avantage manifestement excessif.

L’arrêt est important pour les praticiens : dans les actes familiaux, patrimoniaux ou ruraux, un contrat déséquilibré conclu avec une personne vulnérable pourra être fragilisé, même sans preuve de pression directe.

Source : Cass. 3e civ., 4 juin 2026, n° 24-15.070

13 mois d’échéances restantes sur un contrat à durée déterminée ne deviennent pas automatiquement un prix à payer. 📌La s...
17/07/2026

13 mois d’échéances restantes sur un contrat à durée déterminée ne deviennent pas automatiquement un prix à payer. 📌

La solution rappelée est claire : après une résiliation anticipée, les sommes postérieures à la rupture ne relèvent plus du prix contractuel si la prestation n’est pas exécutée. Elles basculent sur le terrain indemnitaire, avec une évaluation du préjudice par le juge. Le non-respect du terme peut donc être fautif, sans pour autant maintenir l’exigibilité de toutes les mensualités prévues.

Autre point utile : un forfait mensualisé ne suffit pas à prouver ce qui est dû avant la rupture. 🔎 Le juge doit vérifier concrètement quelles prestations ont été réalisées jusqu’à la date de résiliation. La mensualisation reste une modalité de paiement, pas une preuve automatique de la contrepartie.

En pratique, deux réflexes s’imposent : documenter précisément les prestations exécutées avant la rupture, puis distinguer clairement ce qui relève du prix et ce qui relève de l’indemnisation. Cette distinction sécurise la rédaction des contrats, la gestion des preuves et le traitement du contentieux.

Résiliation anticipée d’un contrat à durée déterminée et forfait mensualisé : pas de prix sans contrepartie !

On croit que renoncer à la succession fait tomber automatiquement la donation au dernier vivant. En réalité, non. ⚖️Le c...
06/07/2026

On croit que renoncer à la succession fait tomber automatiquement la donation au dernier vivant. En réalité, non. ⚖️

Le conjoint survivant cumule deux vocations distinctes : sa qualité d’héritier et le bénéfice de la donation entre époux. Renoncer à l’une n’emporte pas, par elle-même, renonciation à l’autre. Confondre ces deux titres, c’est supprimer un usufruit sans base juridique. 📑

En pratique, actes et conclusions doivent viser séparément chaque option. Vos dossiers distinguent-ils expressément ces deux renonciations ?

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